VIII
PRÉFACE.
nervi nervorum. _, Dans l’édition précédente,j’avais pu et du me
'
homer a une très c0urte indication sur l’hypothèse de l’amihoi‘sme
,
des cellules nerveuses et sur la théorie histologique du sommeil ;
mais depuis cette époque, les nombreuses recherches expérimentales entreprises sur ces questions ont apporté des faits réellement
démonstratifs que j’ai tenu à exposer d’une façon complète. Et
comme ces questions me sontà un certain point personnelles, comme
elles ont été l’objet de recherches particulières dans mon labora—
toire, j’espère qu’on me pardonnera d’étre entré a leur égard dans
des développements relativement étendus, mais qu’en somme le
lecteur sera heureux, je l’espère, de trouver ici.
A part ces deux derniers chapitres, dont je viens d’indiquer le
_
caractère un peu particulier, ce volume est donc, à tous égards, une
œuvre
modeste d’enseignement, et pourrait facilement se passer
de toute préface, d’autant que, fort heureusement, l’histologie est
dégagée aujourd’hui, en France, de toute idée de doctrine exclusive, d’école personnelle, et qu’il n’y a pas lieu de mettre en téte
de ce volume une profession de foi scientique. Et cependant j'ai
-
tenu à placer ici, telles qu’elles étaient dans l’édition précédente,
’
quelques pages d’introduction, dans lesquelles ne sera soulevée
aucune espèce de question générale, mais où je veux simplement
expliquer le point de vue essentiellement didactique auquel je me
"
suis placé en décidant le plan de ce livre et en exécutant les détails
de ce plan; ainsi j’indiquerai les principes qui me guident également
_
dans la pratique de mon enseignement oral.
'
"
Aujourd’hui que la théorie cellulaire
conteste en ana——
tomie, un traité d’histolo'gic ne peut commencer autrement que par
_
une étude générale de la Cellule. C’est coque font, en effet, tous les
auteurs “d’ouvrages de ce genre. Mais il nous semble que cela ne
‘
suft pas. Puisque l’étude générale de la cellule nous fait concevoir
.
.
l’organisme, c’est-à-dire l’être vivant, comme un agrégatamtomique,
,
comme
un composé, une association de cellules et de leurs dérivés,
pourquoi, au lieu d’entrer de suite dans l’étude des divers groupes
_
de cette association, c’est—à—dire des divers tissus, pourquoi ne pas
montrer
d’abord comment se forment ces groupes et cette association, par_ multiplication d’une cellule primitive, l’ovule féconde?
L’histologie aurait donc, comme introduction, l’étude de la féeon—
'
'
dation, de la segmentation, de la formation du blastoderme (mem—
brane germé) et enn des dérivations blastodermiques. C’est en effet
‘
par
Ces notions fondamentales que je fais précéder, chaque année,
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