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LA POLLUTION PETR OLIÈRE EN MILIEU MARIN
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La grande taille des dispositifs, si elle présente l’intérêt signalé plus haut, constitue le
plus souvent un obstacle à une construction en série et explique le nombre très réduit
d’enceintes utilisées lors des différents programmes (tableau II—2). Aussi, une critique
sévère au système des « tours réservoirs » est de n’être construite qu’à un seul exemplaire.
L’intérêt des systèmes à enceinte unique ou peu nombreuses n’est d’ailleurs nullement en
cause : l’isolement d’une masse d’eau unique, fournit à l’expérimentateur la certitude
d’étudier l’évolution d’un écosystème bien déterminé, certitude que n’a pas l’océanographe qui, bien qu’0pérant généralement en station xe, n’est jamais certain de prélever
deux fois dans la même masse d’eau. La reproductibilité, dans le cas d’installation unique,
peut seulement être déterminée par une nouvelle réalisation de l’expérience. Toutefois, les
enceintes doivent être multiples dans le cas de recherches appliquées aux effets des
pollutions. L’expérimentation ne doit pas se limiter à la pollution des eaux d’une enceinte
(Menzel et Case, 1977), mais à l’étude simultanée d’un nombre sufsant de systèmes
témoins et de systèmes traités.
Ainsi, pour pouvoir étudier les effets de différents polluants sur des écosystèmes
expérimentaux, le Marine Ecosystem Research Laboratory, sur un programme proposé
par l’Université de Rhode Island à l’Environmental Protection Agency, a achevé
récemment la construction de 12 tours réservoirs de 15 m3 (g. II—9 et 11-10).
‘
Lors d’expérimentations effectuées en France, de 1971 à 1973, dans__l’estuaire de la
Rance, les chercheurs se sont efforcés d’augmenter le nombre des enceintes et de réaliser
des systèmes maniables et robustes (g. II-8). Des séries de 18 enceintes, chacune d’une
capacité de 400 litres, furent immergées dans la Rance maritime (6 unités témoins,
6 polluées par le pétrole, 6 par un dispersant ou une émulsion pétrole—dispersant). Le
nombre des enceintes était alors sufsamment élevé pour permettre une interprétation
statistique des résultats (Lacaze, 1974a et b; Lacaze et Villedon de Naïde, 1976). Les
expérimentations en écosystèmes aquatiques contrôlés constituent une approche expérimentale très souple. Elles permettent des recherches écologiques extrêmement variées qui
sont conduites en fonction des problèmes posés. Ainsi, pour étudier les échanges entre les
habitats benthiques et pélagiques, d’autres installations que celles précitées
utilisées à l’Université de Kiel : la colonne d’eau est alors immobilisée sur le fond
(manipulation seulement possible dans des zones de faibles marnages); en Belgique, le
« bassin de retenue >> du port d’Ostende (un million de tonnes d’eau), considéré comme un
écosystème expérimental géant, fait par ailleurs l’objet d’une étude globale. A l’inverse, des
'
microécosystèrnes de laboratoire permettent, du fait de leur petite taille (quelques litres) et
de leur bonne reproductibilité, des expérimentations extrêmement variées. Ces dernières
contribuent à expliquer l’évolution des communautés phytoplanctoniques que
observe dans les enceintes de grande taille (Menzel, 1977).
'
Extrapolation des résultats au « milieu naturel »
Plus le système expérimental sera proche du milieu naturel, plus l’extrapolationdes
résultats obtenus à une situation réelle sera aisée. Un des objectifs des CEPEX a été de
reconstituer des conditions voisines de celles du milieu naturel. Bien que certaines espèces
aient été éliminées dans l’eau des enceintes expérimentales, la diversité des biocénoses
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LA POLLUTION PETR OLIÈRE EN MILIEU MARIN
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La grande taille des dispositifs, si elle présente l’intérêt signalé plus haut, constitue le
plus souvent un obstacle à une construction en série et explique le nombre très réduit
d’enceintes utilisées lors des différents programmes (tableau II—2). Aussi, une critique
sévère au système des « tours réservoirs » est de n’être construite qu’à un seul exemplaire.
L’intérêt des systèmes à enceinte unique ou peu nombreuses n’est d’ailleurs nullement en
cause : l’isolement d’une masse d’eau unique, fournit à l’expérimentateur la certitude
d’étudier l’évolution d’un écosystème bien déterminé, certitude que n’a pas l’océanographe qui, bien qu’0pérant généralement en station xe, n’est jamais certain de prélever
deux fois dans la même masse d’eau. La reproductibilité, dans le cas d’installation unique,
peut seulement être déterminée par une nouvelle réalisation de l’expérience. Toutefois, les
enceintes doivent être multiples dans le cas de recherches appliquées aux effets des
pollutions. L’expérimentation ne doit pas se limiter à la pollution des eaux d’une enceinte
(Menzel et Case, 1977), mais à l’étude simultanée d’un nombre sufsant de systèmes
témoins et de systèmes traités.
Ainsi, pour pouvoir étudier les effets de différents polluants sur des écosystèmes
expérimentaux, le Marine Ecosystem Research Laboratory, sur un programme proposé
par l’Université de Rhode Island à l’Environmental Protection Agency, a achevé
récemment la construction de 12 tours réservoirs de 15 m3 (g. II—9 et 11-10).
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Lors d’expérimentations effectuées en France, de 1971 à 1973, dans__l’estuaire de la
Rance, les chercheurs se sont efforcés d’augmenter le nombre des enceintes et de réaliser
des systèmes maniables et robustes (g. II-8). Des séries de 18 enceintes, chacune d’une
capacité de 400 litres, furent immergées dans la Rance maritime (6 unités témoins,
6 polluées par le pétrole, 6 par un dispersant ou une émulsion pétrole—dispersant). Le
nombre des enceintes était alors sufsamment élevé pour permettre une interprétation
statistique des résultats (Lacaze, 1974a et b; Lacaze et Villedon de Naïde, 1976). Les
expérimentations en écosystèmes aquatiques contrôlés constituent une approche expérimentale très souple. Elles permettent des recherches écologiques extrêmement variées qui
sont conduites en fonction des problèmes posés. Ainsi, pour étudier les échanges entre les
habitats benthiques et pélagiques, d’autres installations que celles précitées
utilisées à l’Université de Kiel : la colonne d’eau est alors immobilisée sur le fond
(manipulation seulement possible dans des zones de faibles marnages); en Belgique, le
« bassin de retenue >> du port d’Ostende (un million de tonnes d’eau), considéré comme un
écosystème expérimental géant, fait par ailleurs l’objet d’une étude globale. A l’inverse, des
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microécosystèrnes de laboratoire permettent, du fait de leur petite taille (quelques litres) et
de leur bonne reproductibilité, des expérimentations extrêmement variées. Ces dernières
contribuent à expliquer l’évolution des communautés phytoplanctoniques que
observe dans les enceintes de grande taille (Menzel, 1977).
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Extrapolation des résultats au « milieu naturel »
Plus le système expérimental sera proche du milieu naturel, plus l’extrapolationdes
résultats obtenus à une situation réelle sera aisée. Un des objectifs des CEPEX a été de
reconstituer des conditions voisines de celles du milieu naturel. Bien que certaines espèces
aient été éliminées dans l’eau des enceintes expérimentales, la diversité des biocénoses
