LES TRÉSORS DES ABYSSES
Les autres bassins arriére—orc et les arcs volcaniques
.
La faune de chaque bassin présente des originalités qu‘il serait fastidieux de
détailler. Dans le bassin d’0kinawa, engénéral peu profond, on trouve aussi bien
des sources en milieu‘rocheux que sédimentaire, a des profondeurs intermédiaires
(640 à 1500 mètres). Dans le premier cas, les modioles Bothymodioius platifrons
et B. joponicus dominent les peuplements et plusieurs espèces de vers sibogiini—
dés (vers tubicoles géants), appartenant aux genres Lamellibrochio et Aiaysia,
forment des populations à la base des cheminées où une alvinelle, Porolvinello
hessieri, est présente. La galathée Shini
lations immenses a proximité des évents. Les filtreurs sont représentés par des
cirripèdes operculés (balanes) ou pédonculés (pouce—pied). En milieu sédimen—
taire, trois espèces fouisseuses de clams dominent la communauté hydrothermale.
Les sites actifs desa'rcs volcaniques izu—0gasawara (Bonin) et des Mariannes
s‘échelonnent entre le sud de Tokyo et l’île de Guam. Leurs profondeurs varient de
la zone photique, où peuplements de coraux et peuplements hydrothérmaux s‘in—
terpénétrent, et 1500 mètres, où les sites sont en général dominés par des bancs
de modioles. Vers le sud, entre la NouVelle—Zélande et le bassin de Lau, le long du
bassin du Havre, s‘étage une série de volcans actifs (l'arc de Kermadec) dont les
sommets atteignent de 360 a 1200 mètres. Les peuplements y sont dominés par
une autre modiole, Gigantigas giodius.
Les rides de l’océan indien
Du fait de leur éloignement, les rides de l‘océan Indien sont encore peu explo—
rées, mais les premières campagnes montrent que l‘activité est présente. Les peu—
‘
plements hydrothermaux semblent être intermédiaires entre les peuplements des
bassins arriére—arc du Pacifique Ouest et ceux de la dorsale
Durant l'été 2000, le navire japonais Koirei met en oeuvre le RDV Koil
un segment de la dorsale centre—indienne, situé.immédiatement au nord du point
triple de Rodriguez, où un panache hydrothermal important a été détecté quelques
années auparavant par le navire Hoi
le RDV japonais localise la premiére zonéactive de l‘océan indien a 2420 mètres
de profondeur sur les murs du graben, à 7 kilomètres du centre de la vallée
axiale (25°19,17'5 et 70°02,40'E). Le champ hydrothermal, nommé << Kairei
‘
est relativement petit (40 mètres sur 80 mètres); pourtant, au moins sept sites
'
actifs y sont présents. Uné cheminée de 10 mètres domine le champ hydrother—
mai. La température maximale mesurée est de 365 °C et le pH du fluide est de‘3,4.
_
Quelques mois plus tard, les scientifiques américains plongent (RDV Jason, R/V
Knorr, avr-il 2001)-sur ce même site et iocalisent à 160 kilomètres plus au nord
un nouveau champ hydrothermal, nommé << Edmond >>, à environ 3300 mètres
'
de profondeur (23°52,68'S et ô9°35,80'E), sur le flanc est de la vallée axiale.
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Les autres bassins arriére—orc et les arcs volcaniques
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La faune de chaque bassin présente des originalités qu‘il serait fastidieux de
détailler. Dans le bassin d’0kinawa, engénéral peu profond, on trouve aussi bien
des sources en milieu‘rocheux que sédimentaire, a des profondeurs intermédiaires
(640 à 1500 mètres). Dans le premier cas, les modioles Bothymodioius platifrons
et B. joponicus dominent les peuplements et plusieurs espèces de vers sibogiini—
dés (vers tubicoles géants), appartenant aux genres Lamellibrochio et Aiaysia,
forment des populations à la base des cheminées où une alvinelle, Porolvinello
hessieri, est présente. La galathée Shini
cirripèdes operculés (balanes) ou pédonculés (pouce—pied). En milieu sédimen—
taire, trois espèces fouisseuses de clams dominent la communauté hydrothermale.
Les sites actifs desa'rcs volcaniques izu—0gasawara (Bonin) et des Mariannes
s‘échelonnent entre le sud de Tokyo et l’île de Guam. Leurs profondeurs varient de
la zone photique, où peuplements de coraux et peuplements hydrothérmaux s‘in—
terpénétrent, et 1500 mètres, où les sites sont en général dominés par des bancs
de modioles. Vers le sud, entre la NouVelle—Zélande et le bassin de Lau, le long du
bassin du Havre, s‘étage une série de volcans actifs (l'arc de Kermadec) dont les
sommets atteignent de 360 a 1200 mètres. Les peuplements y sont dominés par
une autre modiole, Gigantigas giodius.
Les rides de l’océan indien
Du fait de leur éloignement, les rides de l‘océan Indien sont encore peu explo—
rées, mais les premières campagnes montrent que l‘activité est présente. Les peu—
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plements hydrothermaux semblent être intermédiaires entre les peuplements des
bassins arriére—arc du Pacifique Ouest et ceux de la dorsale
Durant l'été 2000, le navire japonais Koirei met en oeuvre le RDV Koil
triple de Rodriguez, où un panache hydrothermal important a été détecté quelques
années auparavant par le navire Hoi
de profondeur sur les murs du graben, à 7 kilomètres du centre de la vallée
axiale (25°19,17'5 et 70°02,40'E). Le champ hydrothermal, nommé << Kairei
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est relativement petit (40 mètres sur 80 mètres); pourtant, au moins sept sites
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actifs y sont présents. Uné cheminée de 10 mètres domine le champ hydrother—
mai. La température maximale mesurée est de 365 °C et le pH du fluide est de‘3,4.
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Quelques mois plus tard, les scientifiques américains plongent (RDV Jason, R/V
Knorr, avr-il 2001)-sur ce même site et iocalisent à 160 kilomètres plus au nord
un nouveau champ hydrothermal, nommé << Edmond >>, à environ 3300 mètres
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de profondeur (23°52,68'S et ô9°35,80'E), sur le flanc est de la vallée axiale.
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