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GHAP. XXIX. — LE SANG : GLOBULES ROUGES.
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des elïets singuliers (Schultze, Ranvier). En appliquant à la
Expériences parle face inférieure de la préparation, pendant quelques secondes,
un
barreau d’étain chau’é jusque près de sa fusion, on voit
les globules se gonfler, devenir sphériques, puis se fragmenter,
et se réduire en petites boules réunies par des laments;
quelques—uns s’incurvent sur une face de manière à prendre la
forme d’une calotte. Ces faits sont intéressants en ce sens
qu’ils nous montrent; que ces éléments sont formés d’une substance qui est la même dans toute leur étendue, substance
malléable qui se fragmente comme une pâte, et n’est pas renfermée dans une enveloppe spéciale.
Enn, l’eau pure exerce sur les liématies une action propre
a nous éclairer sur leur constitution intime; elle les décolorc.
On voit bientôt d’une part quœ le liquide ambiant est devenu
Action decolorante jaune rougeàtre, tandis que les globules eux—mêmes sont
devenus incolores et apparaissent comme des taches blanches
sur le fond coloré; puis les globules se gontlent et semblent
disparaître; mais ils subsistent. cependant, au moins un certain
temps, car, par l’addition de glycérine, on les voit réapparaitre
sous
la forme de petites masses rétractées, épineuses, irrégu—
lièrement crénelées. L’eau n’avait fait que leur enlever leur
matière colorante. Nous en concluons que les globules sont
formés de deux substances :-l’une qui est une matière colorants,
,
Siroma
hémo—
l’/zémoglolzineg l’autre qui est comme une éponge imbibée de
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cette matière colorante, et qu’on nomme le slroma du globule.
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Pour terminer cette revue des actions exercées sur les glo,
bules par divers agents, nous dirons encore un mot de l’urine
et de la bile. — L’urine conserve assez bien les globules;
c’est
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qu’elle a une densité très voisine de celle du plasma; Hayem
;
…
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rapporte avoir trouvé, dans l’urine diabétique, un des meilleurs
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liquide pour diluer le sang et conserver les globules intacts; …
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c’était une urine de diabétique azoturique, avec une densité.
,
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les
de 1039. — Par contre, la bile agit très énergiquement snT1Qs
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globules; elle les fait d’abord pâlir, puis les dissout tI'èSYIÎÇŒ
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complètement. Ce phénomène, qui paraît dû à l’action des sels
biliaires, nous permet de comprendre l’anémiequi se p10dmt_
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par le fait de l’ictère; la bile, résorbée dans le sang,
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:,
détruire les globules.
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