'
-
.
CELLULES PI‘GMENTAIBES.
.
423
.
;
la grenouille que pour le caméléon 1. Le degré de lumière exté—
,
'
,
rieure modie l’état des chromoblastes et par suite la couleur
_
de la peau; sous l’inuence de l’obscurité ou d’un éclairage
'
'
faible, ces éléments rétractent leurs prolongements et la peau
devient plus claire; sous l’inuence des rayons solaires, :les
_
prolongements s’étendent, s’étalent au maximum, forment
__
res
ue une
couche continue de )i0‘ment
et la 3eau devient Leur amiboïsme
b
7
.
.
,
.
est sous
la déplus noue. De plus, les experiences
de Pouchet, Paul Bert,
pendancedusys_
,
-
'
r
t’
"
-”.
Vulpmn, ont montre que ces mouvements des chromoblastes
°m°
nelle…“
Sont régis par le système nerveux, c’est—à—dire qu’il est des
'nerfs, suivant les mêmes trajets que
les vaso—moteurs, mais
qui en sont distincts, et président les uns à la rétraction des
chromoblastes et a la pâleur de la peau, les autres a l’étalement
_
'
-
ou noircissemcnt. Ce sont la des études très intéressantes, qui
'
ont été poussées très loin, mais sur lesquelles nous ne saurions
"
insister. Il en est de 'même des complexus chromoblastiques
qui, chez les mollusques céphalopodes, sont connus sous le
‘
‘nom de c/u‘omalop/zm’05, etdont la constitution et le mode de
_
'
d’ailleurs
discuté, ne sauraient être
-
_î
'
exposés ici.
'
,
"
Les chromoblastes, étant soumis à l’inuence du système ,
_
:
nerveux, doivent recevoir-des terminaisons nerveuses. Depuis‘
Terminaisons
_
.
_
_
,
.
.
nerveuses. ,
'
‘
Leydlg (1813), nombre d’auteurs ont recherche ces term1na1—
f
.
sons, et, selon les idées alors régnantes, avaient cru voir des
,
.
,
bres nerveuses venir se mettre en Continuité de substance avec
_
'
le protoplasma du chromoblaste. Appliquant à cette étude le '
_
procédé de Golgi, qui
bien les ramications nerveuses, .
'
Eberth et Bur”1ge‘2 ont récemment montré que
des brilles ner—
,
"
veuses (cylindres—axes nus) viennent se terminer par des rami—
'
'
,
1. D’après les recherches de Brückc, de Ballowitz et autres,ces mouvements des
_
.
,
chromoblastes ne consistent pas, toujours en une contraction totale du proto—
_
_‘
Plasma, mais en mouvements intra—protoplasmatiques.
Ainsi les changements
de
_
-
_
_
_
couleur de la peau des poissons osseux résultent non de
la rétraction des 'PÏQ“
f ‘
Ï
'
'
_
longements des cellules pigmentaires, mais d’un simple déplacement de leurs
'
_
;
‘
'
'gr&DUIations Pigmentaires qu’abandonnent
les prolongements
de la cellule pOur
'
_
‘
_
_
_
se concentré1“dans le corps cellulaire; les prolongements
décolorés sont'enc0re
_
_
-
‘
Visibles dans leur
situation primitive et présentent une délicate
structure
-
_:
'
brillaire.
.
’
.
_
‘
_
_
_
_
_
._
_
_2. Ennnrn_ et BUNGE, Die Nerven der Clwomatophoren bei Fischen (Arch.1f.
_
_
_—_
_
__
__
:
Mau—. Anat. 1895, tome xxxvr, _p. 370);
_
.
'
:
’
.
._
'_
__
Précédent

- 453/1060

Suivant