INTRODUCTION
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phologiquement identiques et le cycle est alors qualifié de dimorphe (un
premier type morphologique est commun au gamétophyte et au tétrasporophyte, le second est celui du carposporophyte parasite). Il peut être trimorphe lorsque gamétophyte et tétrasporophyte sont morphologiquement
dissemblables. Tel est le cas de l’ensemble Asparag0psis armata (gamétophyte) et Falkenbergia rufolanosa (tétrasporophyte) longtemps considé—
rés comme deux espèces différentes.
Il existe également un certain nombre de cas où l’une des générations
a disparu ou n’est pas réalisée, le cycle devenant alors digénétique. Ainsi
Gymnogongrus crenulatus est un gamétophyte haploïde où le développe—
ment du zygote conduit directement à l’élaboration d’un tétrasporophyte
parasite et producteur de spores méiotiques, la génération du carpospo—
rophyte n’étant pas réalisée.
Egalement reconnu actuellement comme digénétique, le cycle de Palma—
ria palmata, Algue de grande taille et d’utilisation très ancienne, est demeuré
très longtemps inexpliqué. On récolte couramment dans la nature, d’une
part des tétrasporophytes diploïdes producteurs de tétraspores méiotiques,
d’autre part des gamétophytes mâles haploïdes. L’étude en culture in vilro
du développement des tétraspores a mis en évidence l’existence de gamé—
tophytes femelles microscopiques dont le zygote engendre directement in
situ un tétrasporophyte développé. L’étape du carposporophyte est dans
ce cas également escamotée.
De nombreuses autres variations du cycle reproducteur ont été mises en
évidence chez les Algues rouges et leur interprétation demeure actuellement
encore sujette à discussion.
La longévité des Algues rouges varie selon le degré de complexité d’orga—
nisation des genres et, parfois, selon les espèces au sein d’un même genre
(Po/ysiphonia par exemple). Certaines espèces sont annuelles et connaissent au cours de la saison favorable une succession de générations à courte
durée de vie. D’autres, de forme généralement développée et complexe, sont
pérennantes et peuvent vivre plusieurs années, sans toutefois atteindre des
longévités comparables à celles de certaines Algues brunes.
A l’exception de quelques genres confinés aux eaux douces, la grande
majorité des Rhodophytes sont des Algues marines, on en connaît des repré—
sentants dans toutes les mers du Globe. En règle générale, elles ne constituent pas de populations massives comparables à_ celles des Algues brunes.
Font exception à cela les Corallinacées arbusculaires constituant les fonds
de maerl mondialement distribués dans les régions côtières.
Certaines Algues rouges sont particulièrement bien adaptées à suppor—
ter des conditions de vie extrêmes, telles certaines formes encroûtantes à
large distribution verticale (Hildenbrandîa, certains Lithothamnion encroû—
tants), que l’on rencontre depuis les grottes littorales surélevées jusque dans
le circalittoral.
Certains genres d’Algues rouges sont, de par le Monde, l’objet d’utilisa—
tions industrielles intensives pour leurs mucilages (agar—agar des Gracila—
ria et Gelidium ; carraghénanes des Chondrus,Gigartina et Eucheuma).
D’autres ont eu, dans le passé, des applications pharmaceutiques parti—
culières : telles les propriétés vermifuges des Corallina, Alsidium, Symphyo—
cladia, Digenea, le pouvoir hémostatique de Delesseria sanguinea. Tradi-
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phologiquement identiques et le cycle est alors qualifié de dimorphe (un
premier type morphologique est commun au gamétophyte et au tétrasporophyte, le second est celui du carposporophyte parasite). Il peut être trimorphe lorsque gamétophyte et tétrasporophyte sont morphologiquement
dissemblables. Tel est le cas de l’ensemble Asparag0psis armata (gamétophyte) et Falkenbergia rufolanosa (tétrasporophyte) longtemps considé—
rés comme deux espèces différentes.
Il existe également un certain nombre de cas où l’une des générations
a disparu ou n’est pas réalisée, le cycle devenant alors digénétique. Ainsi
Gymnogongrus crenulatus est un gamétophyte haploïde où le développe—
ment du zygote conduit directement à l’élaboration d’un tétrasporophyte
parasite et producteur de spores méiotiques, la génération du carpospo—
rophyte n’étant pas réalisée.
Egalement reconnu actuellement comme digénétique, le cycle de Palma—
ria palmata, Algue de grande taille et d’utilisation très ancienne, est demeuré
très longtemps inexpliqué. On récolte couramment dans la nature, d’une
part des tétrasporophytes diploïdes producteurs de tétraspores méiotiques,
d’autre part des gamétophytes mâles haploïdes. L’étude en culture in vilro
du développement des tétraspores a mis en évidence l’existence de gamé—
tophytes femelles microscopiques dont le zygote engendre directement in
situ un tétrasporophyte développé. L’étape du carposporophyte est dans
ce cas également escamotée.
De nombreuses autres variations du cycle reproducteur ont été mises en
évidence chez les Algues rouges et leur interprétation demeure actuellement
encore sujette à discussion.
La longévité des Algues rouges varie selon le degré de complexité d’orga—
nisation des genres et, parfois, selon les espèces au sein d’un même genre
(Po/ysiphonia par exemple). Certaines espèces sont annuelles et connaissent au cours de la saison favorable une succession de générations à courte
durée de vie. D’autres, de forme généralement développée et complexe, sont
pérennantes et peuvent vivre plusieurs années, sans toutefois atteindre des
longévités comparables à celles de certaines Algues brunes.
A l’exception de quelques genres confinés aux eaux douces, la grande
majorité des Rhodophytes sont des Algues marines, on en connaît des repré—
sentants dans toutes les mers du Globe. En règle générale, elles ne constituent pas de populations massives comparables à_ celles des Algues brunes.
Font exception à cela les Corallinacées arbusculaires constituant les fonds
de maerl mondialement distribués dans les régions côtières.
Certaines Algues rouges sont particulièrement bien adaptées à suppor—
ter des conditions de vie extrêmes, telles certaines formes encroûtantes à
large distribution verticale (Hildenbrandîa, certains Lithothamnion encroû—
tants), que l’on rencontre depuis les grottes littorales surélevées jusque dans
le circalittoral.
Certains genres d’Algues rouges sont, de par le Monde, l’objet d’utilisa—
tions industrielles intensives pour leurs mucilages (agar—agar des Gracila—
ria et Gelidium ; carraghénanes des Chondrus,Gigartina et Eucheuma).
D’autres ont eu, dans le passé, des applications pharmaceutiques parti—
culières : telles les propriétés vermifuges des Corallina, Alsidium, Symphyo—
cladia, Digenea, le pouvoir hémostatique de Delesseria sanguinea. Tradi-
