ET DEMAIN ?
'
"
À la fin de ce court voyage dans les profondeurs abyssales, comme a la sor—
'
_
tie d’un sous—marin après la plongée, je ressens une certaine euphorie d’avoir
'
'
'achevé un travail mais aussi une grande frustration de n’avoir qu’effleuré le sujet.
'
"
Contrairement à mon intention première,je n’ai qu’évoqué le monde de l’entre—deux
-
‘
..
eaux, univers qui pourtant mériterait à lui seul un ouvrage complet. Mais c’est un
'
domaine encore bien mystérieux que je n’ai pas eu l’occasion d’étudier durant ma
"
vie professionnelle. Je ne garde de cet habitat sans repères que l’émerveillement
.
'
._
des gerbes de bioluminescence lors des descentes en submersible vers les grandes
‘
,
profondeurs. D’autres en parleront, et sans doute, de nombreuses découvertes
;
seront faites dans les années à venir sur ces communautés étonnantes dont les
'
'
migrations quotidiennes relient la surface et les grands fonds.
La recherche dans les abysses, c’est une évidence, est intimement liée aux
,
techniques de cartographie et d’intervention sous—marines, souvent développées
_
.
a l’origine dans le cadre industriel. La cartographie des grands fonds reste encore
"
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en devenir, et l’on a du mal à imaginerdue seuls dix pour cent de la surface des
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océans ont été aujourd’hui cartographiés à l’aide d’échosondeurs. C’est ainsi que
'
l’estimation de la profondeur moyenne des océans ne cesse de diminuer (aujourd’hui
'
3682 mètres), non à cause de l’évaporation liée au réchauffementglobal, mais
.
-
'
"
’
—
parce que de nouvelles montagnes sous—marines sont régulièrement recensées.
.
_
'
'
._
La recherche difficile de l’épave de l’Airbus du vol-AF 447 Rio—Paris dans l’Atlan—
tique nous montre l’extrême complexité de l’intervention en grande profbndeur.
_
%
Durant les dernières décennies, les progrès rapides de nos connaissances ont
*
été réalisés en .grandebartie grâce à l’utilisation des submersibles habités, bathys—
___”
caphes puis submersibles de recherche, et de l’instrumentation qui leur est associée
‘
,
pOur prélever, observer, mesurer, cartographier et expérimenter in situ, mais évi—
'
'
demment aussi grâce aux formidables progrès de la biologie moderne. Récemment,
.
'
,
'
'
la mise au point des RDV de recherche, pour le travail sCiehtifique dans l’océan
_
'
"
'
profond, a permis à des pays‘
de plus en plus nombreux de rejoindre le club fermé
'
:
des cinq pays (États—Unis, France, Russie, Japon,
dotés de submersibles
_.
habités capables d’intervenir en grandepr0fondeur. L’arrivée récente d’une panoplie
'
_
-
_'
d’AUV profonds et de RDV hybrides augmente aussi considérablement les capaci— :.
1
"
tés d’exploration et_des stratégies de campagnes, L’emploi successifzsur le'même
Ÿ
'
navire d’un AUV pour la cartographie et d’un RDV ou_d’un RDV hybride pour le
..
'
‘
prélèvement est maintenant régulièrement mis en oeuvre dans les zones nouvelles.
'
_
'
'
Àla périphérie des sources,=de véritables tapis
'
'
,
-
—
j
'
et de zoanthaîresse
nourrissent depet—_ît‘es proies
‘
»_
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.
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:
…
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