EFFETS-SUR
NATURELLES
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hydrocarbures sont loin d‘être négligeables, puisque quelques p.p.m. sufsent pour
inhiber la photosynthèse des espèces benthiques, bien que ces dernières soient généralement plus résistantes que les formes planctoniques(g. IV-3).
Les zones de fortes accumulations ont été localisées dans lesdeux abers (Benoit et
Wrac’h) et dans les baies de Morlaix et de Lannion.
_
_
La faune non exondable a subi de fortes mortalités en raisonde la plus grande
sensibilité des espèces adaptées à un milieu relativement plus stable que celui des grèves et
des zones couvrantes et découvrantes. Ainsi, si la faune des sables survit largement en zone
littorale, elle est plus fortement frappée en dessous des basses mers; elle a été atteinte
'
parfois au-delà de 40 mètres de profondeur, dans les baies de Lannion et de‘ Morlaix. En
baie de Lannion, sur les 5 km de plage de la Grande-Grève (Saint-Elam, Saint Michelen—Grève), correspondant à une supercie de 10 km2, on a dénombré le 6 avril, jonchant la
plage et accumulés dans le cordon d‘échouage, 3,5 millions de solénidés morts (Pharus
Iegumen, Ensis ensis, E. siliqua), 10 millions d‘Echinocardium cordarum, 7,5 millions de
Cardium edule, 7 millions d’autres bivalves, dont 5 de Mactra corallina, Donax vitialus,
Tellina tenais, Lutraria Iutraria, etc. (Chassé, 1978 a).
Dow et coll. (1975) indiquent également de très fortes mortalités après un déversement
de fuel n° 2 à Searsport (USA.); 50 millions (85 p. 100 de la population récoltable) de
coquillages (Mya) furent alors détruits. La faune des fonds rocheux est difcile à étudier de
‘
manière quantitative. Il existe peu de données sur l‘effet_des pollutions dans ce biotope.
Lorsque la pollution atteignit la station de Pierre—Noire (profondeur : 18 m), en baie de
Morlaix, Cabioch et coll. (1978) observèrent des mortalités massives, pour différentes
espèces d‘amphipodes, alors que les populations de mollusques et de polychètes n’étaient
pas touchées.
'
'
On n’a noté aucun effet sur la croissance des laminaires (Laminaria digitala), exploitées
commercialement, ni sur leurs éléments reproducteurs. Toutefois, comme l’indique Perez
(1978), aussi rassurantes que soient ces constatations, elles ne permettent pas de prévoir
exactement ce qui se passera dans le milieu naturel lorsque les spores devront se xer et
germer pour assurer les prochaines générations sur des substrats encore recouverts
d’hydrocarbures.
'
En ce qui concerne les poissons de fond et les gros crustacés, une mortalité très visible a
été constatée sur dix kilomètres autour'de l’épave durant la première semaine ; ailleurs,
elle est négligeable. Dans cette zone, les lançons ont été particulièrement atteints, de même
que les vieilles ou labres, les lieux jaunes et tacauds. L’échouage est évalué à quelques
10 000 individus de toutes tailles, comprenant divers crustacés notamment 1 000 tour—
teaux (Cancer pagurus). Globalement, on peut cependant considérer que la mortalité
.
immédiate des crustacés, comme celle des poissons est très faible et très localisée. Par
contre, la reproduction de ces espèces a vraisemblablement été perturbée, il faudra
attendre un cycle d’au moins deux années pour pouvoir évaluer les effets des pollutions sur
_
le recrutement, c‘est-à—dire sur la reproduction et l‘arrivée des nouvelles classes d’âge de
_
jeunes individus.
Si, dans l‘ensemble, les crustacés et poissons ont bien survécu, ils ont cependant été
contaminés. Certaines raies, chiens de mer, roussettes, tacauds, grondins et tourteaux
.
présentaient des taux d’hydrocarbures supérieurs à la normale et un goût désagréable
(Michel, 1978). Les faibles teneurs en hydrocarbures (entre 24 et 85 mg/kg) ne semblent
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hydrocarbures sont loin d‘être négligeables, puisque quelques p.p.m. sufsent pour
inhiber la photosynthèse des espèces benthiques, bien que ces dernières soient généralement plus résistantes que les formes planctoniques(g. IV-3).
