INTRODUCTION
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en évidence à l’aide du Lugol). Si les Algues vertes sont, pour 90 % de
leurs représentants, très diversifiées en eau douce, certains ordres sont cependant à prédominance marine ou exclusivement marins. En règle générale
dans les mers tempérées, la diversité spécifique la plus forte est atteinte à
la limite entre les deux domaines, c’est—à—dire dans les milieux à salinité
variable.
Relativement pauvres en genres dans les mers froides et tempérées, les
Chlorophytes présentent une plus grande diversité de types d’organisation
dans les mers chaudes où les formes calcifiées sont également nombreuses
et parfois spectaculaires (Halimeda).
La reproduction peut se manifester à l’observateur de deux manières.
Dans les cas les plus simples et les plus aisément observables, un ensemble
de cellules végétatives transforment intégralement leur contenu en cellules
fertiles (spores ou gamètes). Tel est le cas des Ulva et des Enteromorpha
dont on observe fréquemment sur les grèves les extrémités décolorées après
complète libération des éléments fertiles. Chez ces espèces, après élimination de la région morte décolorée, le thalle demeuré intact se répare jusqu’à
l’apparition d’une seconde poussée reproductrice. Chez d’autres espèces
au contraire, le thalle se reproduit une seule fois et se transforme intégralement en éléments reproducteurs (holocarpie des Caulerpa, Udotea, Hali—
meda) et ne survit pas à la période de reproduction.
En d’autres cas (Codium par exemple), des cellules spécialisées apparais—
sent au moment de la reproduction et sont relativement peu accessibles à
l’observateur sans les moyens de la microscopie.
Les cycles biologiques des Chlorophytes marins sont divers,—depuis le
cycle digénétique isomorphe (alternance entre un sporophyte diploïde et
un gamétophyte haploïde morphologiquement identiques) des Ulva, Enter0m0rpha, Cladophora jusqu’au cycle monogénétique des Codiales et Cau—
lerpales (une seule génération diploïde et productrice de gamètes), auxquels
s’ajoutent des cas intermédiaires (cycles digénétiques hétéromorphes) ainsi
que de nombreuses possibilités d’aberrations (apoméiose, apomixie, par—
thénogénèse).
Les Chlorophytes marins présentent différents cas de longévité. Certains
sont pérennants, c’est—à—dire susceptibles de vivre plusieurs années, avec
une croissance et une reproduction généralement saisonnières (ex. : Codium,
Halimeda). D’autres sont au contraire annuels et éphémères ; ils ont une
vie courte et connaissent une succession de générations au cours de l’année.
Certains d’entre eux peuvent en outre présenter des périodes de proliféra—
tion importantes et spectaculaires sous l’effet d’un fort ensoleillement et
d’un enrichissement du milieu en sels nutritifs. Tel est le cas des Ulvales
qui provoquent en de nombreux points du Globe des “marées vertes”. Si
ces Algues peuvent proliférer en présence d’un milieu surchargé en sels nutri—
tifs, à l’inverse, leur prolifération en un site donné ne signifie pas nécessairement que ce site soit pollué.
_
Les Chlorophytes sont relativement peu utilisés de par le Monde. Leurs
propriétés chimiques font l’objet de quelques applications. Certaines Ulvales
et Cladophorales auraient été employées aux Caraïbes comme vermifuges.
Récemment, des cultures de Dunalielia (Chlorophytes unicellulaires) à
grande échelle ont été envisagées pour la production de B—carotène destiné
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en évidence à l’aide du Lugol). Si les Algues vertes sont, pour 90 % de
leurs représentants, très diversifiées en eau douce, certains ordres sont cependant à prédominance marine ou exclusivement marins. En règle générale
dans les mers tempérées, la diversité spécifique la plus forte est atteinte à
la limite entre les deux domaines, c’est—à—dire dans les milieux à salinité
variable.
Relativement pauvres en genres dans les mers froides et tempérées, les
Chlorophytes présentent une plus grande diversité de types d’organisation
dans les mers chaudes où les formes calcifiées sont également nombreuses
et parfois spectaculaires (Halimeda).
La reproduction peut se manifester à l’observateur de deux manières.
Dans les cas les plus simples et les plus aisément observables, un ensemble
de cellules végétatives transforment intégralement leur contenu en cellules
fertiles (spores ou gamètes). Tel est le cas des Ulva et des Enteromorpha
dont on observe fréquemment sur les grèves les extrémités décolorées après
complète libération des éléments fertiles. Chez ces espèces, après élimination de la région morte décolorée, le thalle demeuré intact se répare jusqu’à
l’apparition d’une seconde poussée reproductrice. Chez d’autres espèces
au contraire, le thalle se reproduit une seule fois et se transforme intégralement en éléments reproducteurs (holocarpie des Caulerpa, Udotea, Hali—
meda) et ne survit pas à la période de reproduction.
En d’autres cas (Codium par exemple), des cellules spécialisées apparais—
sent au moment de la reproduction et sont relativement peu accessibles à
l’observateur sans les moyens de la microscopie.
Les cycles biologiques des Chlorophytes marins sont divers,—depuis le
cycle digénétique isomorphe (alternance entre un sporophyte diploïde et
un gamétophyte haploïde morphologiquement identiques) des Ulva, Enter0m0rpha, Cladophora jusqu’au cycle monogénétique des Codiales et Cau—
lerpales (une seule génération diploïde et productrice de gamètes), auxquels
s’ajoutent des cas intermédiaires (cycles digénétiques hétéromorphes) ainsi
que de nombreuses possibilités d’aberrations (apoméiose, apomixie, par—
thénogénèse).
Les Chlorophytes marins présentent différents cas de longévité. Certains
sont pérennants, c’est—à—dire susceptibles de vivre plusieurs années, avec
une croissance et une reproduction généralement saisonnières (ex. : Codium,
Halimeda). D’autres sont au contraire annuels et éphémères ; ils ont une
vie courte et connaissent une succession de générations au cours de l’année.
Certains d’entre eux peuvent en outre présenter des périodes de proliféra—
tion importantes et spectaculaires sous l’effet d’un fort ensoleillement et
d’un enrichissement du milieu en sels nutritifs. Tel est le cas des Ulvales
qui provoquent en de nombreux points du Globe des “marées vertes”. Si
ces Algues peuvent proliférer en présence d’un milieu surchargé en sels nutri—
tifs, à l’inverse, leur prolifération en un site donné ne signifie pas nécessairement que ce site soit pollué.
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Les Chlorophytes sont relativement peu utilisés de par le Monde. Leurs
propriétés chimiques font l’objet de quelques applications. Certaines Ulvales
et Cladophorales auraient été employées aux Caraïbes comme vermifuges.
Récemment, des cultures de Dunalielia (Chlorophytes unicellulaires) à
grande échelle ont été envisagées pour la production de B—carotène destiné
