262
])li
Les phénomènes de lrmomotion des artères s’observæmt sur une artère
supercielle et sinumtse connue l‘artère temporale. Les courbures de
l’artère sont redressées par
le ilot systolique et si l’artère est assez libre
elle semble parcourue pa r un mouvement vermiculaire. C’est une mani—
festation de l’élasticité longitudinale facile a observer expérimentale—
ment sur le bout central d’une artère dénudée, ligaturée et sectionnée.
Ce bout central présente alors un mouvement. d’élengation très percep—
tible a chaque systole.
Poufs artériel. — L’élévation de pression sanguine qui se manifeste dans les artères au cours de chaque révolution cardiaque du fait
de l’irruption de l’ondée ventriculaire dans le système aortique, qui se
traduit sur le tracé du kymographe par les oscillations de premier ordre,
etdont la forme exacte nous est donnée par la méthode piézoélectrique,
est perceptible a la palpation au niveau des artères superficielles, C’est
le phénomène du pouls artériel.
Si l’on explore aVec la pulpe d’un doigt une artère supercielle reposant sur un plan résistant, comme la radiale au niveau du poignet, en
exerçant sur l’artère une pression légère, on ressent une sensation de
'
choc périodique synchrone du choc de la pointe du coeur. Cette sensation
_
de choc est la traduction tactile de l’élément variable d’origine cardiaque
.
de la tension artérielle. Le doigt qui presse la paroi latérale de l’artère
se substitue à la résistance qu’opposait l’élasticité de cette paroi a la dis.
tension. Il subit, comme cette paroi, l’excès de pression du liquide sanguin
qui, a chaque systole, tend à dilater l’artère et il perçoit par le tact cette
impulsion comme une sensation de choc.
Quel est le mécanisme du phénomène du pouls? Il n’a aucun rapport
avec l’écoulement du sang dans l’artère explorée. Le choc ressenti ne
traduit pas
le passage de la masse sanguine sous le doigt mais un ébran—
_Ï
lement rythmique de pression qui naît à la sortie du ventricule au
moment de son évacuation. L’ondée ventriculaire Vient choquer le
contenu aortique et ce choc se propage de proche en proche à la masse
sanguine, comme un phénomène ondulatoire, avec une vitesse qui lui
est propre, indépendante de celle a laquelle la masse sanguine chemine,
et se transmet le long. de l’arbre artériel bien plus rapidement que le
.
sang ne s’écoule.
_
[
Inscription
du pouls artériel. —— Elle est réalisée avec le sphygmo—
graphe direct de Marcy. L’appareil de Marey substitue au doigt explorateur du pouls un bouton maintenu en contact avec l’artère par un
ressort qui exerce une pression réglable. Le bouton actionne un levier du
’Ïtî
])li
Les phénomènes de lrmomotion des artères s’observæmt sur une artère
supercielle et sinumtse connue l‘artère temporale. Les courbures de
l’artère sont redressées par
le ilot systolique et si l’artère est assez libre
elle semble parcourue pa r un mouvement vermiculaire. C’est une mani—
festation de l’élasticité longitudinale facile a observer expérimentale—
ment sur le bout central d’une artère dénudée, ligaturée et sectionnée.
Ce bout central présente alors un mouvement. d’élengation très percep—
tible a chaque systole.
Poufs artériel. — L’élévation de pression sanguine qui se manifeste dans les artères au cours de chaque révolution cardiaque du fait
de l’irruption de l’ondée ventriculaire dans le système aortique, qui se
traduit sur le tracé du kymographe par les oscillations de premier ordre,
etdont la forme exacte nous est donnée par la méthode piézoélectrique,
est perceptible a la palpation au niveau des artères superficielles, C’est
le phénomène du pouls artériel.
Si l’on explore aVec la pulpe d’un doigt une artère supercielle reposant sur un plan résistant, comme la radiale au niveau du poignet, en
exerçant sur l’artère une pression légère, on ressent une sensation de
'
choc périodique synchrone du choc de la pointe du coeur. Cette sensation
_
de choc est la traduction tactile de l’élément variable d’origine cardiaque
.
de la tension artérielle. Le doigt qui presse la paroi latérale de l’artère
se substitue à la résistance qu’opposait l’élasticité de cette paroi a la dis.
tension. Il subit, comme cette paroi, l’excès de pression du liquide sanguin
qui, a chaque systole, tend à dilater l’artère et il perçoit par le tact cette
impulsion comme une sensation de choc.
Quel est le mécanisme du phénomène du pouls? Il n’a aucun rapport
avec l’écoulement du sang dans l’artère explorée. Le choc ressenti ne
traduit pas
le passage de la masse sanguine sous le doigt mais un ébran—
_Ï
lement rythmique de pression qui naît à la sortie du ventricule au
moment de son évacuation. L’ondée ventriculaire Vient choquer le
contenu aortique et ce choc se propage de proche en proche à la masse
sanguine, comme un phénomène ondulatoire, avec une vitesse qui lui
est propre, indépendante de celle a laquelle la masse sanguine chemine,
et se transmet le long. de l’arbre artériel bien plus rapidement que le
.
sang ne s’écoule.
_
[
Inscription
du pouls artériel. —— Elle est réalisée avec le sphygmo—
graphe direct de Marcy. L’appareil de Marey substitue au doigt explorateur du pouls un bouton maintenu en contact avec l’artère par un
ressort qui exerce une pression réglable. Le bouton actionne un levier du
’Ïtî
