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LES TRESORS DES ABYSSES
développent aujourd’hui de manière complémentaire, et 90 % du trafic internet
mondial transitent par des fibres optiques sous—marines. Quatre cent quatre—
vingt—huit mille kilomètres de câbles sous—marins, soit onze fois le tour de la
Terre, assurent ce trafic. De nouveaux projets émergent régulièrement, comme celui
nommé ACE (Africa Coast to Europe), d’un câble de 17 000 Kilomètres reliant la
France à l’Afrique du Sud, dont la mise en service aurait lieu en 2012.
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Les relations entre la faune et les-câbles sous—marins n’ont pas toujours été
paisibles! Les premiers temps, la longueur filée des câbles sous—marins était sou—
vent très supérieure à la sonde et de nombreux cétacés ont été ainsi retenus dans
des boucles de câbles, à des profondeurs comprises entre 400 et 1000 mètres.
Piégés au niveau de la mêchbire, les cachalots, dans les convulsions de i’agonie,
prOvoquaient des courts—circuits, en endommageant les enveloppes du câble. Plus
récemment, les gaines métalliques des câbles à fibre optique, conduisant le courant
qui alimentait les répéteurs, étaient régulièrement mises en court—circuit par l’eau
de mer. Sur ces câbles, des traces de morsures étaient visibles, très probablement
dues à deux espèces de requins de profondeur, le requin crocodile et le requin
goblin. 0r, jamais les câbles coaxiaux n’avaient été l’objet de telles attaques. On a
supposé que le champ magnétique produit par le courant intense utilisé pour l’ali—
mentation des répéteurs optiques et le champ alternatif utilisé pour l’alimentation
de ces nouveaux câbles stimulaient l'attaque des requins. Les fabricants ont donc
développé un nouveau câble protégé des morsures, de diamètre plus important
et comportant un double revêtement d’acier ainsi qu’une enveloppe en polyéthy—
lène. Les attaquess’étant produites le plus souvent entre i100 et i500 mètres
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de profondeur et près des côtes, un câble à armature très renforcée contre les
morsures de cachalotssera donc utilisé de la côte jusqu’a l300 mètres. De cette
profondeurjusqu’à 2600 mètres, on passera au câble renforcé contre les morsures
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de requins. Comme quoi les technologies les plus sophistiquées peuvent être mises
en échec par de simples poissons cartilagineux...
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I Faire de l’électricité avec l’eau froide ?…
L’énergie thermique des mers (ETM) est envisagée comme source d’énergie
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électrique
prOximité de certaines îles tropicales, comme Hawaï,
la Polynésie française ou l‘ile de la Réunion. Fondée sur le principe de Carnot, et
profitant de la différence de température entre la surface et la profondeur de
l 000 mètres (environ 20 °C), l’ETM est basée sur une technique dans laquelle un
fluide de travail, de l'ammoniac,est éVaporé grâce a l’eau de mer chaude et fait
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tourner uneturbine, puis est retransformé en liquide par un condenseur utilisant
l’eau de mer froide. Des projets ont été étudiés'par l’ifremer ên Polynésie-française
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et en association avec les scientifiques brésiliens à Cabo Frio. Une unité à petite
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