ALGUES ROUGES - ATLANTIQUE
133
=Phymatolîthan lenormandîi (Areschoug) Adey
Croûtes rugueuses, très adhérentes au substrat, souvent qualifiées de squamuleuses en raison des nombreuses irrégularités de leur surface ; marge
blanche nette. Tétrasporophytes de couleur gris violet, couverts de con—
ceptacles multipores petits et tabulaires. Gamétophytes de couleur plus
rouge, portant des conceptacles unipores également petits.
Espèce pérennante, photophile, très largement répandue depuis le médio—
littoral jusque dans l’infralittoral ; elle précède Lithophyllum incrustans
dans l’étagement vertical.
Atlantique nord-est (de l’Arctique au Maroc), Atlantique nord-ouest,
Méditerranée, mer Noire.
Peu de confusions possibles lorsque l’espèce est récoltée dans les hauts
niveaux. En profondeur, confusions possibles avec d’autres Lithothamnion
encroûtants dont la distinction nécessite une étude anatomique.
Lithothamnion calcareum (Pallas) Areschoug (fig. 145)
Corallinales, Corallinacées
Etym. : Gr. : branche à allure de pierre
Lat. : riche en chaux.
=Phymatolithon calcareum (Pallas) Adey & Mc Kibbin
Arbuscules libres, ramifiés, fortement calcifiés, de calibre variable (2 à
3 mm), de plusieurs centimètres d’envergure, de couleur bleu violet. Toujours nés de croûtes portées par des graviers ou des coquilles dont ils se
détachent pour s’accumuler en des zones différentes des lieux de production et former des bancs sédimentaires importants connus sous le nom de
maerl (dérivé du français marle ou marne). Ces fonds, parfois très épais
et très anciens (plusieurs milliers d’années) ne demeurent vivants que dans
leur partie supercielle. Gamétophyte et tétrasporophyte semblables. Repro—
duction très peu fréquente ; conceptacles asexués multipores.
Espèce pérennante à croissance lente (2 mm par an) ; infralittorale ou
circalittorale selon les régions et la transparence des eaux.
Atlantique nord—est (de la Scandinavie au Portugal), Méditerranée.
Confusion possible avec Lithothamnion corallioides Crouan de morphologie comparable mais de couleur rouge orangé ; les deux espèces vivent
en mélange et ne se distinguent que par leurs caractères anatomiques.
Utilisation : le maerl est exploité depuis des temps très anciens sur les
côtes de Bretagne comme amendement calcaire. Cette exploitation, qui s’est
accrue au cours des dernières décennies, conduit inexorablement à la dis—
parition de certains bancs. La protection de certaines zones devrait assurer
la survie des espèces.
Lithothamnion purpureum Crouan (non illustré)
Corallinales, Corallinacées
Etym. : Gr. : branche à allure de pierre
Lat. : pourpre.
=Lithothamnion polymorphum (Linnaeus) Areschoug
=Phymatolz‘thon polymorphum (Linnaeus) Foslie
Espèce anciennement bien connue sous le nom de Lithothamnion polymorphum, qui présente, comme ce nom l’indiquait, une vaste gamme de
133
=Phymatolîthan lenormandîi (Areschoug) Adey
Croûtes rugueuses, très adhérentes au substrat, souvent qualifiées de squamuleuses en raison des nombreuses irrégularités de leur surface ; marge
blanche nette. Tétrasporophytes de couleur gris violet, couverts de con—
ceptacles multipores petits et tabulaires. Gamétophytes de couleur plus
rouge, portant des conceptacles unipores également petits.
Espèce pérennante, photophile, très largement répandue depuis le médio—
littoral jusque dans l’infralittoral ; elle précède Lithophyllum incrustans
dans l’étagement vertical.
Atlantique nord-est (de l’Arctique au Maroc), Atlantique nord-ouest,
Méditerranée, mer Noire.
Peu de confusions possibles lorsque l’espèce est récoltée dans les hauts
niveaux. En profondeur, confusions possibles avec d’autres Lithothamnion
encroûtants dont la distinction nécessite une étude anatomique.
Lithothamnion calcareum (Pallas) Areschoug (fig. 145)
Corallinales, Corallinacées
Etym. : Gr. : branche à allure de pierre
Lat. : riche en chaux.
=Phymatolithon calcareum (Pallas) Adey & Mc Kibbin
Arbuscules libres, ramifiés, fortement calcifiés, de calibre variable (2 à
3 mm), de plusieurs centimètres d’envergure, de couleur bleu violet. Toujours nés de croûtes portées par des graviers ou des coquilles dont ils se
détachent pour s’accumuler en des zones différentes des lieux de production et former des bancs sédimentaires importants connus sous le nom de
maerl (dérivé du français marle ou marne). Ces fonds, parfois très épais
et très anciens (plusieurs milliers d’années) ne demeurent vivants que dans
leur partie supercielle. Gamétophyte et tétrasporophyte semblables. Repro—
duction très peu fréquente ; conceptacles asexués multipores.
Espèce pérennante à croissance lente (2 mm par an) ; infralittorale ou
circalittorale selon les régions et la transparence des eaux.
Atlantique nord—est (de la Scandinavie au Portugal), Méditerranée.
Confusion possible avec Lithothamnion corallioides Crouan de morphologie comparable mais de couleur rouge orangé ; les deux espèces vivent
en mélange et ne se distinguent que par leurs caractères anatomiques.
Utilisation : le maerl est exploité depuis des temps très anciens sur les
côtes de Bretagne comme amendement calcaire. Cette exploitation, qui s’est
accrue au cours des dernières décennies, conduit inexorablement à la dis—
parition de certains bancs. La protection de certaines zones devrait assurer
la survie des espèces.
Lithothamnion purpureum Crouan (non illustré)
Corallinales, Corallinacées
Etym. : Gr. : branche à allure de pierre
Lat. : pourpre.
=Lithothamnion polymorphum (Linnaeus) Areschoug
=Phymatolz‘thon polymorphum (Linnaeus) Foslie
Espèce anciennement bien connue sous le nom de Lithothamnion polymorphum, qui présente, comme ce nom l’indiquait, une vaste gamme de
