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FONCTIONS DE NUTRITION
L’action sécrétoire du splanchnique sur les surrénales est indépendante
des eets glycosuriques de la piqûre diabétique qui demeure efcace
sur les animaux décapsulés.
Le problème à élucider est de savoir si la sécrétion d’adrénaline par les
—
surrénales est un phénomène continu ou de préciser dans quelles circonstances ce mécanisme intervient.
L’adrénaline contenue dans la médullaire des capsules surrénales
est-elle déversée dans le sang? Joue—t-elle un rôle dans la régulation
—
de la pression sanguine?
La thèse d’une sécrétion continue a été soutenue par Tournade. Par
anastomose vasculaire de la surrénale d’un chien sur la veine jugulaire
d’un second chien préalablement privé de ses capsules surrénales, Tournade a montré que la pression du chien décapsulé s’abaisse chaque fois
que l’on pince l’anast—omose surrénale jugulaire. Il se produit également
une vase—dilatation du rein et de la rate. Sitôt que l’on rétablit l’anasto—
'
.
mose, la pression remonte, et le volume du rein et de la rate diminue.
:
La sécrétion d’adrénaline n’est pas douteuse dans ces conditions expé—
rimentales. Elle est sous la dépendance du système nerveux. La section
.
des nerfs splanchniques du chien normal donneur a les mêmes effets que
.
le pincement de l’anastomose surrénale jugulaire. Tournade conclut à
l’existence d’une sécrétion continue ou adrénalinémie physiologique.
Cannon oppose le fait que l’animal dont les capsules surrénales sont
énervées, par section de leurs nerfs sécrétoires, conserve une pression nor—
male et que l’animal décapsulé lui—même dont le régime de pression constante est abaissé, récupère un régime de pression constante de valeur
normale si on lui injecte de la cortine (principe extrait de la surrénale
'
corticale). Il considère que la sécrétion d’adrénaline observée dans le cas
__
de l’anastomose surrénale jugulaire résulte du traumatisme expérimental
et que les quantités d’adrénaline séc'rétées par la surrénale in situ sont
*
trop faibles pour jouer un rôle. Peut—être aussi la transplantation des
veines surrénales dans le territoire de la veine cave supérieure vient—elle
altérer les conditions du fonctionnement normal. Cannon considère que
-
'
la sécrétion d’adrénaline par les surrénales n’intervient dans le jeu des
_
'
mécanismes régulateurs de la pression que dans des circonstances cri—
'
tiques ou anormales qui menacent la constance du milieu intérieur
_
(homéostasie). C’est aussi l’opinion d’Heymans.
-
Heymans‘ considère le réexe adrénalinO—sécrétoire comme un réexe
.
Ï
déclenché dans les crises d’hypotension. Il le montre par l’expérience
'
_
_
suivante. Le sang d’unchien A irrigue les sinus d’un chien B. La veine ‘
f
surrénale de B se déverse dans la jugulaire d’un chien C.. On déclenche
_
_
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FONCTIONS DE NUTRITION
L’action sécrétoire du splanchnique sur les surrénales est indépendante
des eets glycosuriques de la piqûre diabétique qui demeure efcace
sur les animaux décapsulés.
Le problème à élucider est de savoir si la sécrétion d’adrénaline par les
—
surrénales est un phénomène continu ou de préciser dans quelles circonstances ce mécanisme intervient.
L’adrénaline contenue dans la médullaire des capsules surrénales
est-elle déversée dans le sang? Joue—t-elle un rôle dans la régulation
—
de la pression sanguine?
La thèse d’une sécrétion continue a été soutenue par Tournade. Par
anastomose vasculaire de la surrénale d’un chien sur la veine jugulaire
d’un second chien préalablement privé de ses capsules surrénales, Tournade a montré que la pression du chien décapsulé s’abaisse chaque fois
que l’on pince l’anast—omose surrénale jugulaire. Il se produit également
une vase—dilatation du rein et de la rate. Sitôt que l’on rétablit l’anasto—
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mose, la pression remonte, et le volume du rein et de la rate diminue.
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La sécrétion d’adrénaline n’est pas douteuse dans ces conditions expé—
rimentales. Elle est sous la dépendance du système nerveux. La section
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des nerfs splanchniques du chien normal donneur a les mêmes effets que
.
le pincement de l’anastomose surrénale jugulaire. Tournade conclut à
l’existence d’une sécrétion continue ou adrénalinémie physiologique.
Cannon oppose le fait que l’animal dont les capsules surrénales sont
énervées, par section de leurs nerfs sécrétoires, conserve une pression nor—
male et que l’animal décapsulé lui—même dont le régime de pression constante est abaissé, récupère un régime de pression constante de valeur
normale si on lui injecte de la cortine (principe extrait de la surrénale
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corticale). Il considère que la sécrétion d’adrénaline observée dans le cas
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de l’anastomose surrénale jugulaire résulte du traumatisme expérimental
et que les quantités d’adrénaline séc'rétées par la surrénale in situ sont
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trop faibles pour jouer un rôle. Peut—être aussi la transplantation des
veines surrénales dans le territoire de la veine cave supérieure vient—elle
altérer les conditions du fonctionnement normal. Cannon considère que
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la sécrétion d’adrénaline par les surrénales n’intervient dans le jeu des
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mécanismes régulateurs de la pression que dans des circonstances cri—
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tiques ou anormales qui menacent la constance du milieu intérieur
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(homéostasie). C’est aussi l’opinion d’Heymans.
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Heymans‘ considère le réexe adrénalinO—sécrétoire comme un réexe
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déclenché dans les crises d’hypotension. Il le montre par l’expérience
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suivante. Le sang d’unchien A irrigue les sinus d’un chien B. La veine ‘
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surrénale de B se déverse dans la jugulaire d’un chien C.. On déclenche
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