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HÉMOGLOBI‘NE ET OXYDE DE CARBONE.
_
639
dans le champ du microscope, obtenir assez nettement le spectre
de ce globule
_
,
Toutes ces expériences microscopiques montrent donc que
le rôle de vecteur de l’oxygène assigné aux globules rouges par Démonstration du
les physiologistes,
à l’aide d’expériences faites sur le sang en
masse, que
ce rôle, disons—nous, peut être contrôlé par l’obser—
vation directe de l’élément anatomique lui—même, ainsi qu’il
est du ressort de l’histologie de le faire.
'
Diverses afnités de l’hémoglobine et des globules
rouges. — Si brièvement que nous devions le faire, nous ne
.
:
saurions nous dispenser de dire ici quelques mots de l’afnité
'
que possède l’hémoglobine et par suite le globule rouge pour
,
d’autres gaz que l’oxygène.
.
L’hémoglobine, comme l’a découvert Claude Bernard en
'
1855, se combine avec l’oxyde de carbone; son afnité pour ce Afnité pour l’ogaz
est mème plus grande que son afnité pour l’oxygène. Cent
Xyde de carbone'
'
grammes d’hémoglobine xent de 459 à 175 centimètres cubes
—
d’oxyde de carbone. L’/zémoglobine oxycarbonéc, ainsi produite,
_
’
est plus stable que l’oxyhémoglobine, c’est—à—dire se laisse moins
facilement dissocier. Ce que nous venons de dire de l’hémoglo—
bine en solution s’applique exactement de même aux globules
rouges, dans le sang en circulation. Il en résulte que
si le milieu
ambiant contient de l’oxyde de carbone, ce gaz,
arrivant au
'
‘
contact du sang dans le poumon, prendra la place de l’oxygène
_
'
_
dans les globules du sang. Le sang artériel sera alors rouge,
,.
_
_
:
mais d’un rouge groseille particulier, et il conservera cette" '
couleur en. traversant les capillaires, car les éléments des tissus
_
‘_
n’ont que faire de l’oxyde de carbone de ce sang,
et du reste, cet
_
.
_
_
oxyde de carbone est trop énergiquement xé sur les globules
-
‘
_
5
pour que rien puisse l’en chasser; le sang
est donc alors dans -
_
î
les veines semblable a ce qu’il était dans les artères.
'
'
…
_
L’examen spectroscopique conrme ces faits et permet de spearoscopie‘aa
caractériser nettement le Sang oxycarboné. Son spectre est
,
,
presque identique à celui de l’hémoglobine oxygénée;
mais ce
'
_
caractéristique, c’est quéce spectre n’est modifié
en“
,
_
'
‘
rien par l’addition d’un agent réducteur, on ne 'peut faire
,
-
aPParaître la raie de réduction de Stokes, ;
.
_
_
'
'Ï
'
011 conçoit donc
mécanisme la respiration
Ï
HÉMOGLOBI‘NE ET OXYDE DE CARBONE.
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dans le champ du microscope, obtenir assez nettement le spectre
de ce globule
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,
Toutes ces expériences microscopiques montrent donc que
le rôle de vecteur de l’oxygène assigné aux globules rouges par Démonstration du
les physiologistes,
à l’aide d’expériences faites sur le sang en
masse, que
ce rôle, disons—nous, peut être contrôlé par l’obser—
vation directe de l’élément anatomique lui—même, ainsi qu’il
est du ressort de l’histologie de le faire.
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Diverses afnités de l’hémoglobine et des globules
rouges. — Si brièvement que nous devions le faire, nous ne
.
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saurions nous dispenser de dire ici quelques mots de l’afnité
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que possède l’hémoglobine et par suite le globule rouge pour
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d’autres gaz que l’oxygène.
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L’hémoglobine, comme l’a découvert Claude Bernard en
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1855, se combine avec l’oxyde de carbone; son afnité pour ce Afnité pour l’ogaz
est mème plus grande que son afnité pour l’oxygène. Cent
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grammes d’hémoglobine xent de 459 à 175 centimètres cubes
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d’oxyde de carbone. L’/zémoglobine oxycarbonéc, ainsi produite,
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est plus stable que l’oxyhémoglobine, c’est—à—dire se laisse moins
facilement dissocier. Ce que nous venons de dire de l’hémoglo—
bine en solution s’applique exactement de même aux globules
rouges, dans le sang en circulation. Il en résulte que
si le milieu
ambiant contient de l’oxyde de carbone, ce gaz,
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contact du sang dans le poumon, prendra la place de l’oxygène
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dans les globules du sang. Le sang artériel sera alors rouge,
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mais d’un rouge groseille particulier, et il conservera cette" '
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n’ont que faire de l’oxyde de carbone de ce sang,
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L’examen spectroscopique conrme ces faits et permet de spearoscopie‘aa
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presque identique à celui de l’hémoglobine oxygénée;
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mécanisme la respiration
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