Les déchets radioactifs
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la mémoire en
uestions
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S’agissant de la lière nucléaire et des déchets qui en résultent, et compte
tenu du danger potentiel que
ceux-ci représentent, la notion de responsa—
bilité de l’ensemble des aCteurs concernés vient aussitôt à l’esprit. Des choix
qui sont faits ou à faire aux procédures concrètes de traitement des déchets
et à leurs contrôles, l’ensemble de la chaîne doit, ici plus encore que dans
d’autres univers, répondre à une éthique inexible, puisque la vie de l’homme
y
est engagée.
Dans la mesure où la prise en compte des déchets radioactifs concerne
non seulement nos contemporains mais également une pléiade de généra—
tions humaines â venir, une éthique de transparence
et d’aide à l’entretien
d’une mémoire collective (mémoire des procédés, des sites, des événements,
des choix) paraît nécessaire à mettre en œuvre. C’est dans cette perspective
que s’inscrit le présent article, qui souhaite discuter de la question — fonda—
mentale, en l’espèce — de la mémoire et des déchets radioactifs. C’est en
comprenant comment fonctionne la perception humaine de la mémoire,
comment elle se nourrit, et en analysant les enjeux que représente la gestion
des déchets à ce niveau, que
l’on pourra
mieux aider l’ensemble des acteurs
à modier et améliorer leurs modes de fonctionnement, dans une perspective
de respect du bien commun.
Si l’histoire humaine est jalonnée d’inventions par lesquelles l’homme a
pu évoluer et développer des conditions de vie toujours plus agréables et
sophistiquées, c’est bien parce que ce même homme n’a cessé de produire,
de transformer des biens « naturels » en outils, en produits, d’élaborer à
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