DÉBIVATIONS MÉSODEBMIQUES.
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l’endoderme et la lame splanchnique du mésoderme, s’anasto—
mosent entre eux en réseaux et forment ainsi, tout au début, une
sorte de quatrième feuillet blastodermique qu’on pourrait nom—
mer le feuillet vasculaire. Mais il n’y a pas lieu de modier la
nomenclature classique du blastoderme & trois feuillets; il nous
suftd’avoir indiqué l’origine réelle des éléments du sang, d’au—
tant que cette origine, bien constatée par nous et divers histolo—
gistes, n’est cependant pas encore admise par tous 1.
Dc'rivalions blaslodermiquos direcies ci indirecles. — Ceci
'
.
nous amèneà faire, en terminant cette étude des origines blas—
_
-
'
,
todermiques, une remarque importante sur certaines variétés
et discordances qu’on peut trouver dans ces origines, selon les
espèces animales, et sur la signication de ces discordances.
:
Nous venons de dire que, bien réellement, chez l’embryon, le
'
sang et les vaisseaux proviennent de. l’endoderme; mais plus
tard, chez le sujet achevé, du sang
et des vaisseaux peuvent
»
,
se développer du mésoderme, et peut—être, déjà chez certains
_
embryons, y a—t—il des formations hémo—vasculaires dans le
mésoderme. Or n’oublions pas que le îmésoderme dérive de
l’endoderme primitif; donc, tout ce qui est d’origine mésoder- ’
mique est, par le fait même, d’origine endodermique. Il peut
se faire que certains éléments qui, dans un-cas, se formeront
'
à part, aux dépens de l’endoderme dénitif, soient, dans d’autres
,
Cas, déjà dérivés de celui—ci par
l’intermédiaire du mé_soderme,
_
,
dans lequel ils sont contenus en puissance, et dont ils se sépa—
rerontseule1hent plus tard. En d’autres termes,les contradictions
qui apparaissent de ce fait qu’un élément dérive tantôt de l’en—
apparentes'
doderme, tantôt du inésoderme, Ces contradictions ne sont
qu’apparentes; dans le premier cas, il y a dérivation endoder—
._
,
mique directe; dans le second cas, dérivation endodermigue indi—
'
,
recto, par l’intermédiaire du mésoderme.
.
'
-
'
,
‘
Nous verrons semblablefnent, à propos
de l’origine des
épithéliums‘des organes des sens, que les uns dérivent direœ
"
_
tement de l’ectoderme, les autres indirectement (la rétine dérive
-
l’ectoderme par l’intermédiaire des parois épithéliales de
_
_
i.'L. VIALLETON, Développement des aortes chez l’embryon de poulet (Journal
-
1’Anat. et de la Physiol., janvier 1892, tome VII, n° 19). —- MATHIAS DUVAL,—
'
Atlas d’embryologie, Paris—, 1889.
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