Les zones de fortes accumulations ont été localisées dans lesdeux abers (Benoit et
Wrac’h) et dans les baies de Morlaix et de Lannion.
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La faune non exondable a subi de fortes mortalités en raisonde la plus grande
sensibilité des espèces adaptées à un milieu relativement plus stable que celui des grèves et
des zones couvrantes et découvrantes. Ainsi, si la faune des sables survit largement en zone
littorale, elle est plus fortement frappée en dessous des basses mers; elle a été atteinte
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parfois au-delà de 40 mètres de profondeur, dans les baies de Lannion et de‘ Morlaix. En
baie de Lannion, sur les 5 km de plage de la Grande-Grève (Saint-Elam, Saint Michelen—Grève), correspondant à une supercie de 10 km2, on a dénombré le 6 avril, jonchant la
plage et accumulés dans le cordon d‘échouage, 3,5 millions de solénidés morts (Pharus
Iegumen, Ensis ensis, E. siliqua), 10 millions d‘Echinocardium cordarum, 7,5 millions de
Cardium edule, 7 millions d’autres bivalves, dont 5 de Mactra corallina, Donax vitialus,
Tellina tenais, Lutraria Iutraria, etc. (Chassé, 1978 a).
Dow et coll. (1975) indiquent également de très fortes mortalités après un déversement
de fuel n° 2 à Searsport (USA.); 50 millions (85 p. 100 de la population récoltable) de
coquillages (Mya) furent alors détruits. La faune des fonds rocheux est difcile à étudier de
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manière quantitative. Il existe peu de données sur l‘effet_des pollutions dans ce biotope.
Lorsque la pollution atteignit la station de Pierre—Noire (profondeur : 18 m), en baie de
Morlaix, Cabioch et coll. (1978) observèrent des mortalités massives, pour différentes
espèces d‘amphipodes, alors que les populations de mollusques et de polychètes n’étaient
pas touchées.
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On n’a noté aucun effet sur la croissance des laminaires (Laminaria digitala), exploitées
commercialement, ni sur leurs éléments reproducteurs. Toutefois, comme l’indique Perez
(1978), aussi rassurantes que soient ces constatations, elles ne permettent pas de prévoir
exactement ce qui se passera dans le milieu naturel lorsque les spores devront se xer et
germer pour assurer les prochaines générations sur des substrats encore recouverts
d’hydrocarbures.
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En ce qui concerne les poissons de fond et les gros crustacés, une mortalité très visible a
été constatée sur dix kilomètres autour'de l’épave durant la première semaine ; ailleurs,
elle est négligeable. Dans cette zone, les lançons ont été particulièrement atteints, de même
que les vieilles ou labres, les lieux jaunes et tacauds. L’échouage est évalué à quelques
10 000 individus de toutes tailles, comprenant divers crustacés notamment 1 000 tour—
teaux (Cancer pagurus). Globalement, on peut cependant considérer que la mortalité
.
immédiate des crustacés, comme celle des poissons est très faible et très localisée. Par
contre, la reproduction de ces espèces a vraisemblablement été perturbée, il faudra
attendre un cycle d’au moins deux années pour pouvoir évaluer les effets des pollutions sur
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le recrutement, c‘est-à—dire sur la reproduction et l‘arrivée des nouvelles classes d’âge de
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jeunes individus.
Si, dans l‘ensemble, les crustacés et poissons ont bien survécu, ils ont cependant été
contaminés. Certaines raies, chiens de mer, roussettes, tacauds, grondins et tourteaux
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présentaient des taux d’hydrocarbures supérieurs à la normale et un goût désagréable
(Michel, 1978). Les faibles teneurs en hydrocarbures (entre 24 et 85 mg/kg) ne semblent
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