{;D LES TRÊSORS DES ABYSSES
Des successions en cascade
Sur zone en septembre 1992, nous pouvons y plonger avec le Nautile, juste
six mois après l’éruption. La surface couverte par les tapis bactériens, qui s’est
singulièrement réduite, est cantdnnée autour des évents actifs et sur les piliers
de basalte d’où sort un uide opalescent. Des légions de crabes hydrothermaux
s’entassent sur ces tapis microbiens, sans doute pour s’en nourrir. En mars 1993,
les équipes américaines viennent implanter une
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série de 2iO marqueurs réfléchissant le long de
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la faille principale, et ce, dans le but de pouvOir
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décrire l’évolution des peuplements au cours du
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temps. Dès cette période, le petit ver de Jéricho
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se développe en peuplements denses autour des
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évents hydrothermaux (jusqu’à 500 individus par
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mètre carré), abritant une petite espèce de ver de
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Pompéi et plusieurs espèces de patelles. Ce peu—
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plement d’espèces pionnières, d’assez courte lon—
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gévité, va permettre l‘installation
du ver géant et
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de son cortège d’espèces accompagnatrices. En
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décembre 1993, nous découvrons que les popula—
tions de Riftio sont composées de vers dont les tubes
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dépassent déjà 1,50 mètre de longueur. Mais, dans les
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trente—deux mois qui suivent l’éruption, plusieurs sites
Dix—mit mOÏS
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du champ hydrothermal sont déjà éteints et les peu—
après l'éruption,
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les populaôns
plements q… 5 y sont developpes perrchtent. La multiplication des especes détri—
de Riftia pachyp'1a
tivores et nécrophages, comme les galathées ou les méduses ancrées, révèle un
se sont déV610ppëeSsystème en déclin. Les peuplements de vers de Jéricho déclinent très rapidement.
Les populations de modioles ne se développent d’une manière importante qu’au
bout de quatre années. La surveillance de cette zone se poursuit, démontrant la
diversification progressive des peuplements, avec l’adjonction de nouvelles espèces
accompagnatrices. Mais enjanvier 2006, une nouvelle éruption a lieu dans la même
zone, détruisant complètement le champ hydrothermal.
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. Survivre dans un habitat précaire
Pour résister à l’instabilité de leur habitat, les espèces hydrothermales doivent
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se disperser d’un point à un autre. Pour les espèces fixées, ou peu mobiles, la seule
stratégie est l‘émission
larves planctoniques transportées par les courants.
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En plus d’être isolés de plusieurs dizaines de kilomètres par des fonds quasi
stériles, ces oasis sont discontinues dans le temps. Bien entendu, ces catastrophes
imprévisibles conduisent localement à l'extinction des peuplements hydrothermaux.
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