,
HÉMATIES DE L’HOMME.
619
’
'
veloppe; c’est pourquoi on admet généralement que
les héma—
'
—
ties de l’homme sont formées d’une substance qui est la même
'
m
dans toute leur masse, mais qui est seulement un peu plus
condensée dans la couche la plus périphérique. Nous allons
,
voir que diverses observations conrment cette manière de voir,
'
et nous permettent de dénir la composition de cette substance
_
en apparence homogène ’.
«
La moindre évaporation, la plus légère concentration du
liquide dans lesquels ils sont en suspension, modie la forme et
l’aspect des globules du sang;
ils se ratatinent, et, par rétrac—
_
tion inégale, se montrent hérissés de petites saillies sur leurs
.
bords; on dit alors qu’ils ont pris l’aspecl crénele’ (m, g. 279) Aspect crénelépar
,
_
_
,
,
déshydratation.
ou en
roue d engrenage; cette retract10n, quand elle est por—
tée très loin, les fait paraître épineux, comme un fruit de
.
marron d’Inde (e, f, g. 279). Cet eet est produit par l’ad—
jonction de toute substance qui, concentrant le liquide, est
capable d’enlever de l’eau aux globules, comme le sel marin,
'
le sucre, la glycérine. Pour conserver les globules sans défor—
_
mation, il faut les examiner dans un liquide qui présente exac—.
_
tement la même densité que le plasma du sang; c’est ce qu’on
’
.
_
f
_
nomme un sérum articiel; telle est la solution de sel marin à 7
_
de sel pour 1000 d’eau (9 ou même lO)’, dite solution physiolo—
[
'
gique. Si une légère dessiccationüaltère ainsi la forme des
_'_
hématies, il faut cependant ajouter qu’une dessiccalion brusque
'
_
°
'
et énergique, par exemple en passant la préparation(non cou—
"
" _
verte d’unelan‘1elle) à quelques reprises rapides sur la amme
Ï
)
‘
-
-
.
dune lam 3e a l’alcool xe les lobules en les monuant dans
_
_
‘
;
’
3
.
leur forme.
.‘
'
:
.
Sur les globules, préparés entre lame et lamelle, dans
_
,
le plasma du sang ou dans un sérum articiel, la chaleura
_
,
l. BANViER, Recherches sur les éléments du sang (Arch. de physiologie, 1875).
’
«
_
.
2. « Les solutions de chlorure de sodium, que l’pn emploie le plus générale—‘
-
.
.
,
ment en histologie, en physiologie, comme aussi en clinique depuis quelque
,
…
'
"
temps sous
les nomsde sérums articiels ou de solutions salées physiologiques,
;
«
contiennent environ 7gr. 5 de chlorure de sodium pour 1000 d’eau. Or, en ce qui
'
_
,
regarde
les globules rouges normaux de l’homme, cette solution n’est pas celle
»
'
,
fl_m
les conserve le mieux, ce n’est pas la plus_physiologique.
Les solutions voi—"
.
‘
'
smes
de 10 pour l000 sontcelles qui conservent lemieux les formes et les dimen—
'
'.
'
-_
sions rormales
des globules. »" L. NlALASSEZ, Sur
solutions salées—dites play—_
.
__
szologzques. Société de Biologie, lGmai 4896. "
-
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,
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«1
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condensée dans la couche la plus périphérique. Nous allons
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La moindre évaporation, la plus légère concentration du
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l’aspect des globules du sang;
ils se ratatinent, et, par rétrac—
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jonction de toute substance qui, concentrant le liquide, est
capable d’enlever de l’eau aux globules, comme le sel marin,
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Sur les globules, préparés entre lame et lamelle, dans
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l. BANViER, Recherches sur les éléments du sang (Arch. de physiologie, 1875).
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contiennent environ 7gr. 5 de chlorure de sodium pour 1000 d’eau. Or, en ce qui
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