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CHAP. lil. —— LA CELLULE.
tion celle de cellule (petite chambre videl, mais ce change—
ment de nom ne modiait en rien l’idée fort simple qu’il se
-
’
faisait de la cellule, car pour
lui le /zÏssu cellulaire des végétaux
était morpho]ogiquement comparable à ce que sont des bulles
de savon accumulées et séparées par des cloisons homogènes '.”
Pour Mirhel en effet, les cellules végétales étaient produites
par
un liquide, une sève dite emn/n'mn, laquelle s’épaississait -
'
graduellement puis se creusait de vacuoles, comme de l’eau
savonneuse
qu’on insut'lle. Nous pouvons donc dire que, de
Malpighi'à Mirhel, la cellule est considérée comme une cavité,
circonscrité par une paroi dite 777embraue eel/u/uz're {g. 1, A :
la cellule selon le schéma de î\‘lalpighi).
Mais bientôt les botanistes eux—mêmes s’apnrçurent que
la membrane cellulaire de la cellule de Ë\’lalpighi et Mirbel
n’est qu’une partie squelettique, une (“nivcloiqie qui est a la
'
véritable cellule ce que la coquille est a l‘eseargot qui l’habit«+.
En ett‘eton reconnut que la cellule est réduite a cette enve—
,
.
loppe cellulaire alors seulement qu’elle est Illnric, déconiposifw,
représentée seulement par son S(11‘l(%llltï(‘?Xl.Ôl‘l(ïlll", mais que,
-
_
sur une cellule vivante et complète, celle memln*anc cellulaire
:
est doublée à sa face interne d’une cornehe de substance azotée,
'
-
grauleuse, circonscrivant un espace central plein de liquide.
Utr_icule primor— On donna à cette couche de substance azotée le nom d’utrieu/
dial ;
protoplas—
.
.
,
.
.
.
-
ma.
pmmordml, pour marquer q1.1e c'était la la parla: essmrhellr,
:
réellement vivante, et au liquide qu’elle renferme le nom de
_
liquide cellulaire. Ces faits furent établis, pour les tissus végé—
taux, principalement par le botaniste Schleiden (1838). Hugo—
_'
'
‘
Mob] (en 1848) donna à la substance de l’utricule primordial
'
le
de protoplasma (fermette prima, prolop/nsix), dénomi—
,
nation qui, nous le verrons, a acquis aujourd’hui une impor—
tance si grande. Ajoutons qu’on reconnut que c‘est dans cette
'
couche de protoplasma qu’est placé un petit corps plus
ou
:
moins sphérique, que Fontana avait entrevu dès 1781, et
Î
'
auquel il avait donné le nom de noyau. Ce que Schleidcn avait
?
vu sur.les végétaux, Schwann le retrouva sur un grand nombre
'
j
de cellules des tissus animaux (1839), notamment dans _les carÎ,
_
't. MALùGHI, Anatome plun/urmn,lôïtl,— Muuu-:L (Bn1ssnm; un), Earposuzon
de la
1
,
théorie de l’organisation végétale, Paris, 1820.
*
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