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CHAP. xxx. _ GLOBULES noUens, HÉMOGLOBlNE.
Mécanisme de
la
de carbone produit la mort. Ce gaz prenant la place de l’oxygène, celui—ci ne peut plus arriver aux tissus, et la mort arrivg
par manque d’oxygène. Dans les rouages multiples de la vie de
l’organisme, rouages dont chacun est représenté par un élément
anatomique particulier, un seul, celui représenté par les héma—
ties, est supprimé alors comme fonctionnement, et il s’ensuit
l’arrêt de tout le mécanisme de la vie.
.
L’étude de la mort par l’oxyde de carbone est donc un des
exemples les plus frappants de cette grande loi formulée par
Les poisons et les
C1. Bernard, a savoir que les poisons n’agissent pas directe—
élémeuts
anato—
,
,
.
.
.
ment sur l ensemble de ] organisme, mais que tel pmson porte
son action sur tel, élément anatomique, tel autre sur un autre
*
élément, et que c’est la mort de cet élément qui amène consé—
,
cutivement celle de l’ensemble. Le globule du sang chargé
d’oxyde de carbone peut être considéré comme mort, puisqu’il
ne fonctionne plus. Le remède le plus rationnel de cet empoi—
sonnement est la transfusion du sang, c’est—ù-dire, après sai—
gnée pour enlever les globules devenus inutiles, l’injection
dans les vaisseaux d’un sang normal, de globules normaux
empruntés à un organisme semblable. On dit d’ordinaire que
l'oxyde de carbone est un poison du sang; ce n’est pas
assez
'
préciser; c’est poison du globale rouge qu’il faut dire. On voit
'
donc bien que,
a propos de la physiologie de l’hématie, nous
ne pouvions négliger de parler de l’afnité de l’hémoglobine
pour l’oxyde de carbone.
Autres afnités de
Nous serons bref au sujet de son afnité pour
le bioæîld6
'
-
”hé‘n"g’°”’ne'
d’azote et pour l’acide eyan/cydriguè. L’hémoglobine
se combine fortement, plus fortement encore qu’avec l’oxyde
de car—
j
bone, avec ces deux gaz. L’hémoglobine oxyazotique
et l’hémo‘
globine cyanhydrique est très stable; toutes deux donnent un
â
spectre très analogue à celui de l’oxyhémoglobine,
et ici encore,
E
_
ce qui est caractéristique, c’est que les agents
réducteurs ne
Ë_
tent pas apparaître la large raie unique de Stokes.
_
f
,
Hémoglobine des muscles; hémocyanine,
etc.
:
Ï
Connaissant les fonctions de l’hémoglobine,
nous
pouvons
;
maintenant mieux comprendre le rôle qu’elle joue
dans les
;
“
.
_
muscles, car nous avons vu (p. 565) que
les bres musculanesÎ
striées sont colorées par de l’hémoglobine qui leur
'
CHAP. xxx. _ GLOBULES noUens, HÉMOGLOBlNE.
Mécanisme de
la
de carbone produit la mort. Ce gaz prenant la place de l’oxygène, celui—ci ne peut plus arriver aux tissus, et la mort arrivg
par manque d’oxygène. Dans les rouages multiples de la vie de
l’organisme, rouages dont chacun est représenté par un élément
anatomique particulier, un seul, celui représenté par les héma—
ties, est supprimé alors comme fonctionnement, et il s’ensuit
l’arrêt de tout le mécanisme de la vie.
.
L’étude de la mort par l’oxyde de carbone est donc un des
exemples les plus frappants de cette grande loi formulée par
Les poisons et les
C1. Bernard, a savoir que les poisons n’agissent pas directe—
élémeuts
anato—
,
,
.
.
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ment sur l ensemble de ] organisme, mais que tel pmson porte
son action sur tel, élément anatomique, tel autre sur un autre
*
élément, et que c’est la mort de cet élément qui amène consé—
,
cutivement celle de l’ensemble. Le globule du sang chargé
d’oxyde de carbone peut être considéré comme mort, puisqu’il
ne fonctionne plus. Le remède le plus rationnel de cet empoi—
sonnement est la transfusion du sang, c’est—ù-dire, après sai—
gnée pour enlever les globules devenus inutiles, l’injection
dans les vaisseaux d’un sang normal, de globules normaux
empruntés à un organisme semblable. On dit d’ordinaire que
l'oxyde de carbone est un poison du sang; ce n’est pas
assez
'
préciser; c’est poison du globale rouge qu’il faut dire. On voit
'
donc bien que,
a propos de la physiologie de l’hématie, nous
ne pouvions négliger de parler de l’afnité de l’hémoglobine
pour l’oxyde de carbone.
Autres afnités de
Nous serons bref au sujet de son afnité pour
le bioæîld6
'
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”hé‘n"g’°”’ne'
d’azote et pour l’acide eyan/cydriguè. L’hémoglobine
se combine fortement, plus fortement encore qu’avec l’oxyde
de car—
j
bone, avec ces deux gaz. L’hémoglobine oxyazotique
et l’hémo‘
globine cyanhydrique est très stable; toutes deux donnent un
â
spectre très analogue à celui de l’oxyhémoglobine,
et ici encore,
E
_
ce qui est caractéristique, c’est que les agents
réducteurs ne
Ë_
tent pas apparaître la large raie unique de Stokes.
_
f
,
Hémoglobine des muscles; hémocyanine,
etc.
:
Ï
Connaissant les fonctions de l’hémoglobine,
nous
pouvons
;
maintenant mieux comprendre le rôle qu’elle joue
dans les
;
“
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muscles, car nous avons vu (p. 565) que
les bres musculanesÎ
striées sont colorées par de l’hémoglobine qui leur
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