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LES TRÉSORS DES ABYSSES
Comment résister aux températures extrêmes ?_
-
Les vers de Pompéi sont les animaux les plus thermophiles connus à ce jour, au
moins en milieu marin, puisque la température de leur habitat varie grossièrement
entre 20 et 60 °C (et même 80
selon certaines publications scientifiques). il est
vrai que la mesure de température par un submersible de l8 tonnes introduisant
une sonde à l’intérieur d’un tube de deux centimètres de diamètre est une gageure,
et que les risques de lésion des parois du tube ne sont pas minces. Sans compter la
perturbation apportée par
la mesure à ce micro—environnement! Lors d’une plongée
de récolte, un spécimen a été délogé de son tube et s’est trouvé en contact avec'les
sulfures. Nous avons eu la curiosité de placer la
sonde de température du submersible Alvin sur
_
le ver, qui s’est alors entouré autour d’elle. La
-
I
sonde affichait la température bien peu phy—
.
'
siologique pour un métazoaire de 105 °C. À
_
"
'
terre, on peut introduire un thermocouple à
_‘
_
.
__
l’intérieur même de l’animal pour mesurer sa
'
_
‘
température interne. C’est ainsi que l’on a
.
_
mesuré chez des fourmis du désert des tem—
Ï
pératures excédant régulièrement 55 °C. Ne
*
.'
pouvant réaliser cette mesure directe, nous ‘
'
_'
nous sommes interrogés sur la capacité des
_
‘
.
différents constituants biblogiques de l’ani—
_
__
_
_
mal à résister aux températures mesurées
—.
.
.
_
dans le milieu. Les hémoglobines, les sys—
.
'
‘
tèmes enzymatiques de La respiration et le
.…
’
"’“
collagène ne peuvent pas conserver leurs
Ce beau sourire
propriétés biologiques au—dessus d'une température interne de 40 à 50 °C. Quoi
est celui du « ver
qu’il en soit, le ver de Pompéi colonise un des environnements les plus hostiles à
Chenîue », dont
la vieanimale qui soit sur notreblanète.
'
la rangée de petites
.
,.
“
\
dents venüales permet
Dans les crrconstances normales, les vers de Pomper ont un caractere plutot
de rader 1e substrat
réservé: leur système branchial ne sort du tube que pendant de brèves périodes
Pour
lm
pour"s’oxygénèr et le ver lui—mème fait de timides et rares excursions de son
baCtënen'
pour
aller visiter des tubes voisins et s’y reproduire, soit pour chasser
”violemment u‘n intrus comme l’est son commensal le ver chenille Hesiolyro bergi.
Le système circulatoire et les pigments sanguins d’Alvine/lo sont bien adaptés
à cette vie en milieu hypoxique: unetrès grande surface branchiale, une hémo—
'
globine circ_ulante qui a une très forte affinité pour l’oxygène et un liquide coelo—
‘
mique contenant des globules rouges lui permettent de résister aux conditions de
vie dans un tube percolé d'une eau pauvre en oxygène.
112
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LES TRÉSORS DES ABYSSES
Comment résister aux températures extrêmes ?_
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Les vers de Pompéi sont les animaux les plus thermophiles connus à ce jour, au
moins en milieu marin, puisque la température de leur habitat varie grossièrement
entre 20 et 60 °C (et même 80
selon certaines publications scientifiques). il est
vrai que la mesure de température par un submersible de l8 tonnes introduisant
une sonde à l’intérieur d’un tube de deux centimètres de diamètre est une gageure,
et que les risques de lésion des parois du tube ne sont pas minces. Sans compter la
perturbation apportée par
la mesure à ce micro—environnement! Lors d’une plongée
de récolte, un spécimen a été délogé de son tube et s’est trouvé en contact avec'les
sulfures. Nous avons eu la curiosité de placer la
sonde de température du submersible Alvin sur
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le ver, qui s’est alors entouré autour d’elle. La
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collagène ne peuvent pas conserver leurs
Ce beau sourire
propriétés biologiques au—dessus d'une température interne de 40 à 50 °C. Quoi
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qu’il en soit, le ver de Pompéi colonise un des environnements les plus hostiles à
Chenîue », dont
la vieanimale qui soit sur notreblanète.
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Dans les crrconstances normales, les vers de Pomper ont un caractere plutot
de rader 1e substrat
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aller visiter des tubes voisins et s’y reproduire, soit pour chasser
”violemment u‘n intrus comme l’est son commensal le ver chenille Hesiolyro bergi.
Le système circulatoire et les pigments sanguins d’Alvine/lo sont bien adaptés
à cette vie en milieu hypoxique: unetrès grande surface branchiale, une hémo—
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globine circ_ulante qui a une très forte affinité pour l’oxygène et un liquide coelo—
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mique contenant des globules rouges lui permettent de résister aux conditions de
vie dans un tube percolé d'une eau pauvre en oxygène.
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