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LES TÊÊSORS DES ABYSSES
Notre capacité d’étude et‘d’analyse du milieu profond s’en trouve considérablement—
renforcée; mais elle reste limitée par la difficulté d’accès aux Séries temporelles
de données, indispensables à la compréhension de la dynamique biologique. Les
campagnes au large sont onéreus'ès, et les moyens lourds (navires et submersibles)
nécessitent une programmation pluriannuelle ouverte à de nombreùses équipes et
disciplines sur des chantiers géographiques divers. Ces contraintes rendent très
'
difficiles l’accès à la quatrième dimension et motivent les projets d’observatoires
<< fond de mer >> sur quelques zones ateliers privilégiées où des coopérations inter—
_
_
nationales se développent actuellement. Cette approche, qui utilise une technologie
lourde, n’affrahchit pas totalement de l’intervention sur le fond d'Un submersible
pour l’échantillonnage biologique. Ce dernier est par ailleurs indispensable à l’en—
tretien et au renouvellement de l’instrùmentation sur le fond.
»
J’ai abondamment parlé de l’hydrothermalisme profond etdes peuplements
exubérants qui se développent à proximité, parce que l’étude de cet environne—
ment a été mon sujet de recherche durant
les trente dernières années. Il est un
objet d’émerveillement constant de par sa beauté un peu effrayante,co_mme
l’est
chaque manifestation volcanique,rehaussée de
et des couleurs des
organismes abyssaux. Pour un biologiste, c’est une mine de renseignements, une
source quasi infinie de sujets de travail sur les adaptations dela vie marine aux
conditions extrêmes et à la dynamique de ces peuplements dansun habitat ins—
_
_
table. En trois décennies,_beaucoup de voies ont été ouvertes sur les associations
,
entre
productrices de nourriture et les invertébrés consommateurs,
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sur les limites de la vie à haute température, sur les adaptations à la toxicité du
‘
milieu, et même sur un scénario original de l’origine de la vie sur notre planète.
‘
La mise en évidence du rôle et de l’importance de la chimiosynthèse bactérienne
"
,
dans la production ou le recyclage de la matière organique a été un apport majeur.
L’inVentaire des espèces et des communautés liées à
est
encore en c0urs. De larges parts
vdlcanique sous—marih_5dr les rides
_
océaniques, dans les zones d’arc et d’arrière—arc volcaniques,
être
.
explorées.
Les dorsales de l’océan indien, de l’Atlantique Sud, de'l’océan Arctique
_
Ï
.
_
_
et de l‘océan Austral n’ont été qu’effleurées. Leur
connaissance
—
à la compréhension
de la distribution et de l’évolution de la faune profonde. De
récentes expéditions menées par les équipesbritanniques dans deuxbassinS iso—
_
_
les, sur
dorsale de Caïman dans les Caraïbes et dans l’arc du Scotia au sud—est
.
_
—
_
de la Terre de Feu, nous apporteront de précieUx renseignements sur les méca—
_
'
nismes de spéciation, en'liaison avec l’histoire de la tectonique des plagues. La
_
_
_
_
diversité du monde microbien dans Cet environnement est qUasiment sah‘s‘limite.
‘
Elle ouvre une fenêtre fascinante sur la biosphère cachée.
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176
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LES TÊÊSORS DES ABYSSES
Notre capacité d’étude et‘d’analyse du milieu profond s’en trouve considérablement—
renforcée; mais elle reste limitée par la difficulté d’accès aux Séries temporelles
de données, indispensables à la compréhension de la dynamique biologique. Les
campagnes au large sont onéreus'ès, et les moyens lourds (navires et submersibles)
nécessitent une programmation pluriannuelle ouverte à de nombreùses équipes et
disciplines sur des chantiers géographiques divers. Ces contraintes rendent très
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difficiles l’accès à la quatrième dimension et motivent les projets d’observatoires
<< fond de mer >> sur quelques zones ateliers privilégiées où des coopérations inter—
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nationales se développent actuellement. Cette approche, qui utilise une technologie
lourde, n’affrahchit pas totalement de l’intervention sur le fond d'Un submersible
pour l’échantillonnage biologique. Ce dernier est par ailleurs indispensable à l’en—
tretien et au renouvellement de l’instrùmentation sur le fond.
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J’ai abondamment parlé de l’hydrothermalisme profond etdes peuplements
exubérants qui se développent à proximité, parce que l’étude de cet environne—
ment a été mon sujet de recherche durant
les trente dernières années. Il est un
objet d’émerveillement constant de par sa beauté un peu effrayante,co_mme
l’est
chaque manifestation volcanique,rehaussée de
et des couleurs des
organismes abyssaux. Pour un biologiste, c’est une mine de renseignements, une
source quasi infinie de sujets de travail sur les adaptations dela vie marine aux
conditions extrêmes et à la dynamique de ces peuplements dansun habitat ins—
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table. En trois décennies,_beaucoup de voies ont été ouvertes sur les associations
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productrices de nourriture et les invertébrés consommateurs,
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sur les limites de la vie à haute température, sur les adaptations à la toxicité du
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milieu, et même sur un scénario original de l’origine de la vie sur notre planète.
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La mise en évidence du rôle et de l’importance de la chimiosynthèse bactérienne
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dans la production ou le recyclage de la matière organique a été un apport majeur.
L’inVentaire des espèces et des communautés liées à
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encore en c0urs. De larges parts
vdlcanique sous—marih_5dr les rides
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océaniques, dans les zones d’arc et d’arrière—arc volcaniques,
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explorées.
Les dorsales de l’océan indien, de l’Atlantique Sud, de'l’océan Arctique
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et de l‘océan Austral n’ont été qu’effleurées. Leur
connaissance
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à la compréhension
de la distribution et de l’évolution de la faune profonde. De
récentes expéditions menées par les équipesbritanniques dans deuxbassinS iso—
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les, sur
dorsale de Caïman dans les Caraïbes et dans l’arc du Scotia au sud—est
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de la Terre de Feu, nous apporteront de précieUx renseignements sur les méca—
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nismes de spéciation, en'liaison avec l’histoire de la tectonique des plagues. La
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Elle ouvre une fenêtre fascinante sur la biosphère cachée.
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