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GUIDE DES ALGUES DES MERS D’EUROPE
RHODOPHYTES ou Algues rouges
Les Algues rouges regroupent des formes extrêmement diverses. A l’excep—
tion de quelques rares exemples unicellulaires, la plupart sont pluricellulaires, allant de simples filaments microscopiques à des lames épaisses pouvant atteindre 1 m de long. La complexité morphologique n’atteint cepen—
dant jamais celle des Algues brunes. Malgré leurs formes extrêmement
attractives, les Algues rouges demeurent discrètes, leur recherche et leur
identification, parfois quelque peu délicates, n’en étant que plus captivan—
_
tes.
Malgré cette très grande diversité apparente des types d’organisation, elles
se définissent par un ensemble de caractères communs : caractères cytolo—
giques (structure des plastes) et biochimiques (présence de chlorophylle a
seule, masquée par des pigments surnuméraires que sont phycoérythrines
et phycocyanines ; présence d’un amidon extraplastidial particulier appelé
amidon floridéen ou rhodamylon). Leur couleur est extrêmement variable. Pour une même espèce elle varie en fonction de l’intensité de l’éclairement qui lorsqu’il devient excessif peut entraîner une photodestruction des
pigments surnuméraires ; elle varie également entre les espèces selon les pro—
portions relatives des différents pigments et la construction du thalle. Cer—
tains Rhodophytes apparaissent ainsi noirâtres à la lumière du jour (Ahn—
feltia plicata, Bostrychia, Polysiphonia martensiana ; leur pigmentation
rouge ne peut alors être mise en évidence que par l’usage d’une lumière
artificielle (cf. cet ouvrage).
La reproduction des Algues rouges est complexe et comporte une suc—
cession d’étapes dont seules certaines sont perceptibles extérieurement par
l’observateur de terrain.
Dans la majorité des cas, le cycle est trigénétique et donc caractérisé par
la succession de trois générations. Un sporophyte diploïde appelé tétras—
porophyte, produit des spores méiotiques généralement groupées en tétra—
des à l’intérieur de leur sporocyste. Un gamétophyte haploïde, issu du déve—
loppement
d’une tétraspore, produit des gamètes mâles ou femelles non
mobiles, les thalles pouvant être selon les genres et les espèces dioïques ou
monoïques.
Le gamète femelle demeure hébergé par le gamétophyte et l’oeuf
issu
de la fécondation engendre, sur le gamétophyte porteur, une génération parasite à développement réduit : le carposporophyte. Celui—ci produit des spores diploïdes, les carpospores qui, après libération vont se déve—
lopper en
un nouveau tétrasporophyte diploïde.
La genération carposporophytique, parasite sur le gamétophyte, n’est
pas toujours
aisément discernable extérieurement. Dans certains genres ce
sont de Simples
taches rouge foncé visibles par transparence. Chez d’autres,
au contraire, une prolifération du gamétophyte porteur, en réaction à ce
paras_1trsme,
entraîne la réalisation de sortes de verrues ou cystocarpes bien
identifiables (Gracilaria). Les tétrasporophytes se reconnaissent généralement a leur aspect finement ponctué ou marbré, dû à la présence des sporocystes disséminés dans les régions superficielles du thalle.
_
Il ex1ste de nombreux exemples de variations par rapport au schéma clas51que de ce cycle tr1génétique.
Dans la majorité des cas, gamétophytes et tétrasporophytes sont mor—
GUIDE DES ALGUES DES MERS D’EUROPE
RHODOPHYTES ou Algues rouges
Les Algues rouges regroupent des formes extrêmement diverses. A l’excep—
tion de quelques rares exemples unicellulaires, la plupart sont pluricellulaires, allant de simples filaments microscopiques à des lames épaisses pouvant atteindre 1 m de long. La complexité morphologique n’atteint cepen—
dant jamais celle des Algues brunes. Malgré leurs formes extrêmement
attractives, les Algues rouges demeurent discrètes, leur recherche et leur
identification, parfois quelque peu délicates, n’en étant que plus captivan—
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tes.
Malgré cette très grande diversité apparente des types d’organisation, elles
se définissent par un ensemble de caractères communs : caractères cytolo—
giques (structure des plastes) et biochimiques (présence de chlorophylle a
seule, masquée par des pigments surnuméraires que sont phycoérythrines
et phycocyanines ; présence d’un amidon extraplastidial particulier appelé
amidon floridéen ou rhodamylon). Leur couleur est extrêmement variable. Pour une même espèce elle varie en fonction de l’intensité de l’éclairement qui lorsqu’il devient excessif peut entraîner une photodestruction des
pigments surnuméraires ; elle varie également entre les espèces selon les pro—
portions relatives des différents pigments et la construction du thalle. Cer—
tains Rhodophytes apparaissent ainsi noirâtres à la lumière du jour (Ahn—
feltia plicata, Bostrychia, Polysiphonia martensiana ; leur pigmentation
rouge ne peut alors être mise en évidence que par l’usage d’une lumière
artificielle (cf. cet ouvrage).
La reproduction des Algues rouges est complexe et comporte une suc—
cession d’étapes dont seules certaines sont perceptibles extérieurement par
l’observateur de terrain.
Dans la majorité des cas, le cycle est trigénétique et donc caractérisé par
la succession de trois générations. Un sporophyte diploïde appelé tétras—
porophyte, produit des spores méiotiques généralement groupées en tétra—
des à l’intérieur de leur sporocyste. Un gamétophyte haploïde, issu du déve—
loppement
d’une tétraspore, produit des gamètes mâles ou femelles non
mobiles, les thalles pouvant être selon les genres et les espèces dioïques ou
monoïques.
Le gamète femelle demeure hébergé par le gamétophyte et l’oeuf
issu
de la fécondation engendre, sur le gamétophyte porteur, une génération parasite à développement réduit : le carposporophyte. Celui—ci produit des spores diploïdes, les carpospores qui, après libération vont se déve—
lopper en
un nouveau tétrasporophyte diploïde.
La genération carposporophytique, parasite sur le gamétophyte, n’est
pas toujours
aisément discernable extérieurement. Dans certains genres ce
sont de Simples
taches rouge foncé visibles par transparence. Chez d’autres,
au contraire, une prolifération du gamétophyte porteur, en réaction à ce
paras_1trsme,
entraîne la réalisation de sortes de verrues ou cystocarpes bien
identifiables (Gracilaria). Les tétrasporophytes se reconnaissent généralement a leur aspect finement ponctué ou marbré, dû à la présence des sporocystes disséminés dans les régions superficielles du thalle.
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Il ex1ste de nombreux exemples de variations par rapport au schéma clas51que de ce cycle tr1génétique.
Dans la majorité des cas, gamétophytes et tétrasporophytes sont mor—
