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LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
. Arenicola marina : apparemment non affecté ainsi que beaucoup d‘autres espèces de
vers fouisseurs ;
_
. Ophélidés : (espèces caractéristiques des sables trèspropres) Lanice conchylegia
(espèce à tube sableux) légèrementtouchée.
. Les lamellibranches, généralement très sérieusement atteints
. Solen, Ensis spp, Pharus (couteaux) presque totalement détruits;
.
Cardium edule (coques) quelques survivants;
‘
.
Tellina spp. péu touché;
-
_
. M ya arenaria, pas de mortalité.
'. Les crustacés
.
o' Talitrus saltator (puce des sables), espèce du haut niveaû des marées, lourdement
touché. Ces détritivores se nourrissant des épaves d’algues et de détritus divers ont un rôle
écologique important. Leur disparition, favorisant l’accumulation des détritus, risque
d’entraîner un décit important en oxygène dans le sédiment et par voie de conséquence,
de retarder la dégradation des hydrocarbures;
. Haus!orius arenarius
_
niveau tidal moyen : mortalité bien moindre
Bathyporeîa spp.
»
Eyrydice pulchra
»
. Ampelisca brevicornis
niveau moyen et bas : destruction complète
.
Les échinodermes
.
Echinocardium cordatum (oursin de sable), destruction presque totale
.
.
Acrocnida brachiata, quelques survivants
'
. Leptosynapta gallieni, bonne survie
—
'
La vulnérabilité des espèces aux hydrocarbures est spécique et différente de celle liée
à l‘anoxie et à la dessalure, elle se rapprocherait de celle d’eluents de papeterie (Chassé,
1978 b). Ce type de pollution nous indique également que les espèces endogées protégées
par le sédiment sont plus résistantes que les espèces épigées. Ainsi, un grand nombre
d’organismes fouisseurs des marais de l’Île-Grande, pourtant sévèrement touchés par la
pollution, ne furent pas sensibles à cette dernière (Vandermeultän et coll., 1978 b).
Début juillet 1978, Portsall, dans la région des abers et dans les baies de Morlaix et de
_
Lannion, les sédiments des plages, généralement propres en surface, étaient imprégnés en
profondeur de traces de pétrole : dans plus de cent trous de prélèvement, Chassé (1978 b)
constatait l‘apparition d’un lm irisé à la surface de l’eau interstitielle, avec parfois de
petits glomérules d’émulsion brune, c’est vrai à tous les niveaux des plages et_dans tous les
types de sédiments. La teneur en hydrocarbures y était très forte, alors que l’eau côtière
était généralement
décontaminée (0,02 ppm.) C’est ce qui explique que la mortalité se
poursuit toujours et que la méiofaune ne s‘y soit pas encore réimplantée.
—
Les estuaires et lagunes sont généralement riches en matériel organique et contiennent
une faune abondante ; bien abrités, leur auto-nettoyage par les processus naturels en cas
de pollution est très faible, d’où leur vulnérabilité.
.“
Les estuaires (dont les abers), les vasières, les prés—salés côtiers (dom les marais de l’Île—
»
LA POLLUTION PETROLIÈRE EN MILIEU MARIN
. Arenicola marina : apparemment non affecté ainsi que beaucoup d‘autres espèces de
vers fouisseurs ;
_
. Ophélidés : (espèces caractéristiques des sables trèspropres) Lanice conchylegia
(espèce à tube sableux) légèrementtouchée.
. Les lamellibranches, généralement très sérieusement atteints
. Solen, Ensis spp, Pharus (couteaux) presque totalement détruits;
.
Cardium edule (coques) quelques survivants;
‘
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Tellina spp. péu touché;
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. M ya arenaria, pas de mortalité.
'. Les crustacés
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o' Talitrus saltator (puce des sables), espèce du haut niveaû des marées, lourdement
touché. Ces détritivores se nourrissant des épaves d’algues et de détritus divers ont un rôle
écologique important. Leur disparition, favorisant l’accumulation des détritus, risque
d’entraîner un décit important en oxygène dans le sédiment et par voie de conséquence,
de retarder la dégradation des hydrocarbures;
. Haus!orius arenarius
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niveau tidal moyen : mortalité bien moindre
Bathyporeîa spp.
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Eyrydice pulchra
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. Ampelisca brevicornis
niveau moyen et bas : destruction complète
.
Les échinodermes
.
Echinocardium cordatum (oursin de sable), destruction presque totale
.
.
Acrocnida brachiata, quelques survivants
'
. Leptosynapta gallieni, bonne survie
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La vulnérabilité des espèces aux hydrocarbures est spécique et différente de celle liée
à l‘anoxie et à la dessalure, elle se rapprocherait de celle d’eluents de papeterie (Chassé,
1978 b). Ce type de pollution nous indique également que les espèces endogées protégées
par le sédiment sont plus résistantes que les espèces épigées. Ainsi, un grand nombre
d’organismes fouisseurs des marais de l’Île-Grande, pourtant sévèrement touchés par la
pollution, ne furent pas sensibles à cette dernière (Vandermeultän et coll., 1978 b).
Début juillet 1978, Portsall, dans la région des abers et dans les baies de Morlaix et de
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Lannion, les sédiments des plages, généralement propres en surface, étaient imprégnés en
profondeur de traces de pétrole : dans plus de cent trous de prélèvement, Chassé (1978 b)
constatait l‘apparition d’un lm irisé à la surface de l’eau interstitielle, avec parfois de
petits glomérules d’émulsion brune, c’est vrai à tous les niveaux des plages et_dans tous les
types de sédiments. La teneur en hydrocarbures y était très forte, alors que l’eau côtière
était généralement
décontaminée (0,02 ppm.) C’est ce qui explique que la mortalité se
poursuit toujours et que la méiofaune ne s‘y soit pas encore réimplantée.
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Les estuaires et lagunes sont généralement riches en matériel organique et contiennent
une faune abondante ; bien abrités, leur auto-nettoyage par les processus naturels en cas
de pollution est très faible, d’où leur vulnérabilité.
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Les estuaires (dont les abers), les vasières, les prés—salés côtiers (dom les marais de l’Île—
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