PTÉROPODES.
59
'
‘
des organes de préhension que l’on a généralement
considérés, mais à tort, comme des organes tentaculaires, une cavité buccale grande et protractile a la
manière d’une trompe,
des parties cornées pour la
mastication, une langue volumineuse hérissée de crochets et des glandes salivaires considérables. Leur
estomac, simple et membrane-ux, forme une vaste po- _
che enveloppée de tous côtés, comme dans les Mol—
_
lusques acéphales, par
le foie qui y
verse la bile par
un
grand nombre d’orices.
'
Les seconds ont, au contraire, une cavité
considérablement réduite, dépourvue d’organes de
préhension et de masticatiori, et n’offrant plus qu’un
rudiment de langue et des glandes salivaires à l’état
de vestige; mais, chez ces Ptéropodes , l’œsophage se
dilate à son extrémité en un vaste jabot auquel fait
suite une espèce de gésier armé à l’intérieur de plaques
cornées et tranchantes pour broyer les substances alimentaires. Le foie n’adhère plus à l’estomac, mais
forme, comme dans la plupart des Mollusques cépha'
lès, une masse distincte enveloppée par
les circonvo—
lutions intestinales. Nous avons observé dans plusieurs
de ces Mollusques une vésicule très—allongée dans laquelle viennent se rendre les principaux vaisseaux
biliaires et qui s’ouvre dans l’intestin, non loin“ du
pylore.
"
‘
-
—
'
La position de l’anus, importante Sous le rapport
zoologique, varie “encore dans ces deux groupes.
Ainsi, cet orifice se trouve du côté droit dans tous
les Ptéropodes nus, tandis que,
dans les autres, ilest
Précédent

- 62/665

Suivant