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Ricc.…ns (ÉR()ISIËS si'R l.l-‘.S Ql'liSl‘lt)NS n’iä'tiuQt‘i:
Or. tandis que
dans la sphère sociale ou politique, l’accent est mis la
plupart du temps sur des préoccupations de court terme, les caractéristiques
techniques et éthiques des déchets nucléaires forcent à raisonner à beaucoup
plus long terme, au moins dans le cas des combustibles nucléaires usés.
Prendre en compte les aspects éthiques de la gestion à long terme des
déchets nucléaires est passionnant mais c’est aussi un dé, car il n’y a que
rarement des réponses évidentes aux questions qui se posent.
C’est la raison
pour laquelle il est si important d’impliquer les différentes parties prenantes
dans les discussions éthiques. Nous sommes en effet tous pareillement
compétents dans un débat éthique, dans lequel accords ou désaccords
poussent à discuter plus encore.
Dans le processus
de sélection du site de stockage nal, SKB a très tôt
perçu l’importance du dialogue avec (et pas uniquement de l’information
vers) les parties prenantes. Dans la mesure où les municipalités susceptibles
d’accueillir un site de stockage nal sont volontaires, il est crucial de préserver
un vrai dialogue sur les diverses questions que se posent la population et les
autorités. L’éthique et l’égalité entre générations face aux enjeux environ—
nementaux sont certainement la des sujets d’intérêt.
Dans cet esprit,je me souviens d’une réunion dans la commune de Tierp,
qui faisait à l’époque (fin des années 90) l’objet d’une étude de faisabilité.
La réunion était organisée par SKB et avait lieu dans un local de l'église
d’un petit village. L’assemblée était constituée d’une vingtaine de personnes,
dont le pasteur. La discussion en est venue à porter sur l’acceptabilité éthique
de placer des combustibles nucléaires usés à 500 mètres de profondeur,
mettant ainsi les générations futures devant un fait accompli. Le débat est
devenu animé et deux réflexions faites ce soir-là me sont restées à l’esprit
par la suite.
Le pasteur, un homme d’une soixantaine d’années, dit : «je ne parle pas
pour
moi carje ne serai plus là pour
souffrir des conséquences éventuelles.
Maisje pense
à mes petits—enfants et à leurs petits—enfants, et en pensant
à
eux,je me dis que
mettre ces déchets dangereux en terre, exposant ainsi les
générations futures à un risque qu’elles n’ont pas choisi dans un avenir
inconnu, n’est pas acceptable d’un point de vue éthique. » S’ensuivit un
moment de silence avant qu’une dame ne se lève pour donner son avis. Elle
avait une soixantaine d’années et était donc de la même génération que
le
pasteur. Elle dit : « D’un point de vue éthique, je pense que ce qui serait
injuste et inacceptable serait de ne pas s’occuper des déchets de la meilleure
Ricc.…ns (ÉR()ISIËS si'R l.l-‘.S Ql'liSl‘lt)NS n’iä'tiuQt‘i:
Or. tandis que
dans la sphère sociale ou politique, l’accent est mis la
plupart du temps sur des préoccupations de court terme, les caractéristiques
techniques et éthiques des déchets nucléaires forcent à raisonner à beaucoup
plus long terme, au moins dans le cas des combustibles nucléaires usés.
Prendre en compte les aspects éthiques de la gestion à long terme des
déchets nucléaires est passionnant mais c’est aussi un dé, car il n’y a que
rarement des réponses évidentes aux questions qui se posent.
C’est la raison
pour laquelle il est si important d’impliquer les différentes parties prenantes
dans les discussions éthiques. Nous sommes en effet tous pareillement
compétents dans un débat éthique, dans lequel accords ou désaccords
poussent à discuter plus encore.
Dans le processus
de sélection du site de stockage nal, SKB a très tôt
perçu l’importance du dialogue avec (et pas uniquement de l’information
vers) les parties prenantes. Dans la mesure où les municipalités susceptibles
d’accueillir un site de stockage nal sont volontaires, il est crucial de préserver
un vrai dialogue sur les diverses questions que se posent la population et les
autorités. L’éthique et l’égalité entre générations face aux enjeux environ—
nementaux sont certainement la des sujets d’intérêt.
Dans cet esprit,je me souviens d’une réunion dans la commune de Tierp,
qui faisait à l’époque (fin des années 90) l’objet d’une étude de faisabilité.
La réunion était organisée par SKB et avait lieu dans un local de l'église
d’un petit village. L’assemblée était constituée d’une vingtaine de personnes,
dont le pasteur. La discussion en est venue à porter sur l’acceptabilité éthique
de placer des combustibles nucléaires usés à 500 mètres de profondeur,
mettant ainsi les générations futures devant un fait accompli. Le débat est
devenu animé et deux réflexions faites ce soir-là me sont restées à l’esprit
par la suite.
Le pasteur, un homme d’une soixantaine d’années, dit : «je ne parle pas
pour
moi carje ne serai plus là pour
souffrir des conséquences éventuelles.
Maisje pense
à mes petits—enfants et à leurs petits—enfants, et en pensant
à
eux,je me dis que
mettre ces déchets dangereux en terre, exposant ainsi les
générations futures à un risque qu’elles n’ont pas choisi dans un avenir
inconnu, n’est pas acceptable d’un point de vue éthique. » S’ensuivit un
moment de silence avant qu’une dame ne se lève pour donner son avis. Elle
avait une soixantaine d’années et était donc de la même génération que
le
pasteur. Elle dit : « D’un point de vue éthique, je pense que ce qui serait
injuste et inacceptable serait de ne pas s’occuper des déchets de la meilleure
