INTRODUCTION
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douce, celles—ci étant en général sténohaünes. Les estuaires, soumisau cycle
des marées, les cuvettes littorales durant l’exondation sont des régions sou—
mises à de telles conditions.
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La notion d’étagement
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Nous avons vu que certains des facteurs précédemment évoqués n’ont
pas la même importance selon que l’on considère les régions superficielles
ou profondes des zones côtières.'Ainsi hydrodynamisme, marée et lumière
ont une influence graduée et d’ailleurs inverse au fur et à mesure que la
profondeur augmente. Nous avons vu également que les espèces manifestent à l’égard de ces facteurs des degrés d’acclimatation très divers, celles
des niveaux superficiels étant nécessairement euryèces. En conséquence la
colonisation des substrats rocheux et des substrats meubles n’est pas idem-' '
tique le long d’un profil vertical. En chaque point existe un système de
conditions auxquelles correspondent des peuplements animaux et végétaux.
Lorsque certaines de ces conditions varient de manière particulièrement marquée, il existe des contrastes également très prononcés dans la composition des peuplements. Ce phénomène, général et mondial, est habituellement qualifié d’étagement.
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Les écologistes marins ont donc été amenés à distinguer, dans le ben—
thos, une succession d’étages marqués par des types de peuplements. L’étage
est alors défini comme un espace vertical du domaine benthique ou règnent
des conditions relativement homogènes auxquelles correspond un peuplement donné. Tout changement marqué de ces conditions entraîne unchangement dans la composition du peuplement, annonçant le passage à l’étage
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suivant.
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Agitation de l’eau et a fortiori phénomène de marée, accompagnés de
variations d’humectation, sont les facteurs dominants des régions superficielles en Atlantique mais_également en Méditerranée. Au—dessous, le fac—
teur éclairement devient au contraire prépondérant. Les peuplements des
régions supérieures sont composés d’animaux et d’Algues en mélange ; ceux
des régions profondes sont seulement animaux.
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Quelle que soit la région du Globe où l’on se trouve, on rencontre un
schéma‘d’étagement très constant lorsque l’on quitte le domaine terrestre
pour explorer les régions côtières de plus en plus profondes, et l’on distin—
gue ainsi d’une manière générale :
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un étage supraüttoral, non véritablement marin, non immergé mais aspergé
par les embrus, essentiellement colonisé par les Lichens .; lui fait suite un
étage médiolittoral, qui est une zone marine soumise à des périodes d’exon—'
dations drastiques. Dans les mers à marées importantes il occupe la maj eure
partie de la zone de ‘balancement des marées. 'Il‘ fait place—, versie bas, à
un étage infralittoral, encore habité par des Algues photophl'les,maisqui
ne supportent plus d’émersion prolongée en tant que,phénomène habituel.
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Cetétage se termine lorsque disparaissent lesderniers végétaux,photophi—
les tels qüe‘Laminaria ou Phanérogames en populations denses,
ne subsistent que des Algues sciaphiles, au début de l’étage suivànt_bü‘étàge
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circalittoral lui—même défini essentiellementppar31e;peuplement“animah -. '’L’étage circalittoral s’étend en profondeur subie plateau ‘icontinental,jtrès
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