VIVRE DANS UN HABITAT .lNSTABLE ET FRAGMENTÈ D
De grandes cheminées laissent fuser un fluide très chaud(273 °C à 382 °C) dont
la salinité est supérieure de 70 % a celle del'eau ambiante. En février 2007, une
autre zone active a été localisée et observée par une campagnechinoiseet par
l’AUV américain Abe sur la ride ultra—lente sud—ouest indienne.
_.
.
Les communautés hydrothermales décrites de l’océan lndiensont dominées par
la crevette aveugle Rimicoris Koirei, très proche de l’espèce qui avait été obser—
vée auparavant sur les sites profonds de l’Atlantique, et par une autre espèce de
Chorocoris proche de C. vondoveroe du bassin des Mariannes. À la_base des che—
-
minées, on observe des modioles de l’espèce Bothymod]otus moris/ndicus, voisines
de celles des bassins arrière—arc du Pacifique Sud-Ouest, leur ver commensal
Bronchipolynoe, ainsi que deux espèces de gastéropodes, l’une appartenant au
genre Alviniconcho, l‘autre étant un nouveau gastéropode peltospiridé, surnommé
"
scoly—foot (pied écailleux) par les chercheursaméricains. Ce très curieux gasté—
ropode abrite des bactéries sulfoxydantes (y protéobactéries) dans une glande
œsophagienne hypertrophiée. Le cercle extérieur de filtreurs est occupé par l'ané—
mone Marianoctis cf. bythios et par des cirripèdes pédonculés (Neolepos n. sp.). Les
‘
carnivores sont représentés par le crabe Austinograeo rodriguesensis Un poisson
zoarcidé est également présent.
,
_
Curieusement, les rares données recueillies sur les espèces des sources_de
l’océan Indien apportent une information considérable pour comprendre la
tribution globale de la faUne. En effet, ces peuplements indiens sont proches “par
leur composition de ceux des bassins arrière—arc de la zone Mariannes—Manus
.
(les modioles et les gastéropodes sont génétiquement proches),
rappellent
'
aussi les peuplements atlantiques par la présence d’essaims de la crevette aveugle
_
Rimicoris Koirei. On pourrait donc faire l’hypothèse d’une proximité entre les rides
_
de l’océan Indien et celle de l’Atlantique plutôt qu‘avec celle du Pacifique Oriental.
Le passage entre le Pacifique et l’Atlantique aurait donc eu lieu lors de son ouverê
_
ture non pas par l’est (Caraïbes et océan Austral),
mais par l‘ouest (océan indien).
I Origine et ancienneté»
g
'
'
-
-
de la faune hydrothermale
,
_
f
La reconstitution des faUnes anciennes et de l’évolution peut s’appuyer sur
les données paléontologiques ou sur les datations de taxons, effectuées par les
.
moyens de la biologie moléculaire. Contrairement aux premières hypothèses, la
-
faune hydrothermale—aurait envahi ce milieu assez récemment, remplaçant des
communautésdisparués à la suite d’événements'catastrophiques.
,
D’un point de vue géologique, le milieu hydrothermal est probablement l’un
des plus anciens écosystèmes apparus sur la planète, très tôt accompagné des
premières formes de vief La fréquence de
de.sa faune et la relative
"
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'
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De grandes cheminées laissent fuser un fluide très chaud(273 °C à 382 °C) dont
la salinité est supérieure de 70 % a celle del'eau ambiante. En février 2007, une
autre zone active a été localisée et observée par une campagnechinoiseet par
l’AUV américain Abe sur la ride ultra—lente sud—ouest indienne.
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Les communautés hydrothermales décrites de l’océan lndiensont dominées par
la crevette aveugle Rimicoris Koirei, très proche de l’espèce qui avait été obser—
vée auparavant sur les sites profonds de l’Atlantique, et par une autre espèce de
Chorocoris proche de C. vondoveroe du bassin des Mariannes. À la_base des che—
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minées, on observe des modioles de l’espèce Bothymod]otus moris/ndicus, voisines
de celles des bassins arrière—arc du Pacifique Sud-Ouest, leur ver commensal
Bronchipolynoe, ainsi que deux espèces de gastéropodes, l’une appartenant au
genre Alviniconcho, l‘autre étant un nouveau gastéropode peltospiridé, surnommé
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scoly—foot (pied écailleux) par les chercheursaméricains. Ce très curieux gasté—
ropode abrite des bactéries sulfoxydantes (y protéobactéries) dans une glande
œsophagienne hypertrophiée. Le cercle extérieur de filtreurs est occupé par l'ané—
mone Marianoctis cf. bythios et par des cirripèdes pédonculés (Neolepos n. sp.). Les
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carnivores sont représentés par le crabe Austinograeo rodriguesensis Un poisson
zoarcidé est également présent.
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Curieusement, les rares données recueillies sur les espèces des sources_de
l’océan Indien apportent une information considérable pour comprendre la
tribution globale de la faUne. En effet, ces peuplements indiens sont proches “par
leur composition de ceux des bassins arrière—arc de la zone Mariannes—Manus
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(les modioles et les gastéropodes sont génétiquement proches),
rappellent
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aussi les peuplements atlantiques par la présence d’essaims de la crevette aveugle
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Rimicoris Koirei. On pourrait donc faire l’hypothèse d’une proximité entre les rides
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de l’océan Indien et celle de l’Atlantique plutôt qu‘avec celle du Pacifique Oriental.
Le passage entre le Pacifique et l’Atlantique aurait donc eu lieu lors de son ouverê
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ture non pas par l’est (Caraïbes et océan Austral),
mais par l‘ouest (océan indien).
I Origine et ancienneté»
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de la faune hydrothermale
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La reconstitution des faUnes anciennes et de l’évolution peut s’appuyer sur
les données paléontologiques ou sur les datations de taxons, effectuées par les
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moyens de la biologie moléculaire. Contrairement aux premières hypothèses, la
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faune hydrothermale—aurait envahi ce milieu assez récemment, remplaçant des
communautésdisparués à la suite d’événements'catastrophiques.
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D’un point de vue géologique, le milieu hydrothermal est probablement l’un
des plus anciens écosystèmes apparus sur la planète, très tôt accompagné des
premières formes de vief La fréquence de
de.sa faune et la relative
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