f
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CHAP. XVII. — ÉLÉMENTS DU TISSU CONJONCTIF.
’
est reconstitué, mais au—dessous de lui est une fente, occupée
r
par un réseau de bres synaptiques très solidement insérées
aux
faisceaux conjonctifs qui ont été sectiormées; et les cellules conjonctives hypertrophiées qui bordent la plaie envoient
,
de nombreux prolongements qui se confondent avec ces bres.
Rôle
nutritif des
Dans ce réticulum de ti bres synaptiques, on observe la présence d’un grand nombre de leucoeyles po/ynuc/érfs et quelques
…°°S‘
noyaux libres. L’abondance de ces lencocytes, venus par migra—
tion, dans un réticulum synaptique encore dépourvu de vais—
seaux sanguins, donne a penser que les cellules migratrices, en
allant partout où des matériaux nutritifs ne sont pas apportés
directement par la circulation sanguine, viennent compléter
l’œuvre physiologique de la circulation proprement dite. En effet,
dit Ranvie1”, les leucocytes appartiennent essentiellement au
système vasculaire et, comme tels, doivent concourir à la nutrition des organes. Cette proposition est confirmée par l’étude
des plaies de la cornée. Dans les plaies les plus simples, celles
qui résultent par exemple d’une seule incision, les lencocytes
ou cellules migratrices viennent de trés bonne heure prendre
part à l’action réparatrice. On en voit deja un certain nombre
dans les lèvres de la plaie au bout de quatre heures. Quelques.
uns arrivent jusqu’à la surface de section, la dépassent même
7
,
et tombent dans le liquide des larmes. Vingt heures plus tard
,
il y en a un nombre encore plus considérable. A ce moment,
,
'
la solution de continuité est remplie par des cellules épithé, _—
'
liales qui montrent tous les signes d’une suractivité nutritive:
.
elles sont grosses, chargées de sucs, et leurs noyaux
sont volu,'
mineux. Or elles ne peuvent: accomplir ce travail sans être
»
abondamment nourries. Ce ne sont pas des vaisseaux qui peu—
_"
vent leur apporter leur nourriture, puisqu’il n’y en a pas dans
'
la cornée ; ce ne sont pas non plus les canaux du suc, puisqU’
,
n’yen a pas davantage. On pourrait invoquer l’imhil3iti0,'
,'
_
'
mais elle-est évidemment insufsante. Il semble plus simple
.
d’admettre que ce sont les cellules migratrices. Qu’on observe
»
?
‘
ces cellules dans les lèvres d’une plaie par
incision ou dans
.
lc'fond d’une plaie en surface, elles montrent bientôt qu’elles
,
-
,
L._BAnvmn, Du râle physiologique des leucocyles, à propos des pleieS_dÇ ltt ,
'
cornée (Compt. rend. Acad. des sciences, 22 février 4897).
,_
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CHAP. XVII. — ÉLÉMENTS DU TISSU CONJONCTIF.
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est reconstitué, mais au—dessous de lui est une fente, occupée
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par un réseau de bres synaptiques très solidement insérées
aux
faisceaux conjonctifs qui ont été sectiormées; et les cellules conjonctives hypertrophiées qui bordent la plaie envoient
,
de nombreux prolongements qui se confondent avec ces bres.
Rôle
nutritif des
Dans ce réticulum de ti bres synaptiques, on observe la présence d’un grand nombre de leucoeyles po/ynuc/érfs et quelques
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noyaux libres. L’abondance de ces lencocytes, venus par migra—
tion, dans un réticulum synaptique encore dépourvu de vais—
seaux sanguins, donne a penser que les cellules migratrices, en
allant partout où des matériaux nutritifs ne sont pas apportés
directement par la circulation sanguine, viennent compléter
l’œuvre physiologique de la circulation proprement dite. En effet,
dit Ranvie1”, les leucocytes appartiennent essentiellement au
système vasculaire et, comme tels, doivent concourir à la nutrition des organes. Cette proposition est confirmée par l’étude
des plaies de la cornée. Dans les plaies les plus simples, celles
qui résultent par exemple d’une seule incision, les lencocytes
ou cellules migratrices viennent de trés bonne heure prendre
part à l’action réparatrice. On en voit deja un certain nombre
dans les lèvres de la plaie au bout de quatre heures. Quelques.
uns arrivent jusqu’à la surface de section, la dépassent même
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et tombent dans le liquide des larmes. Vingt heures plus tard
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il y en a un nombre encore plus considérable. A ce moment,
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la solution de continuité est remplie par des cellules épithé, _—
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liales qui montrent tous les signes d’une suractivité nutritive:
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elles sont grosses, chargées de sucs, et leurs noyaux
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mineux. Or elles ne peuvent: accomplir ce travail sans être
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vent leur apporter leur nourriture, puisqu’il n’y en a pas dans
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d’admettre que ce sont les cellules migratrices. Qu’on observe
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L._BAnvmn, Du râle physiologique des leucocyles, à propos des pleieS_dÇ ltt ,
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cornée (Compt. rend. Acad. des sciences, 22 février 4897).
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