BIOLOGIE ET ÉCOLOGIE DES ÉCREVISSES
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occupe, à moins que cette dernière ne soit suffisamment vaste. Cette sortie,
relativement brève, constitue toutefois une période dangereuse en raison des risques
d’attaque par d’autres animaux aquatiques alors que l’écrevisse est en état de moindre
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Fig. 62 — Femelle PacÆsfacus /en/uscu/usgrainée (ovigère)
,
(Photo J.L. RECHTEINER)
-.
L‘animal se replie sur lui-même très arqué, la queue épanouie, les bords latéraux
développés, appliqués les uns contre les autres. Cette sorte de poche se remplit d’une
humeur liquoreuse, transparente, sécrétée par les glandes dermiques, qui enduit les
soies des pleu'rons et de la queue pour les souder entre eux et former en quelque sorte
le sac.
Les
œufs, libres, mous, dans ce liquide. Suivant les
mouvements de la mère,î ils se rassemblent en différents ‘points du sac abdominal où ils
vont demeurer. _A la faveurdes mouvements, l’eau extérieure pénètre en
effet dans la
poche et coagule lentement l’humeur sécrétée antérieurement à la ponte.Η,
Au moment de l’émission des ovules, dont le diamètre variede
2 à 3 mm suivant
l’espèce et parfois la taille, les glandes sexuelles de la femelle produisent une sécrétion
qui se mélange avec l’humeur. Le brassage provoqué par l’agitation des pléopodes
entraîne cette substance vers les spermatophores qu‘elle dissout. Les _spermatozoïdes
sont libérés et fécondent les ovules. Le mélange cémenteux se transforme en une
membrane isolant chaque œuf mais le rendant solidaire
des pléopodes et
de'leurs barbes, ainsi que de toute autre partie de l’abdomen.
La femelle réintègre son trou. )L’incubation va durer de cinq à sept mois. Par
-
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contractions repetees de sa queue,-elle provoque une Circulation d‘eau qw irrigue
les
œufs fécondés, les débarrasse des sédiments et impuretés pouvant les encombrer.
‘
Les œufs n0n fécondés se décomposent, se délitent ; leurs lambeaux sont entraînés
par le courant d’eau ou, sinon, par l’action des pattes abdominales q…
nettment,
peignent, ratissent constamment la grappe d’œufs.
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occupe, à moins que cette dernière ne soit suffisamment vaste. Cette sortie,
relativement brève, constitue toutefois une période dangereuse en raison des risques
d’attaque par d’autres animaux aquatiques alors que l’écrevisse est en état de moindre
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L‘animal se replie sur lui-même très arqué, la queue épanouie, les bords latéraux
développés, appliqués les uns contre les autres. Cette sorte de poche se remplit d’une
humeur liquoreuse, transparente, sécrétée par les glandes dermiques, qui enduit les
soies des pleu'rons et de la queue pour les souder entre eux et former en quelque sorte
le sac.
Les
œufs, libres, mous, dans ce liquide. Suivant les
mouvements de la mère,î ils se rassemblent en différents ‘points du sac abdominal où ils
vont demeurer. _A la faveurdes mouvements, l’eau extérieure pénètre en
effet dans la
poche et coagule lentement l’humeur sécrétée antérieurement à la ponte.Η,
Au moment de l’émission des ovules, dont le diamètre variede
2 à 3 mm suivant
l’espèce et parfois la taille, les glandes sexuelles de la femelle produisent une sécrétion
qui se mélange avec l’humeur. Le brassage provoqué par l’agitation des pléopodes
entraîne cette substance vers les spermatophores qu‘elle dissout. Les _spermatozoïdes
sont libérés et fécondent les ovules. Le mélange cémenteux se transforme en une
membrane isolant chaque œuf mais le rendant solidaire
des pléopodes et
de'leurs barbes, ainsi que de toute autre partie de l’abdomen.
La femelle réintègre son trou. )L’incubation va durer de cinq à sept mois. Par
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Les œufs n0n fécondés se décomposent, se délitent ; leurs lambeaux sont entraînés
par le courant d’eau ou, sinon, par l’action des pattes abdominales q…
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