_
’
Introduction
'
La pollution pétrolière offre à chacun de nous une image repoussante par bien des
aspects : pellicules d’hydrocarbures ottant sur l’eau, résidus goudronneux et présence
d’animaux morts ou moribonds — c’est le cas de nombreux oiseaux — sur les plages.
Beaucoup d’organismes marins contiennent aujourd’hui des hydrocarbures d’origine
.
..
fossile. En surface, les eaux de la Baltique présentent des concentrations de pétrole se
:
situant entre 0,3 et 1,0 mg/l, c’est-à—dire cent fois plus élevées que celles d’eaux non
:
polluées.
'
Les conséquences écologiques de ce type de pollution sont difciles à évaluer pour
'
plusieurs raisons
—
,-—
la complexité du—polluant. Les pétroles bruts sont constitués par un nombre
considérable de composés. Par ailleurs, on ne peut parler d’un pétrole mais de pétroles
-
d’origines, de compositions, donc de toxicités très différentes. On confond, en outre,
souvent, les pétroles et les produits rafnés. Sous l’effet des "facteurs écologiques
(turbulence, éclairement, température, biOdégradation, etc.), les hydrocarbures pétroliers
présentent des modications physico_—chimiques considérables : le polluant qui agira sur
les organismes et sur les biocénoses sera généralement très différent du polluant d’origine ;
—
la coexistence d’hydrocarbures biologiques ou « biogéniques » et d’hydrocarbures
pétroliers d’origine «fossile », difciles à différencier les uns des autres;
; —
la nécessité d’utiliser des moyens analytiques très sophistiqués et coûteux;
‘
'
—
les difcultés expérimentales. Les recherches concernant les produits pétroliers
consistent à évaluer les effets de mélanges généralement non miscibles à l’eau et
'
partiellement volatils.
Ces remarques expliquent les résultats contradictoires obtenus sur le terrain àla suite
de pollutions accidentelles ou chroniques ou au laboratoire lorsque les conditions
expérimentales ne sont pas rigoureusement contrôlées. Elles expliquent aussi que
des
preuves scientiques convaincantes ne sont pas encore venues conrmer le bien—fondé des
_
diverses préoccupations concernant l’impact des hydrocarbures pétroliers sur l’écologie
marine, de sorte que l’on ne peut guère actuellement avancer de conclusions irréfutables.
Cet état de fait n’est pas étranger aux problèmes méthodologiques que pose aujourd’hui le
développement des recherches écotoxicologiques. Il est urgent, comme le rapporte le plan
d’ensemble de l’étude mondiale de la pollution dans le milieu marin élaboré sous l’égide de
_
la Commission océanographique internationale, d’utiliser différents types d’écosystèmes
expérimentaux. Ces derniers établissent un lien entre l’observation du milieu naturel et les
études purement toxicologiques ou physiologiques réalisées obligatoirement au labora- '
toire.
Trois types d’approches peuvent être utilisées pour déterminer l’impact des produits
—
pétroliers sur l’environnement.
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Introduction
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La pollution pétrolière offre à chacun de nous une image repoussante par bien des
aspects : pellicules d’hydrocarbures ottant sur l’eau, résidus goudronneux et présence
d’animaux morts ou moribonds — c’est le cas de nombreux oiseaux — sur les plages.
Beaucoup d’organismes marins contiennent aujourd’hui des hydrocarbures d’origine
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fossile. En surface, les eaux de la Baltique présentent des concentrations de pétrole se
:
situant entre 0,3 et 1,0 mg/l, c’est-à—dire cent fois plus élevées que celles d’eaux non
:
polluées.
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Les conséquences écologiques de ce type de pollution sont difciles à évaluer pour
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plusieurs raisons
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la complexité du—polluant. Les pétroles bruts sont constitués par un nombre
considérable de composés. Par ailleurs, on ne peut parler d’un pétrole mais de pétroles
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d’origines, de compositions, donc de toxicités très différentes. On confond, en outre,
souvent, les pétroles et les produits rafnés. Sous l’effet des "facteurs écologiques
(turbulence, éclairement, température, biOdégradation, etc.), les hydrocarbures pétroliers
présentent des modications physico_—chimiques considérables : le polluant qui agira sur
les organismes et sur les biocénoses sera généralement très différent du polluant d’origine ;
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la coexistence d’hydrocarbures biologiques ou « biogéniques » et d’hydrocarbures
pétroliers d’origine «fossile », difciles à différencier les uns des autres;
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la nécessité d’utiliser des moyens analytiques très sophistiqués et coûteux;
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les difcultés expérimentales. Les recherches concernant les produits pétroliers
consistent à évaluer les effets de mélanges généralement non miscibles à l’eau et
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partiellement volatils.
Ces remarques expliquent les résultats contradictoires obtenus sur le terrain àla suite
de pollutions accidentelles ou chroniques ou au laboratoire lorsque les conditions
expérimentales ne sont pas rigoureusement contrôlées. Elles expliquent aussi que
des
preuves scientiques convaincantes ne sont pas encore venues conrmer le bien—fondé des
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diverses préoccupations concernant l’impact des hydrocarbures pétroliers sur l’écologie
marine, de sorte que l’on ne peut guère actuellement avancer de conclusions irréfutables.
Cet état de fait n’est pas étranger aux problèmes méthodologiques que pose aujourd’hui le
développement des recherches écotoxicologiques. Il est urgent, comme le rapporte le plan
d’ensemble de l’étude mondiale de la pollution dans le milieu marin élaboré sous l’égide de
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la Commission océanographique internationale, d’utiliser différents types d’écosystèmes
expérimentaux. Ces derniers établissent un lien entre l’observation du milieu naturel et les
études purement toxicologiques ou physiologiques réalisées obligatoirement au labora- '
toire.
Trois types d’approches peuvent être utilisées pour déterminer l’impact des produits
—
pétroliers sur l’environnement.
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