,
l
7oo
CHAP. xxxu. _ LES VAISSEAUX SANGUINS.
rait entièrementintermittente sous la seule inuence des Sygtoles ventriculaires, tend à devenir continue par le fait de la
réaction des parois élastiques. Les grosses artères ont donc, par
leur élasticité, le rôle d’appareil régulateur de la circulation
générale.
Contractilité
La coniracliläle', qui est propre aux artères de moyen et de
l
(Pe’iœsar’èmst'
petit calibre, et aux artérioles, a un rôle tout différent; elle
règle les circulations locales, en modiant le calibre des vais—
,
seaux d’une région. Si la tunique moyenne de ces vaisseaux est
contractée, le calibre de l’artère est diminué, l’afux du sang
est moindre dans les capillaires correspondants; il y a anémie
locale; c’est ce qui a lieu sous l’inuence des nerfs vase-con—
%
stricteurs. Si les fibres musculaires de cette tunique moyenne
sont relâcbées, ont perdu leur [anus (voir les traités de Physio—
logie), la pression sanguine dilate ces vaisseaux, le sang passe
plus largement, afne dans les capillaires; il y a byperémie
Ï
locale.
Î
Cas de blessure
Ces propriétés élastiques et contractiles des artères nous
5
d’une artère.
.
._
.
;
expliquent de plus la maniere dont ces vaisseaux se comportent
—
;
lorsqu’ils sont blessés. Une petite incision faite, dans un sens
quelconque, à une artère élastique se transforme aussitôt en
;
un large orice, l’élasticité amenant l’écartement des lèvres de
;
l’incision; c’est ce qui fait le danger des blessures des artères,
:? '
comparativement auxblessures des veines; ces dernières, moins
;
élastiques, peuvent s’affaisser, tandis que
l’artère demeure
;
béante. D’autre part, la contractilité des petites artères et des
;
artérioles permet d’arrêter une bémorrhagie diffuse (non l’hé'
morrhagie résultant de l’ouverture d’une artère, mais celle qui
%
se fait en nappe par les capillaires et les artérioles d’une incl—
Ë
sion des
en mettant enjeu cette contractilité, parexemple
par l’action du froid ou de l’eau chaude, les muscles lisses
-
ayant la propriété de se contracter sous l’inuence des change_
.
'
ments brusques de température.
Ë ,
.
A ces fonctions et propriétés bien dénies des artères du
Ë Tyt?Êî
type élastique, ou grosses
artères plus voisinesdu
et ‘ Î GS
,
°
'
artères du type musculaire, ou moyennes
et petites arteress_l3
E
'
voisines des capillaires, correspond une “structure très l‘ég‘1here;
Ê
nous voulons dire qu’on ne'rencontre guère
d’artères
l
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CHAP. xxxu. _ LES VAISSEAUX SANGUINS.
rait entièrementintermittente sous la seule inuence des Sygtoles ventriculaires, tend à devenir continue par le fait de la
réaction des parois élastiques. Les grosses artères ont donc, par
leur élasticité, le rôle d’appareil régulateur de la circulation
générale.
Contractilité
La coniracliläle', qui est propre aux artères de moyen et de
l
(Pe’iœsar’èmst'
petit calibre, et aux artérioles, a un rôle tout différent; elle
règle les circulations locales, en modiant le calibre des vais—
,
seaux d’une région. Si la tunique moyenne de ces vaisseaux est
contractée, le calibre de l’artère est diminué, l’afux du sang
est moindre dans les capillaires correspondants; il y a anémie
locale; c’est ce qui a lieu sous l’inuence des nerfs vase-con—
%
stricteurs. Si les fibres musculaires de cette tunique moyenne
sont relâcbées, ont perdu leur [anus (voir les traités de Physio—
logie), la pression sanguine dilate ces vaisseaux, le sang passe
plus largement, afne dans les capillaires; il y a byperémie
Ï
locale.
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Cas de blessure
Ces propriétés élastiques et contractiles des artères nous
5
d’une artère.
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expliquent de plus la maniere dont ces vaisseaux se comportent
—
;
lorsqu’ils sont blessés. Une petite incision faite, dans un sens
quelconque, à une artère élastique se transforme aussitôt en
;
un large orice, l’élasticité amenant l’écartement des lèvres de
;
l’incision; c’est ce qui fait le danger des blessures des artères,
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comparativement auxblessures des veines; ces dernières, moins
;
élastiques, peuvent s’affaisser, tandis que
l’artère demeure
;
béante. D’autre part, la contractilité des petites artères et des
;
artérioles permet d’arrêter une bémorrhagie diffuse (non l’hé'
morrhagie résultant de l’ouverture d’une artère, mais celle qui
%
se fait en nappe par les capillaires et les artérioles d’une incl—
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en mettant enjeu cette contractilité, parexemple
par l’action du froid ou de l’eau chaude, les muscles lisses
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ayant la propriété de se contracter sous l’inuence des change_
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ments brusques de température.
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A ces fonctions et propriétés bien dénies des artères du
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type élastique, ou grosses
artères plus voisinesdu
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artères du type musculaire, ou moyennes
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voisines des capillaires, correspond une “structure très l‘ég‘1here;
Ê
nous voulons dire qu’on ne'rencontre guère
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