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L‘ÈCREVISSE ET son ELEVAGE
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Fig. 124 — Aménagement astacicole d’une gravière en eau
(J. ARRlGNON)
La zone productive d’un étang astacicole est celle régulièrement peuplée d’écrevisses
résidentes. Les grands fonds, les parties sans habitat naturel, celles qui sont exposées
au vent et a une trop grande intensité lumineuse sont des zones de transit, exploratoire
ou non. Une île submergée de 10 à 20 cm d’eau, couverte d’herbiers et de saules, est
une zone productive. Une production calculée à l’hectare de plan d’eau ne se rapporte
donc qu’aux zones productives.
Ces zones peuvent être agrandies par l’installation d’habitats artificiels là où les abris
naturels sont insuffisants : des déchets de tuileries, briqueteries, par exemple. Ces
habitats sont disposés en cordons de 0 m 50 a 2 m de large et 0 m 25 à 0 rn 50
d’épaisseur le long des berges sous 0 m 75 ‘a 1 m 50 d’eau, ou en amas dans des
zones plus profondes.
La capacité d’accueil peut en outre être favorisée par des plantations de saules et
d’aulnes en rive, apportant outre le chevelu de leurs racines aquatiques, l’apport nutritif
apprécié que constitue la litière de leurs feuilles.
Dans les grands plans d’eau tels que les lacs et marécages, on ne peut même pas
parler d’élevage extensif mais plutôt d’une acclimatation et d’une prolifération tenant
compte de la capacité biogénique des milieux.
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