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CHAP. xxx. _ cteRUe’ns ROUGES, iuäM“eceoBrNE.
dans l’anémie ce chill’re peut tomber a 600 000, à 500 000, et '
Ë
on cite même un cas de M3 000; il s’agit d’affections caracté—
risées par la destruction et la nou—reproduction des globules.
Par contre, dans la période algide du chloléra, on a vu ce chiffre
monter a 6 et même 7 millions; ici évidemment il ne s’agit
pas d’une rapide production de globules, d’un enrichissement
réel du sang en hématies, mais seulement d'une concentration
,
du sang par perte d’eau, et on sait, en etÏet, que le sang du
;
cholérique devient très épais par suite des abondantes évacuations aqueuses de l’intestin.
‘
Valeur
variable
Colorämc'tric des globules. — Pour apprécier la valeur du
Î
desg’°””’°"
sang,
il ne suft pas de faire la numération des globules, de
déterminer leur valeur munc'riquc,‘ il faut encore apprécier
leur qualité, leur valeur /w'mog/obiyzze. En elÎet, selon une
heureuse expression de Malassez, on peut dire que les globules
du sang sont la 77zamzaie respiraloù‘c,‘ or, si la richesse dépend
du nombre de pièces de monnaie, elle dépend aussi de la valeur
'
de ces pièces; et, pour le globule sanguin, la valeur est en
raison de sa teneur en. hémoglobine. Malassez a rapporté le cas
de deux sujets présentant les mêmes symptômes de l’anémie;
tous deux avaient un sang pâle; chez l’un, le sang était même
plus pâle, et cependant la numération montrait chez lui
nombre plus considérable de globules que
chez l’autre. Evi_
-
demment c’est que ces globules, plus nombreux, étaient d’une
valeur colorante moindre. Il. faut donc apprécier la teneur des
;
globules en hémoglobine.
:
cette valeur S’ap—
A cet égard, l’analyse chimique, le dosage direct de l’hé:
:
moglobine dans une quantité donnée de sang, serait le procédG
_
le plus sûr, le plus scientique. Il peut être appliqué
sur les
:_
sujets sains, mais il. demande l’extraction d’une quantité
110—
table de sang; il n’est pas réalisable sur les malades déjà trop
appauvris en substance sanguine. On a donc mis en usage
des
;
'
.
procédés permettant d’opérer avec une seule petite
de
'
—
.
sang, comme pour la numération, et à la rigueur
avec la meme
.
;
,
goutte de sang qui sert à la numération. Les procédes
de
2
_
Malassez et de Hayem sont aujourd’hui classiques;
nous den—
'
nei*ons ici quelques rapides indications sur le procédé {l’/””…"
_
î
:
toc/aromomëlrz‘e de Hayem.
,
'
'
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