LA FLORE DE MÉDITERRANËE
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de Lyon, c’est une eau relativement froide. qui entrait par Gibraltar, avec
son cortège d’espèces de l’Atlantique Nord ; ainsi sans doute sont arrivées
des espèces comme Gymnogongms crenulatus, et Plocümium cartilagineum.
Lors des périodes de réchauffement maximal (la dernière date de 5 000 ans
environ), ce sont au contraire des espèces de l’Atlantique tropical qu’appor—
tait le courant ; ainsi sont sans doute venues des espèces telles que la petite
Acetabularia parvula ou Caulerpa prolifera.
L’évolution en marche
Les particularités du milieu méditerranéen (faiblesse des marées, pau—
vreté en sels nutritifs, relative constance de la température en profondeur,
brutalité des écarts thermiques près de la surface) ont conduit certaines des
espèces à évoluer à partir de leurs ancêtres atlantiques, donnant ainsi nais_
.
sance à de nouvelles espèces spécifiques à la Méditerranée : on les qualifie
d’endémiques.
Ainsi sont nées, à partir de l’espèce atlantique Cystoseira tamariscifo—
lia, les Cystoseira mediterranea et stricta (en Méditerranée occidentale),
Cystoseira stricta var. spicata (en Adriatique) et var. amentacea (en Grèce).
Au total, la ore méditerranéenne est relativement riche en endémiques :
entre 20 et 25 % de ses espèces. Aux espèces de Cystoseira citées plus haut,
on peut ajouter Laminaria rodriguezii, Sebdenia rodrigueziana et dichotoma, Ptilophora mediterranea, Rissoella verruculosa, Tenarea tortuosa,
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mais la liste en est longue.
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Ajoutons—y Posidonia oceanica qui, pour ne pas être une Algue mais une
plante à eurs, n’en est pas moins l’espèce la plus caractéristique et la plus
répandue de la Méditerranée.
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Les envahisseurs
‘
…
En perçant le canal de Suez, Ferdinand de Lesseps ne se doutait certainement pas que les cargos et les paquebots ne seraient pas les seuls à
l’emprunter. Des centaines d’espèces de la mer Rouge,
ques, Crustacés, Algues, et même une Phanérogame marine, se sont préa—
pitées en Méditerranée. Pour beaucoup d’entre elles, ce n’est d’ailleurs qu’un
retour au pays, des retrouvailles avec une mer dont leurs ancêtres ava1ent
_
été chassés lors de l’assèchement de la Méditerranée, ou plus tard au plus
fort des glaciations quaternaires.
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La venue de ces hôtes, que l’on désigne sousle nom d"‘imrigrants les—
sepsiens”, est facilitée par une particularité hydrologique ; le niveau de la
mer Rouge est un peu supérieur à celui de la Méditerranée ; 10 à 20 cm
seulement, mais c’est suffisantpour que le courant dans le canal aille gêne—
ralement dans le sens mer Rouge—Méditerranée.
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Le plus célèbre des immigrants lessepsiens est*la petite Phanérogam©
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marine HalOphila stipulacea. Elle s’installe d’abord-en Egypte et
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Isä}l i _sl
gagne la Syrie, la Turquie, la Grèce, Malte ; elle
vient d’arrwer.en
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101€.
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D’autres envahisseurs sont venus par Gibraltar. Dans les,années
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ragopsisxarmam (etson sporophyte
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=du_Pacifique,après avoir»côlonisé les côtes
en
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Dans lesannéès 40, c’est au tour
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