Une
estion maîtrisée est
ossi
e
g
p
bl
Le temps d’un débat de fond sur les déchets radioactifs se rapproche.
Prévu par une loi votée en 1991 à l’unanimité par
notre Parlement, préparé
par un travail scientique d’envergure de quinze ans sous le pilotage d’une
commission indépendante dédiée, il montre à divers titres combien le souci
de l’éthique est présent dans ce dossier. Ya-t—il en effet un autre sujet de la
vie économique pour lequel on se serait donné quinze ans d’investigations
scientiques avant de décider? Pour lequel on aurait programmé à l’avance
un rendez—vous démocratique (2006) ? Pour lequel on aurait afrmé un
devoir de recherche avant de chercher à décider ? Ces simples éléments
sufsent à illustrer qu’une éthique est bel est bien à l’œuvre dans l’ensemble
de ce dossier.
Parce qu’ils pensaient généralement que
le problème des déchets radio—
actifs était techniquement bien moins difcile à traiter que
d’autres dés
techniques qu’ils avaient à relever, les spécialistes du nucléaire, en France
comme dans la plupart des pays,
ont trop longtemps sousestimé la complexité
de ce sujet. Le débat n’était pas
seulement technique : il a une dimension
psychologique et sociale que
tous les experts
lui reconnaissent aujourd’hui.
Et techniquement, s’il paraissait qu’un mètre de béton, quelques mètres
d’eau ou de terre compactée arrêtent la radioactivité, alors comment ne
pas raisonnablement envisager que quelques centaines de mètres de roche
imperméable à très faible circulation d’eau puissent être une solution au
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Le temps d’un débat de fond sur les déchets radioactifs se rapproche.
Prévu par une loi votée en 1991 à l’unanimité par
notre Parlement, préparé
par un travail scientique d’envergure de quinze ans sous le pilotage d’une
commission indépendante dédiée, il montre à divers titres combien le souci
de l’éthique est présent dans ce dossier. Ya-t—il en effet un autre sujet de la
vie économique pour lequel on se serait donné quinze ans d’investigations
scientiques avant de décider? Pour lequel on aurait programmé à l’avance
un rendez—vous démocratique (2006) ? Pour lequel on aurait afrmé un
devoir de recherche avant de chercher à décider ? Ces simples éléments
sufsent à illustrer qu’une éthique est bel est bien à l’œuvre dans l’ensemble
de ce dossier.
Parce qu’ils pensaient généralement que
le problème des déchets radio—
actifs était techniquement bien moins difcile à traiter que
d’autres dés
techniques qu’ils avaient à relever, les spécialistes du nucléaire, en France
comme dans la plupart des pays,
ont trop longtemps sousestimé la complexité
de ce sujet. Le débat n’était pas
seulement technique : il a une dimension
psychologique et sociale que
tous les experts
lui reconnaissent aujourd’hui.
Et techniquement, s’il paraissait qu’un mètre de béton, quelques mètres
d’eau ou de terre compactée arrêtent la radioactivité, alors comment ne
pas raisonnablement envisager que quelques centaines de mètres de roche
imperméable à très faible circulation d’eau puissent être une solution au
