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PROTOPLASMA ET NOYAU.
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interprétation paraît plus vraisemblable; mais, sans insister sur
'
—
cette question, ces faits, mettent bien en évidence l’association
‘
nécessaire du protoplasn‘1a et du noyau dans les-actes detravail
cellulaire.
Expériences de mérotomie. —— Outre des faits d’obser—
vation, on a pu
faire de véritables expériences sur les orga—
,
nismes monocellulaires (amibes, infusoires, etc.) en les seCtion—
nant de manière à les diviser en deux fragments, dont l’un
-
contient le noyau,
tandis que
l’autre n’est qu’un morceau du
protoplasma, sans noyau (expériences de me'rotmnie : B. Hofer,
Verworn, Balbiani, Le Dantec)“. Quand on divise ainsi une
amibe, le fragment qui contient le noyau
continue à vivre, à
se mouvoir, à se nourrir, et par suite répare sa perte de sub—
stance; mais le fragment dépourvu de noyau, après avoir pré—
senté quelque temps des déformations amiboi‘des, cesse bientôt
‘
de se mouvoir; puis, après un temps plus ou moins long, les
diverses parties de son réseau protoplasmique se séparent les
.
unes des autres, se dissocient, et périssent en se dissolvant dans Sans noyau le prole milieu ambiant. Un. pareil fragment, alors que,
aussitôt
après la mérotomie, il présente encore quelques mouvements,
est incapable d’englober, de digérer et d’assimiler les parti.
cules alimentaires qui flottent dans son voisinage, et si parfois
l’englobement se produit, et la digestion commence, elle s’ar—
rête bientôt, comme si ce protoplasma non nucléé avait utilisé
un reste de suc digestif produit précédemment, en présence du
:
noyau, suc qu’il ne peut renouveler en l’absence de celui—ci.
D’autre part, chez les rhizopodes qui se sécrètent une coquille
calcaire (équivalente d’une membrane cellulaire), après mére—
tomie, les fragments contenant les noyaux sont seuls capables
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de régénérer cette coquille à la surface de la plaie; de même les
'
botanistes ont pu constater que, pour les cellules végétales, les
fragments pourvus d’un noyau sont seuls capables de produire
la membrane de cellulose nécessaire à la fermeture de l’ouver—
ture produite par la mérotomie.
'
r
,
Nous avons vu que, dans le noyau,
la partie essentielle
.
fl. BALBIANI, Recherches‘eæjuirimeniales sur la me”rotomie des infusoires cilie's,
(Recueil zoologique suisse, t. —V, 1888). —- La DANTEC, La matière vivante. Paris,
—
,
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4895 (Encyclopédie des
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