LES TRÈSORS DES ABYSSES
du glacis continental (voir l'introduction intitulée << Premiers pas. .. >>). La majeure
partie des sédiments qui s’y trouve provient des continents. On distingue les marges
actives, qui sont des zones de destruction de la croûte océanique par enfonce—
ment sous le bord de la plaque continentale (subduction), et les marges passives,
qui sont de simples zones inactives de transition entre le continent et l'océan et
qui reçoivent de très fortes quantités de sédiments terrigènes, faisant ployer la
plaque océanique sous leur poids. Le long des marges actives, l’accumulation des
sédiments de la plaque plongeante, rabotée par la plaque continentale, entraîne la
formation de bourrelets, ou prismes d’accrétion. La compression latérale, la com—
paction des sédiments et la déshydratation des argiles vont engendrer la remon—
tée d’eau interstitielle.
‘
L’expulsion brutale de fluides très riches en eau et en gaz peut provoquer la
formation de volcans de boue ou gâteaux de boue (mud pies). On trouve principa—
lement ces structures sur les marges actives, comme en Méditerranée orientale, ou
sur le prisme de la Barbade. Mais on les a aussi parfois observées sur des marges
passives quand des dépôts d’origine glaciaire provoquent une surpression, comme
c’est le cas sur les marges scandinaves.
Sur les marges passives seforment des dépressions circulaires surnommées
'
pocKmarks. Ce terme, difficilement traduisible en françàis,évoque les cicatrices
_
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circulaires séquelles de la variole! Ce sont des “formations sédimentaires mesu—
rant de quelques mètres a quelques centaines de mètres de diamètre et quelques
mètres de profondeur (jusqu’à 80 mètres pour les plus grandes). Ces dépressions
sont formées dans les sédimentsfins et sont reliées par un conduit vertical, appelé
cheminée, à des réservoirs situés à différentes profondeurs. Enfin, une remontée
de sel (diapir) dans un réservoir de gaz naturel, situé en profondeur, peut provoquer une sortie de gaz sous pression mélangé au fluide hypersalé et creuser un
ÊÎÊÊËÏËË“
lac de saumure à la surface du sédiment. Ces» << piscines >> de saumure sont com—
de méthane affleurant.
munes, par exemple, en certains points du golfe du Mexique au de Méditerranée.
….
Le méthane:
;
.
.
de la bulle à la glace qui brûle
_
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,
;
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Le méthane présent dans les fluides froids peut
.
——
'
-
être produit par des micro—organismes méthano—
,
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;
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”
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—
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gènes anaéfobies stricts (des archées), qui métaboï= '
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lisent les molécules produites par la fermentation de
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!
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f
la matièreorganique: c’est le méthane biogénique. Il
'
,.
:
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peut aussi être produit par dégradation thermique
_
,
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des hydrocarbures lourds présents dans les réservoirs
‘
'
pétroliers profondszc'est le méthane thermogénique.
-j
Î:
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Dans les sources froides des margestbntinentales,
du glacis continental (voir l'introduction intitulée << Premiers pas. .. >>). La majeure
partie des sédiments qui s’y trouve provient des continents. On distingue les marges
actives, qui sont des zones de destruction de la croûte océanique par enfonce—
ment sous le bord de la plaque continentale (subduction), et les marges passives,
qui sont de simples zones inactives de transition entre le continent et l'océan et
qui reçoivent de très fortes quantités de sédiments terrigènes, faisant ployer la
plaque océanique sous leur poids. Le long des marges actives, l’accumulation des
sédiments de la plaque plongeante, rabotée par la plaque continentale, entraîne la
formation de bourrelets, ou prismes d’accrétion. La compression latérale, la com—
paction des sédiments et la déshydratation des argiles vont engendrer la remon—
tée d’eau interstitielle.
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L’expulsion brutale de fluides très riches en eau et en gaz peut provoquer la
formation de volcans de boue ou gâteaux de boue (mud pies). On trouve principa—
lement ces structures sur les marges actives, comme en Méditerranée orientale, ou
sur le prisme de la Barbade. Mais on les a aussi parfois observées sur des marges
passives quand des dépôts d’origine glaciaire provoquent une surpression, comme
c’est le cas sur les marges scandinaves.
Sur les marges passives seforment des dépressions circulaires surnommées
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pocKmarks. Ce terme, difficilement traduisible en françàis,évoque les cicatrices
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circulaires séquelles de la variole! Ce sont des “formations sédimentaires mesu—
rant de quelques mètres a quelques centaines de mètres de diamètre et quelques
mètres de profondeur (jusqu’à 80 mètres pour les plus grandes). Ces dépressions
sont formées dans les sédimentsfins et sont reliées par un conduit vertical, appelé
cheminée, à des réservoirs situés à différentes profondeurs. Enfin, une remontée
de sel (diapir) dans un réservoir de gaz naturel, situé en profondeur, peut provoquer une sortie de gaz sous pression mélangé au fluide hypersalé et creuser un
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lac de saumure à la surface du sédiment. Ces» << piscines >> de saumure sont com—
de méthane affleurant.
munes, par exemple, en certains points du golfe du Mexique au de Méditerranée.
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Le méthane:
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de la bulle à la glace qui brûle
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Le méthane présent dans les fluides froids peut
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la matièreorganique: c’est le méthane biogénique. Il
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peut aussi être produit par dégradation thermique
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pétroliers profondszc'est le méthane thermogénique.
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Dans les sources froides des margestbntinentales,
