;. LES TRÉSORS DES ABYSSES
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Requins, tortues, cétacés,
forment aussi une part des transferts de matière organique vers
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les grands fonds. A ce flux de cadavres participent aussi des céphalopodes pélagiques et
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des populations entières de gélatineux comme les salpes ou les méduses. Contrairement
aux petites particules qui se dégradent durant la descente, ces cadavres, bien que sans doute
partiellement consommés par les carnivores pélagiques, n'ont pas le temps d'être complètement dégradés
avant d'atteindre le fond. Plusieurs auteurs ont signalé, lors-de plongées profondes dans le submersible
Alvin, des carcasses de dauphins ou de baleines, mais aussi de phoques sur le fond. Dans le canyon de
Monterey, au large des côtes californiennes, trois cadavres de baleines, un éléphant de mer et deux phoques
ont été repérés sur une surface d'environ 180 kilomètres carrés. Un calcul rapide laisse supposer qu’un
cadavre de thon d'une centaine de kilogrammes parvient tous les ans sur une surface de 5 a 10 kilomètres
carrés. Une baleine de 40 tonnes qui atteint les abysses correspond à un enrichissement organique de
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100 à 200 ans de flux particulaire sur
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un hectare. Les spécialistes évaluent a
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65 000 le nombre de cadavres de cétacés
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atteignant les abysses chaque année,
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soit6fois moins aujourd’hui qu'avant la
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période de la chasse industrielle, c'est
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dire l'impactdirect qu'a eu cette activité
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sur les réseaux alimentaires profonds.
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Les apports latéraux en provenance
du
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continent peuvent être importants et repré—
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senter deux fois le flux d’origine pélagique.
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Ce flux latéral est d’autant plus important
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que l'on se trouve à prbximité des côtes et
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aux débouchés de canyons sous—marins où
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des avalanches se
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drainant desquantités importantes de maté—
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riel continental\terrigène
et organique
d’ori—
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gine qui se
abyssales
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Par 1 700 mètres
proximales.
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de fond, le squelette
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A
d'une baleine grise
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.De- nombreux debrrs vegetaux cotrers sont entrarnes par les tempetes vers le
nit d'être nettoyé
large et coulent en grande profondeùr, c’est le cas fréquent des grandes algues
Par une_
POPula0n
benthiques sous leslatitudes élevées ou, sous les tropiques, des mattes de l’herbe
de myxmes'
à tortues (Tholossia testudinum) qui sont entraînées dans les canyons sous—marins,
ainsi que des algues pélagiques comme les sargasses dont les vésicules gazeuses
peuvent éclater dans de violents mouvements superficiels provoqués par les tem—
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pâtes. Au large des îles tropicales, de nombreux fragments végétaux sont dragués
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en grande profondeur, noix de coco, troncs, feuilles de palmiers, etc. Ils sont arra—
chés aux îleslors des périodes d’ouragan et progressivement s’imbibent d’eau, se
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