!:
LES TRÉSORS DES ABYSSES
‘
-
'
I Qu’est—ce qui explique la richesse
-
de la biodiversité profonde ?
De nombreuses hypothèses ont été émises pour rendre compte du nombre
important d’espèces vivant en grande profondeur. Les plüs anciennes mettent en
avant la stabilité du milieu, d’autres portent sur l’immensité d’un habitat peu cloif
sonné. Les plus récentes proposent l’existence d’une mosaïque de micro—habitats
se trouvant à des stades différents d’évolution et donc habités par une faune
'
différente.
-
'
.
.
La première hypothèse émise à la fin des années 1960 propose que, le milieu
'
'
étant stable et en équilibre, il serait peu sélectif et donc que les espèces pourraient
'
'
s’y diversifier sans contrainte pour exploiter différentes ressources nutritives. Dans
la même veine, d’autres auteurs ont mis en avant le rôle de l’immensité de l’ha—
'
__
.
bitat profond où les risques d’extinction d‘une espèce sous l’action de perturba—
tions locales, seraient réduits. À l’opposé de ces théories fondées sur la stabilité
Fonctionnement
et l’immensité du milieu profond, certains chercheurs ont avancé récemment que
du m0dieî
le milieu profond serait constitué d’une mosaïque de petitsenvironnements en
continuel déséquilibre: les activités de construdion,de fouissage et de remanie—
de rrincubaüon;
ment incessants du sédiment par la faune produisent de petits milieux perturbés,
3- durana remontée, -
des tumulus et des terriers, des traces, etc. Chacun de ces milieux serait colonisé
par
des successions différentes d’espèces réagissant en fonction des
/îjfî'
caractéristiques du milieu. La faiblesse de l’hydrodynafnisme permet
_
/ î
“
'
le"m‘aintien de cette mosaique asynchrone de micro—habitats
_
//
'
1'
'
”
perturbés ou enrichis.
:
.
‘
Cette liaison entre perturbations et diversité apu être
/ÂÊcjuerre
*
,
…_
'
:
-
démontrée expérimentalement. Un
autonome
5…ée
.
_
'
portant plusieurs milieux de culture constitués de sédi—
L; Largeur
1
Ÿ
ment artificiel (microbilles de verre calibrées), plus ou
."
R' Res—"°”
-
…
'
'
,
’
':
'
'
moins enrichi en matière organique, est disposé
.
_'
,
,
.
w Les+_
_
»
,
f
sur le fond pour des durees variables;
’ ,
_
'
_
7
=
Ces milieux de culture sont protégés par
<
;—
,
L_
_
;
'
des soies. de maille calibrée afin_-d’empêcherla
\
*
5,
'
perturbation par des animaux adultes tout en
_\
permettant l’installation de larves planctoniques
"‘
_
'
'
3
d’organismes benthiques.
'
/’w ' _
-
'
On constate que
la colonisation de ces milieux peut
'
,
être plus ou moins rapide et qu’elle est le fait des—_
g
pèce’s'opportuhistes, différentes selon la concentration, et
.
'
de la qualité de lamatière organique employée pour enrichir
64
-
'
-
_
..
/
_
»
LES TRÉSORS DES ABYSSES
‘
-
'
I Qu’est—ce qui explique la richesse
-
de la biodiversité profonde ?
De nombreuses hypothèses ont été émises pour rendre compte du nombre
important d’espèces vivant en grande profondeur. Les plüs anciennes mettent en
avant la stabilité du milieu, d’autres portent sur l’immensité d’un habitat peu cloif
sonné. Les plus récentes proposent l’existence d’une mosaïque de micro—habitats
se trouvant à des stades différents d’évolution et donc habités par une faune
'
différente.
-
'
.
.
La première hypothèse émise à la fin des années 1960 propose que, le milieu
'
'
étant stable et en équilibre, il serait peu sélectif et donc que les espèces pourraient
'
'
s’y diversifier sans contrainte pour exploiter différentes ressources nutritives. Dans
la même veine, d’autres auteurs ont mis en avant le rôle de l’immensité de l’ha—
'
__
.
bitat profond où les risques d’extinction d‘une espèce sous l’action de perturba—
tions locales, seraient réduits. À l’opposé de ces théories fondées sur la stabilité
Fonctionnement
et l’immensité du milieu profond, certains chercheurs ont avancé récemment que
du m0dieî
le milieu profond serait constitué d’une mosaïque de petitsenvironnements en
continuel déséquilibre: les activités de construdion,de fouissage et de remanie—
de rrincubaüon;
ment incessants du sédiment par la faune produisent de petits milieux perturbés,
3- durana remontée, -
des tumulus et des terriers, des traces, etc. Chacun de ces milieux serait colonisé
par
des successions différentes d’espèces réagissant en fonction des
/îjfî'
caractéristiques du milieu. La faiblesse de l’hydrodynafnisme permet
_
/ î
“
'
le"m‘aintien de cette mosaique asynchrone de micro—habitats
_
//
'
1'
'
”
perturbés ou enrichis.
:
.
‘
Cette liaison entre perturbations et diversité apu être
/ÂÊcjuerre
*
,
…_
'
:
-
démontrée expérimentalement. Un
autonome
5…ée
.
_
'
portant plusieurs milieux de culture constitués de sédi—
L; Largeur
1
Ÿ
ment artificiel (microbilles de verre calibrées), plus ou
."
R' Res—"°”
-
…
'
'
,
’
':
'
'
moins enrichi en matière organique, est disposé
.
_'
,
,
.
w Les+_
_
»
,
f
sur le fond pour des durees variables;
’ ,
_
'
_
7
=
Ces milieux de culture sont protégés par
<
;—
,
L_
_
;
'
des soies. de maille calibrée afin_-d’empêcherla
\
*
5,
'
perturbation par des animaux adultes tout en
_\
permettant l’installation de larves planctoniques
"‘
_
'
'
3
d’organismes benthiques.
'
/’w ' _
-
'
On constate que
la colonisation de ces milieux peut
'
,
être plus ou moins rapide et qu’elle est le fait des—_
g
pèce’s'opportuhistes, différentes selon la concentration, et
.
'
de la qualité de lamatière organique employée pour enrichir
64
-
'
-
_
..
/
_
»
