BIOLOGIE ET ÊCOLOGIE DES ÉCREVISSES
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Fig. 64 — Eolosion d’un œuf d‘Asfacus /epfodæMus
(d’après MALACZYNSKA, 1956)
A—Cordon ; B— Déhiscence ; C—Coque ; D—Larve
Le cordon qui relie l’œuf aux appendices de la mère n’a qu’un rôle de liaison
mécanique à l’exclusion de toute relation biologique. Il est très élastique et s’allonge au
fur et à mesure que le poids de l’œuf s‘accroît ; il devient torsadé en raison des
mouvements incessants auxquels il est soumis pendant l‘incubation. Ces mouvements
sont d’autant plus fréquents que l’eau ambiante peut devenir trouble lors des orages ou
fortes pluies. L’écrevisse peut même désagréger à l’aide de ses pattes les débris les
plus grossiers se déposant sur les œufs. L’animal quitte d’ailleurs rarement sa niche où
il crée un courant d’eau toujours favorable à l’évacuation des déchets et des corps
étrangers. L’adversité du milieu entraîne toutefois des mortalités importantes si la
turbidité de l’eau persiste ou encore si parasites et prédateurs sont en grand nombre.
Fécondité
Le nombre d’ovules dans l’ovaire de l’écrevisse dépend de l’âge et de la
taille de
l’animal. Il oscille entre 50 et 500 œufs, la moyenne se situant autour de 8003
La fécondité « ouvrière >> (Auvergne, 1976), ou nombre d’œufs sous l’abdomen,
est
comprise, selon cet auteur, entre 40 et 50 °/o'dU nombre total d’œufs dans l’ovaire.
Chez Astacus astacus, un sujet de 90 mm contient environ 110 ovules et porte 75 à 80
œufs. Entre 90 et 110 mm, la femelle contient environ 190 ovules et porte 80 à 85 œufs
—
à 110 mm,
elle contient plus de 350 ovules et porte environ 140 œufs.
Chez une même femelle, le diamètre
et le poids des œufs varient assez fortement, de
_8à3,5 mm pour 17à25
Dans la nature, la stérilité des femelles est due à l’adversité du milieu. On pourrait
croire que les carences alimentaires d’un cours d’eau sont en relation avec le degré de
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Fig. 64 — Eolosion d’un œuf d‘Asfacus /epfodæMus
(d’après MALACZYNSKA, 1956)
A—Cordon ; B— Déhiscence ; C—Coque ; D—Larve
Le cordon qui relie l’œuf aux appendices de la mère n’a qu’un rôle de liaison
mécanique à l’exclusion de toute relation biologique. Il est très élastique et s’allonge au
fur et à mesure que le poids de l’œuf s‘accroît ; il devient torsadé en raison des
mouvements incessants auxquels il est soumis pendant l‘incubation. Ces mouvements
sont d’autant plus fréquents que l’eau ambiante peut devenir trouble lors des orages ou
fortes pluies. L’écrevisse peut même désagréger à l’aide de ses pattes les débris les
plus grossiers se déposant sur les œufs. L’animal quitte d’ailleurs rarement sa niche où
il crée un courant d’eau toujours favorable à l’évacuation des déchets et des corps
étrangers. L’adversité du milieu entraîne toutefois des mortalités importantes si la
turbidité de l’eau persiste ou encore si parasites et prédateurs sont en grand nombre.
Fécondité
Le nombre d’ovules dans l’ovaire de l’écrevisse dépend de l’âge et de la
taille de
l’animal. Il oscille entre 50 et 500 œufs, la moyenne se situant autour de 8003
La fécondité « ouvrière >> (Auvergne, 1976), ou nombre d’œufs sous l’abdomen,
est
comprise, selon cet auteur, entre 40 et 50 °/o'dU nombre total d’œufs dans l’ovaire.
Chez Astacus astacus, un sujet de 90 mm contient environ 110 ovules et porte 75 à 80
œufs. Entre 90 et 110 mm, la femelle contient environ 190 ovules et porte 80 à 85 œufs
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à 110 mm,
elle contient plus de 350 ovules et porte environ 140 œufs.
Chez une même femelle, le diamètre
et le poids des œufs varient assez fortement, de
_8à3,5 mm pour 17à25
Dans la nature, la stérilité des femelles est due à l’adversité du milieu. On pourrait
croire que les carences alimentaires d’un cours d’eau sont en relation avec le degré de
