LE MILIEU PROFOND [:|
. Différences entre le milieu terrestre
et le milieu marin
Densité'et traînée
On ne peut approcher la vie dans les grands fonds sans connaître au moins
sommairement les propriétés de l’eau de mer, leurs distributions et leurs consé—
quences biologiques. il faut d’abord bien saisir les différences qui existent entre le
milieu terrestre et le milieu marin. L’eau de mer est environ 830 fois plus dense
que l’air dans lequel nous nous déplaçons et ses variations de densité sont faibles
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dans les limites physiologiques (moins de l %). Dans l’eau de mer, le poids des orga—
nismes eSt de 7 a 50 fois inférieur à ce qu’ilserait
dans l’air et donc nécessite
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beaucoup moins de structures de soutien que pour leurs homologues terrestres.
Les organismes marins peuvent se contenter de développer une flottabilité neutre
dans leur milieualors que-les organismes terrestres d0ivent en permanence
lutter
contre la gravité pouf‘se dresser Ou pour se déplacer, et cette dépense d’énergie
est encore plus importante dans le cas du vol.
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Par
la.densité affecte directement latraînée, force qui s’oppose au
'
corps dans un liquide, et si un Organisme marin peutaisément
î '
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se laisser flotter au gré des courants, il devra dépenser beaucoup d’énergie pour
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se déplacer par rapport aux masses d’eau qui l’environnent. Cettepossibilité de
.
se mettre en flottabilité quasi neutre permet aux organismes marins, depuis
les
'
micro—organismes jusqu’aux grands vertébrés, de peupler
toute la colonned’eau
depuis la surfacejusqu’aux grandes profondeurs. Du fait de leur traînée,
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cements de ces organismes de pleine eau sont pour une grande part cbntraints par
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les mouvements généraux de la masse d’eau dans laquelle ils vivent.
_
Un monde'sans saison ?
,
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Une autre propriété importante de l’eau de mer-est son inertie thermique; sa -
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capacité thermique massique est de 4000 f0is celle de l’air. La températurésuper—
'
ficielle de l’eau de mer n’évolue quelentement par rapport à celle de
l’air et, plus
on s’enfonce, moins les variatibns de température sont décelables, jusqu'à être
.
quasiment imperceptibles dans les abysses; plus on s’enfonce
dans l’océan, plus '
les conditions écologiques sont découplées des variations climatiques de hautes
fréquences. On ad’ailleurs souvent;quäifié les abysses de milieu sans saison.“
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