L’ÉLEVAGE
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Tout propriétaire d’étang qui a introduit dans son plan d’eau des écrevisses “
pour voir ”
et qui ne s’en est plus occupé jusqu’à la vidange, a pratiqué un élevage extensif. La
bête s’est plus ou moins bien acclimatée ; elle s’est nourrie sur le milieu et on en récupère le résultat à la récolte, sans avoir favorisé en quoi que ce soit la production.
Même attitude en eau close : on pose une nasse de temps à autre sans se préoccuper
du rendement.
C’est ainsi que l’on récupère des écrevisses américaines banales sans en avoir
introduit à l’origine ou que l’on constate l’absence apparente d’une espèce que l’on
avait ensemencée avec espoir l’année ou les années précédentes. II s’agit d’un
élevage contemplatif pouvant avoir de l’intérêt pour un esprit curieux des choses de la
nature mais qui, en termes économiques, s’il coûte peu, dans le meilleur des cas
rapporte peu.
Si la récolte d’écrevisses entre cependant dans un plan général d’exploitation du
milieu, la gestion du cheptel s’appuiera sur des règles d’équilibre démographique
impliquant l’exploitation de la seule productivité. Ces règles donnent lieu, le plus
souvent, à des réglements devant en principe organiser et protéger une saine gestion
des stocks. Les élevages naturels, extensifs, sont ainsi très en vogue en Louisiane
dans les « wooded swampland ponds », vastes bas—fonds boisés, inondés, couvrant
parfois plus de 200 hectares, dans les lacs baltes et scandinaves, dans les plans d’eau
turcs.
°
L’élevage intensif est artificiel dans la mesure où il suppose une intervention de
l’homme à différents niveaux : fécondation, incubation, protection, alimentation, etc. La
gestion du cheptel est alors plutôt de type agronomique et zootechnique. Les élevages
artificiels sont nés de l’épuisement des réserves naturelles d’écrevisses en relation
avec les progrès récents dans l’élevage des crustacés marins.
L’élevage intensif est pratiqué dans des milieux aquatiques fortement modifiés par
l’homme : bassins, canaux, séguias, voire dans des milieux absolument artificiels :
bassins, auges, cages, serres d’élevage.
Il consiste à produire le maximum d’écrevisses commerciales dans le minimum d’eau,
dans le délai le plus court et avec les aliments les plus performants tout en étant les
moins coûteux. L’élevage intensif est donc tributaire d’un grand nombre d’interventions
humaines directes et indirectes auxquelles on ajoute la biotechnologie marine de
l’élevage des homards, chevrettes et crevettes ainsi que la technologie avancée des
installations et des productions agroalimentaires nécessaires au nourrissage.
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L’élevage semi—extensif suppose l’intervention de l’homme à des degrés
dans le processus naturel de vie d’une espèce dont on veut favoriser la production.
L’intervention peut porter sur l’amélioration de l’habitat de l’espèce considérée, sur son
alimentation, sur sa reproduction, sur sa capture.
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Amélioration de l’habitat
L’amélioration de l’habitat est une action physique consistant à augmenter la capacité
d’accueil du plan d’eau : configuration des berges pour disposer de la plus grande
longueur périmétrale pour une surface donnée.
L’accroissement de la capacité d’accueil se traduit également par l’augmentation du
nombre d’habitats, de logements, dans lesquels l’écrevisse trouvera sa niche.
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Aide alimentaire
L’aide alimentaire ne signifie pas l’apport de nourriture élaborée. Elle consiste plutôt à
favoriser la végétation aquatique dont l’écrevisse est friande et qur supporte une vre
animale constituant la part carnée de ses besoins : insectes, vers et mollusques.
L’implantation d’herbiers aquatiques contribue également à augmenter la capacüe
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