EFFETS SUR LES COMMUNA UTES NA TURELLES
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L’absence anormale d’oiseaux marins et maritimes, tant stationnés qu’en migration, dans toute la zone concernée;
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La disparition des espèces terrestres dans les jardins de bord de mer des zones les
plus touchées.
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Monnat (1978) indique que quatre espèces d’oiseaux totalisent à elles seules plus de
85 p. 100 des victimes. Ce sont les trois représentants indigènes de la famille des Alcidés :
le macareux (Fratercula arctica) avec 27,7 p. 100, le petit pingouin (Alea tarda) avec
23,6 p. 100 et le guillemot de Tro' : Uria aalge avec 17,5 p. 100 ; vient ensuite le cormoran
huppé (Phalacrocorax aristotelis) avec 16,5 p. 100.
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Cet effet d‘évitement peut résulter de la volatilité importante du pétrole, particulière_'
ment fluide, de l’Amoco—Cadiz, de sa faible teneur en asphalte et de sa teneur élevée en
composés aromatiques. Toutefois, bien que les données concernant les déversements de
fuels légers en mer soient peu abondantes, quelques exemples indiquent au contraire, dans
de tels cas, une forte mortalité. Ainsi, Kirby (1970) signale que 86 000 oiseaux, notamment
des guillemots, moururent dans les deux jours qui suivirent un déversement de fuel léger
au large de la côte Ouest de la péninsule de l’Alaska, en avril 1969.
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Le nettoyage des oiseaux mazoutés n’assure généralement pas leur rétablissement.
Aussi, la seule solution satisfaisante pour protéger les oiseaux, dont certaines espèces sont
en voie de disparition, est, comme le conseille Clark (1973), de traiter aussitôt que possible
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les nappes par des dispersants pétroliers.
Les communautés pélagiques
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A la suite de la catastrophe de l’Amoco-Cadiz, plusieurs campagnes océanographi—
ques ont permis de déterminer les limites géographiques de l’extension de la pollution
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pétrolière, de Brest aux îles anglo-normandes et l’évolution des teneurs en hydrocarbures
dans l’eau de mer (g. IV-1). On observe une décroissance, généralement rapide, des
teneurs en hydrocarbures dans les eaux de surface d’avril à juin 1978; la pollution ne
persistant en juin que dans le secteur des abers et dans les baies de Morlaix et de Lannion.
En septembre, il apparaît une augmentation des teneurs sur l’ensemble de la zone
côtière et, particulièrement, à l’est de la Baie de Lannion, entre les Sept—Îles et
l’embouchure de la rivière du Trieux. Cette augmentation est probablement provoquée
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par la remise en suspension dans la masse d’eau du pétrole piégé à la côte (Marchand et
coll., 1979).
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Le plancton
Les organismes planctoniques étant solidaires des masses d’eau, sont particulièrement
vulnérables aux déversements pétroliers, car ils ne peuvent comme “le necton éviter les
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zones contaminées. Les algues unicellulaires du phytoplancton ou plancton végétal
constituent les principaux producteurs primaires des océans. Le zooplancton qui s’en
nourrit, est également un maillon critique puisqu’il alimente les poissons, les mammifères
LACAZE — La pollution pétrolière en milieu marin
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