L‘HOMME ET LES ABYSSES D
échelle fonctionne actuellement en Polynésie. Des pilotes à plus grande échelle sont
actuellement à l’étude aux États—Unis, en particulier sous la direction de Lockheed
Martin Corporation dans le cadre d’un programme financé par le NAVFAC, compo—
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sante de l’US Navy à la tête de l’ingénierie (fait aussi partie du corps des Marines).
I- Les hydrocarbures grands fonds
et ultra—profonds : une ressource, un risque
Le gaz et le pétrole grands fonds et ultra—profonds sont aujourd’hui exploités
principalement au large du Brésil, dans les golfes de Guinée et du Mexique Les
technologies liées à l’extraction de ces ressources fossiles sont maintenant au point,
mais elles demeurent complexes, et l’accident, toujours possible, peut être difficile à
.
maîtriser. Si l’impact des marées noires est bien connu sur les côtes et en surface,
on ne connaît rien de leurs effets sur les écosystèmes profonds.
Le pétrole et le gaz << grands fonds >> et << ultra—profonds >> sont ceux que l’on
peut extraire de zones marines situées à plus de 200 mètres pour les premiers et
de 1500 mètres de fond pour les seconds. Les bassins sédimentaires situés à plus
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de 200 mètres d’eau représentent une surface d’environ 55 millions de kilomètres
carrés, soit presque quatre fois la surface prospectée par l'offshore entre 0 et
200 mètres. Le pétrole extrait de gisements en << offshore ultra—profond ?>, situés
en mer jusqu’à plus de 3000 mètres de profondeur, est désormais exploitable
grâce aux nouvelles techniques de forage, à l’utilisation de robots pour la mise en
oeuvre et la maintenance, ainsi qu’à la mise au point d’installations de
sous—marines automatisées. De nombreuses avancées récentes, conceptuelles et
techniques, ont permis de progresser durant les dix dernières années pour réaliser
l’imagerie du sous—sol (nouveaux outils sismiques 3D et 4D, modélisation), dans le
but de développer de nouveaux modèles de réservoirs, imaginer et construire de
nouveaux supports de production flottants, combinés à des systèmes de
tion sous—marins, installés sur le fond sous plus de 1500 mètres] d’eau (comme les
prototypes de séparateurs gaz—liquide, par exemple). Depuis lemilieu des années
.
1990, la profondeur moyenne des forages a été multipliée par trois;
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Les principaux gisements sont situés au large de l’Angola, du Nigeria, de l’lndb—
nésieet du Brésil ainsi que dans le golfe du Mexique. Beaucoup de ces zones sont
situées dans le prolongement d’immenses deltas et estuaires des grands fleuves
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de la planète, notamment le fleuve Congo, le fleuve Niger, le Mississippi, etc.Un
gisement géant, situé dans les eaux brésiliennes au sud de Rio de Janeiro
sous
plus de 2000 mètres'd’eau, pourrait recéler entre 5 et 8 milliards de barils! Le
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projet Canyon Express, dans le golfe du Mexique, exploite du gaz a des profondeurs
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avoisinant 2200 mètres. Les défis technologiques sont encore nombreux pour
s’affranchir des conditions extrêmes, mais sont progressivement résolus: barges .
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