_,I LES TRÈSORS DES ABYSSES
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a proximité du fond, a la manière d’un hélicoptère. Il s’appuie sur le prébrojet de
Bud Foehlich d'un petit submersible de six mètres de long, se terminant en queue
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de poisson par une grande hélice orientable et dont la partie antérieure serait
la sphère habitable. En cas”d’accident, la sphère pourrait se détacher du reste
du submersible et flotter par elle—mémé vers la surface. L‘équipe de projet du
Deep Submergence Laboratory nomme ce submersible Alvin, en l’honneur de son
concepteur Allyn Vine.
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Après une longue phase d’essaisét de certification (1964—1966), l’A/vin
est
rapidement mis à contribution pour la recherche d’une bombe nucléaire perdue
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au large de Palomares en Espagne, lors du crash d’un 852 contre son ravitailleur
(17 janvier 1966). Transporté par avion—cargo, l’Alvin se retrouve a couple de l'A/u—
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minout le 11 février 1966, au port de Rota en Andalousie. Dans une eau très tur—
bide et sur des pentes aiguës, la localisation de la bombe H, tombée en mer, se
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révèle extrêmementdifficile. Le 15 mars, après 19 plongées infructueuses, l’A/vin
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réussit à localiser la bombe perdue qui gît sur un fond escarpé par 850 mètres
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Récupération
de profondeur, emmélée dans son parachute. Le New York Times décrit alors à
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en surface
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ses lecteurs, l’Alvin comme << un curieuxsous—marin nain ressemblant à un Cigare
du
mâchouillé, surmonté d’un casque >>. Il faut encore les efforts de différents engins
amencam1Aan.
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pour que le_7 avril 1966 la bombe Nulge 4 soit remontée en surface. Cet exploit
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de l’Alvin et de son équipe opérationnelle laisse alors espérer une
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reconnaissance de ses capacités. Pourtant, ce n’est pas le cas, et les
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scientifiques ne se bousculent pas pour embarquer dans cet engin.
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En septembre 1967, les premières plongées a des fins biologiques
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sont effectuées au large de Cape Cod (MaSsachusetts) où l’1nstitut
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d’océanogfaphie de Woods Hole effectue depuis delongues années,
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à partir de navires de surface utilisant des dragues et
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l’étude du benthos profond (organismes vivant dans“ les Sédiments
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des grands fonds).
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Deux scientifiquesde renom, Howard L. Sanders et Robert R.
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Hessler, ont l’occasidn de participer a une plongée dans l’Alvih sur
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une Zone qu’ils 'croient bien connaître. Ils sont éb'ahis par l‘abondance
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de la vie qu’ils découvrent à.14OO mètres de profondeur, sans grand
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rapport avec ce qu’ils avaient déduit de-leurs prélèvements. Pour eux, cette plongée
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est une véritable révélation des capacités du submersible pour étudier
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la biologie du monde des profondeurs.
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après cette plongée mémorable, l’Alvin eSt toujours en
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service actif, bien que, probablement, aucun boulon ne subsiste de cette époque
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héroïque et qu’il ait été modernisé aussi bien
ses capacités de manipula—
tion que d’imagerie. 11 est mis actuellement en oeuvre à partir d’un navire très
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