NUMÉRATION DES GLOBULES.
647
lieux de l’autre oreille non rasée n’en contient que
5 300 000. Or,
si l’on place l’oreille rasée dans l’eau, au bout d’un quart
.
d’heure les proportions deviennent inverses ; le sang venant de
l’oreille normale continue a donner le nombre de 5 300 000,
alors que
celui de l’oreille rasée et baignée donne seulement
5 000 000; c’est que, dans cette seconde phase de l’expérience,
la dilution du sang a remplacé sa concentration.
L’état de vase-eonstriction
ou
de vase—dilatation d’une Inuence de l’état
.
.
.
,
.
des nerfs vase—
part1e, selon le mode d’act1v1te de ses vase—moteurs, produira
moteurs.
également dans le” nombre des globules des différences qu’on
explique. comme l’a montré Tarchanoff, par
conditions qui
’
amènent une plus ou moins grande condensation du sang.
'
Quand on coupe, selon l’expérience de Cl. Bernard, le sympa—
thique cervical & un lapin, on constate une diminution du
-
nombre des globules dans le sang qui revient de l’oreille cor—
respondante. C’est que dans cette oreille les vaisseaux sont
dilatés (vaso—dilatation paralytique); le sang y coule donc bien
plus rapide et plus abondant sans qu’il s’en évapore davan—
_
tage, puisque la surface d’évaporation n’a pas changé; ce sang
veineux est donc moins concentré par évaporation que celui,
_‘
_
de l’oreille saine, et, par suite, les globules y
sont moins nom—
.
breux que dans le sang veineux de celui—ci; il y
a diminution
'
relative des globules. Ces faits sufsent pour
montrer quelle
réserve il faut apporter dans l’interprétation des résultats
—
'
’
fournis par la numération, et quels soins il faut avoir pour
'
_.
faire ces numérations dans des condilions identiques, en em—-_
‘_
pruntant toujours le sang dans la même région (pulpe du ‘
'
doigt par exemple), si l’on veut avoir des résultats compara—
tifs.
‘
'
‘
'
,
,
En 0pé1‘ant dans ces conditions de précision, on a pu een—. Résultats
stater quelques différences relatives au sexe, à l’âge, a la race;
'
”’°mme""
les globules sont moins nombreux chez la femme (& 900 000)
_
que chez l’homme (5 200 000); chez le jeune enfant, le nour—_
_
-
risson, la moyenne est de 4 000 000 (mais il y
a béaucoup d’hé—:
matoblastes, voir ci—après); chez le vieillard on a trouvé
'
-
'
moyenne de 4 200 000 ; la race jaune (4 300 000) serait moins
‘
riche que les races noire _et— blanche. Mais ce sont Surtout les
-
divers états pathologiques qui donnent des chiffres signicatifs:
_
647
lieux de l’autre oreille non rasée n’en contient que
5 300 000. Or,
si l’on place l’oreille rasée dans l’eau, au bout d’un quart
.
d’heure les proportions deviennent inverses ; le sang venant de
l’oreille normale continue a donner le nombre de 5 300 000,
alors que
celui de l’oreille rasée et baignée donne seulement
5 000 000; c’est que, dans cette seconde phase de l’expérience,
la dilution du sang a remplacé sa concentration.
L’état de vase-eonstriction
ou
de vase—dilatation d’une Inuence de l’état
.
.
.
,
.
des nerfs vase—
part1e, selon le mode d’act1v1te de ses vase—moteurs, produira
moteurs.
également dans le” nombre des globules des différences qu’on
explique. comme l’a montré Tarchanoff, par
conditions qui
’
amènent une plus ou moins grande condensation du sang.
'
Quand on coupe, selon l’expérience de Cl. Bernard, le sympa—
thique cervical & un lapin, on constate une diminution du
-
nombre des globules dans le sang qui revient de l’oreille cor—
respondante. C’est que dans cette oreille les vaisseaux sont
dilatés (vaso—dilatation paralytique); le sang y coule donc bien
plus rapide et plus abondant sans qu’il s’en évapore davan—
_
tage, puisque la surface d’évaporation n’a pas changé; ce sang
veineux est donc moins concentré par évaporation que celui,
_‘
_
de l’oreille saine, et, par suite, les globules y
sont moins nom—
.
breux que dans le sang veineux de celui—ci; il y
a diminution
'
relative des globules. Ces faits sufsent pour
montrer quelle
réserve il faut apporter dans l’interprétation des résultats
—
'
’
fournis par la numération, et quels soins il faut avoir pour
'
_.
faire ces numérations dans des condilions identiques, en em—-_
‘_
pruntant toujours le sang dans la même région (pulpe du ‘
'
doigt par exemple), si l’on veut avoir des résultats compara—
tifs.
‘
'
‘
'
,
,
En 0pé1‘ant dans ces conditions de précision, on a pu een—. Résultats
stater quelques différences relatives au sexe, à l’âge, a la race;
'
”’°mme""
les globules sont moins nombreux chez la femme (& 900 000)
_
que chez l’homme (5 200 000); chez le jeune enfant, le nour—_
_
-
risson, la moyenne est de 4 000 000 (mais il y
a béaucoup d’hé—:
matoblastes, voir ci—après); chez le vieillard on a trouvé
'
-
'
moyenne de 4 200 000 ; la race jaune (4 300 000) serait moins
‘
riche que les races noire _et— blanche. Mais ce sont Surtout les
-
divers états pathologiques qui donnent des chiffres signicatifs:
_
