128
Fiche 4.9 » L‘exhumation du manteau dans les océans
ÇL
‘
de1aquestwnaamsumæsepouwgæmsunmdel€deCf®uœ@œmquea3
complexeMamanmalesasaltes<°«DŒHSSŒSCemdslefutessen’üem‘üflt
m0dèle implique
production magmatique etconduitnécessairementàlamrseenplaëéèdecumulats
de gabbros. d’une couche de complexefomenœœuvertsparunecoucheœnü
nue de lave en c0ussin. Nous savons maintenant quece
atrorscouches
‘.ri’est pas svstématiquement
deÏè dorsaleslentes(vo1rfiche24)
On sait depuis les années 1960 que des roches ultrabasiques affleurent le long des
reliefs de la dorsale médio—atlantique. La cartographie imprécise de l’époque ne
permettait pas de bien connaître le contexte local des affleurements. Des sables, des
grès et des brèches sédimentaires à forte proportion de serpentinites (les minéraux
serpentineux dérivent de l’hydratation des péridotites du manteau) ont été carottés
et dragués a cette époque le long de l’axe de la dorsale. Dans les années 19704980,
les nombreuses campagnes d’exploration par dragage des principales zones de fracture
des Océans Atlantique et Indien (Failles Romanche, Kane, Vema, Saint Paul, Owen,
Atlantis) ont montré que des serpentinites sont mises a l’affleurement au pied des
murs de ces grandes structures. Ces faits étaient confirmés par la présence de pérido»
tites serpentinisées sur les îlots de St Paul dans l’Atlantique central, minuscules
témoins émergés des reliefs liés à la zone de fracture du même nom. Dans ces
contextes transformants, les serpentinites sont généralement associées à des gabbros
mvlonitiques métamorphisés dans le faciès amphibolite (soit à des températures rela»
tivement élevées, de 600 à 700 °C), témoignant des déformations liées au fonction»
nement de la faille transformante dans un contexte « chaud », à proximité de la
zone d’accrétion océanique (fiche 4.7). L’abondance de ces roches dans ces contextes
et l’importance des zones de fracture comme objet—clé de la tectonique des plaques
ont alors fait penser que seules les failles transformantes océaniques étaient propices
à la mise à l’affleurement du manteau. En raison de la plasticité des serpentinites, la
mise à l’affleurement du manteau a été interprétée comme le résultat de « protrusions
tectoniques », les termes « dénudation » et << exhumation » n’étant pas ou peu
employés à l’époque. La découverte de serpentinites afeurant sur les parois de la
vallée transformante de Garett, le long de la dorsale rapide Est—Pacifique, confirmait
cette idée. Dans les années
ces exemples océaniques ont ainsi permis
d’interpréter de nombreuses situations caractéristiques des ophiolites des Alpes ou de
l’Appenin ligure, montrant des sédiments pélagiques reposant directement sur des
roches du manteau ou sur des gabbros, et caractérisées par des niveaux de brèches de
composition ultrabasique intercalés dans les sédiments pélagiques de la couverture
des ophiolites (fiche 5.5). On a alors proposé que toutes les ophiolites ligures et
alpines 5.1. (du Piémont aux Grisons) soient issues d’anciennes zones de fractures
Fiche 4.9 » L‘exhumation du manteau dans les océans
ÇL
‘
de1aquestwnaamsumæsepouwgæmsunmdel€deCf®uœ@œmquea3
complexeMamanmalesasaltes<°«DŒHSSŒSCemdslefutessen’üem‘üflt
m0dèle implique
production magmatique etconduitnécessairementàlamrseenplaëéèdecumulats
de gabbros. d’une couche de complexefomenœœuvertsparunecoucheœnü
nue de lave en c0ussin. Nous savons maintenant quece
atrorscouches
‘.ri’est pas svstématiquement
deÏè dorsaleslentes(vo1rfiche24)
On sait depuis les années 1960 que des roches ultrabasiques affleurent le long des
reliefs de la dorsale médio—atlantique. La cartographie imprécise de l’époque ne
permettait pas de bien connaître le contexte local des affleurements. Des sables, des
grès et des brèches sédimentaires à forte proportion de serpentinites (les minéraux
serpentineux dérivent de l’hydratation des péridotites du manteau) ont été carottés
et dragués a cette époque le long de l’axe de la dorsale. Dans les années 19704980,
les nombreuses campagnes d’exploration par dragage des principales zones de fracture
des Océans Atlantique et Indien (Failles Romanche, Kane, Vema, Saint Paul, Owen,
Atlantis) ont montré que des serpentinites sont mises a l’affleurement au pied des
murs de ces grandes structures. Ces faits étaient confirmés par la présence de pérido»
tites serpentinisées sur les îlots de St Paul dans l’Atlantique central, minuscules
témoins émergés des reliefs liés à la zone de fracture du même nom. Dans ces
contextes transformants, les serpentinites sont généralement associées à des gabbros
mvlonitiques métamorphisés dans le faciès amphibolite (soit à des températures rela»
tivement élevées, de 600 à 700 °C), témoignant des déformations liées au fonction»
nement de la faille transformante dans un contexte « chaud », à proximité de la
zone d’accrétion océanique (fiche 4.7). L’abondance de ces roches dans ces contextes
et l’importance des zones de fracture comme objet—clé de la tectonique des plaques
ont alors fait penser que seules les failles transformantes océaniques étaient propices
à la mise à l’affleurement du manteau. En raison de la plasticité des serpentinites, la
mise à l’affleurement du manteau a été interprétée comme le résultat de « protrusions
tectoniques », les termes « dénudation » et << exhumation » n’étant pas ou peu
employés à l’époque. La découverte de serpentinites afeurant sur les parois de la
vallée transformante de Garett, le long de la dorsale rapide Est—Pacifique, confirmait
cette idée. Dans les années
ces exemples océaniques ont ainsi permis
d’interpréter de nombreuses situations caractéristiques des ophiolites des Alpes ou de
l’Appenin ligure, montrant des sédiments pélagiques reposant directement sur des
roches du manteau ou sur des gabbros, et caractérisées par des niveaux de brèches de
composition ultrabasique intercalés dans les sédiments pélagiques de la couverture
des ophiolites (fiche 5.5). On a alors proposé que toutes les ophiolites ligures et
alpines 5.1. (du Piémont aux Grisons) soient issues d’anciennes zones de fractures
