Les fouilles, sablières, gravières, tourbières, conviennent très bien à l’élevage extensif
et semi—intensif des écrevisses. Les cressonnières peuvent être aisément converties en
bassins d’élevage intensif. On exploite ainsi des milieux aquatiques initialement créés à
d’autres fins, les uns sans aménagement particulier, les autres grâce à des
modifications de configuration, de caractéristiques (profondeur, largeur), àla disposition
d’habitats.
*Les terrains marécageux, tourbeux, se prêtent à l’aménagement de canaux, de
bassins, voire d’étangs conçus et réalisés envue d’uh'élevage astacicole et acquièrent
ainsi une plus-value qu’aucune autre exploitation n’est capable de leur conférer.
Dans le rapport Wallot, de la Cour Impériale, CARBONNIER (1869) rapporte que le Mar—
quis de Selva avait fait creuser 12 km de canaux astaciColeé sur 12 hectares de sa propriété sise dans la vallée de l’Essonne au Château de Villiers, près de la Ferté—Alais.
Il a ainsi utilisé un plateautourbeux et l’a rendu très productif puisqu’il a élevé jusqu’à
300 000 AstacuS‘ astacus reproducteurs, stock lui ayant assuré de 1863 à 1867 un
rendement annuel de 150 000 à 200 000 écrevisses marchandes, 350 000 en 1869.
Compte tenu des frais de terrassement, d’achat de reproducteurs, d’entretien annuel,
cette première unité française de production intensive devait être amortie en 12 ans,
n’eussent été la guerre de 1870-1871 et la peste des écrevisses.
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L’astaciculture Fournis, à Guéméné-Penfao,‘ Loire—Atlantique (ARRIGNON, 1974) a été
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concue par un exploitant de carrières, dans des plans d’eau close
ces
carrières. Implanté en pénéplaine métamorphique a Schistes traversés de veines de
magnésie, l’élevage estalimenté par des sources Sous—jacenteS fluctuantes. Les
quatre étangs d’élevage s’étendent sur environ 1 ha 50. Toutes les berges sont en
talus naturel. Le fond, caillouteux, n’excède pas 2,80 m. L’élevage a commencé en
1970 à partir de 200 kg d’Astacus Ie,btodactylus adultes, achetées dans le commerce.
Le rendement de 1 kg d’écrevisses marchandes par mètre carré et par'an autorisait de
grands espoirs commerciaux quand une mortalité qUasi totale et subite a ravagé le
cheptel en juillet 1976.
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L’élevage De Malleray, dans l’Indre-et—Loife, s’est appuyé sur
les installations d’une
ferme agricole. Les boxes de la porcherîe
été tranSformés en ‘baSSins d’élevage
d’Austropotamobiu3 pallipes en vue de la vente pOur le ‘répeupiement des cours d’eau.
Les sites les plus divers sont donc aménageables en
astaciculture mais certaines
contraintes graves, dont les maladies à caractère épidémique, conduisent à choisir ou
à aménager un site tel que canaux et bassins soient alimentés en parallèle et non en
série comme à la Ferté—’Alais,soien_t
les, uns des—autres
et
théoriquement « étanches >> aux maladies transmissibles.
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Cette disposition exige un débit d’alimentationen eau
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ordinairement pour toutes lestespèces sauf pour“ Austropotamob'ïus pal/[pes plus
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