LA
SÉCRÉTION PANCRÉATIQ UE
173
__
Les eX‘citants de la sécrétion pancréatique. —— Quels sont
les excitants qui provoquent la sécrétion pancréatique après l’ingestion
d’aliments?
'
a) L’acidité. —— Leuret et Lassaigne reconnaissent, dès 1825,1e rôle
excito—séorét0ire du chyme sur la sécrétion pancréatique. L’application
d’eau vinaigrée sur la muqueuse duodénale détermine l’écoulement de‘
_
pancréatique, de bile et de suc entérique; les deux auteurs admet—
taient que, dans les conditions de la digestion, c’est par son acidité que
_
le chyme gastrique devait provoquer la sécrétion. Cette observation
resta inaperçue. Dolinski devait l’ignorer 10rsqu’ découvrit que l’HCI
du suc gastrique est l’excitant physiologique de la sécrétion pancréa—
tique. Les aliments n’interviennent que dans la mesure où ils suscitent
-
_
-
la sécrétion de suc gastrique; ils n’excitent pas directement la sécrétion
pancréatique, c’est le suc gastrique auquel ils Sont mélangés qui agit
'
_
par son HGI.
'
.
b) Les corps gras et les savons. — Les travaux de l’école de
Pavlov ont montré que les graisses neutres introduites directement dans
.
_
l’estomac provoquent la sécrétion pancréatique; leur action ne s’exerce
pas par l’intermédiaire du suc gastrique, car les graisses inhibent sa
sécrétion; la sécrétion pancréatique s’établit également si on introduit
_
le corps gras directement dans le duodénum par une stule. Les sav0ns.
ont la même action que les graisses. Get eet'excito—sécrétoe des ’
lipides serait dû à l’action des acides gras libérés par la saponication
‘
.
'
_
aux dépens des lipides—; l’action des corps gras se ramène en dénitive
‘
‘
-
à l’aCtion des acides.
.
.
°
’
_
c) Les
psychiques. —— La =sécrétion pancréatique se pr0—
__
duit encore en réponseà_ des excitations psychiques et sensorielles,
—
comme les sécrétiOns
et
La. réalité de cette sécré—
‘
ti6n_pancréatit1ue psyChiquea. est démontrée par l’expérience du repas
'
—
_
Chien porteufà _la—f0ié
d’une
_
_
stule gastrique et d’une
pancréatique
'
_
_.
"s’établit deux
après le début du repas ctif. La sécrétion
.
"
_
_
.
gastrique” n’apparaît quoi plus tardivement (5 minutes après le début du 1
.
’
"
repas_ctif),
dansles périodes de latence des deux sécré_
…
-
'
tions montre que ce n’est pas au passage de suc gastrique dans le duo—
.
_
,
dénum qu’est due la sécrétion pancréatique. L’effet sécrétoire s’obtient
.
;
d’ailleurs après ligature du pylore,—ce qui'exclut toute inuence de‘l’a’ci— . _- —
,
.
.
.
dité gastrique. Il est donc établi que le pancréas réagit'à l’excitant psyl_
.
SÉCRÉTION PANCRÉATIQ UE
173
__
Les eX‘citants de la sécrétion pancréatique. —— Quels sont
les excitants qui provoquent la sécrétion pancréatique après l’ingestion
d’aliments?
'
a) L’acidité. —— Leuret et Lassaigne reconnaissent, dès 1825,1e rôle
excito—séorét0ire du chyme sur la sécrétion pancréatique. L’application
d’eau vinaigrée sur la muqueuse duodénale détermine l’écoulement de‘
_
pancréatique, de bile et de suc entérique; les deux auteurs admet—
taient que, dans les conditions de la digestion, c’est par son acidité que
_
le chyme gastrique devait provoquer la sécrétion. Cette observation
resta inaperçue. Dolinski devait l’ignorer 10rsqu’ découvrit que l’HCI
du suc gastrique est l’excitant physiologique de la sécrétion pancréa—
tique. Les aliments n’interviennent que dans la mesure où ils suscitent
-
_
-
la sécrétion de suc gastrique; ils n’excitent pas directement la sécrétion
pancréatique, c’est le suc gastrique auquel ils Sont mélangés qui agit
'
_
par son HGI.
'
.
b) Les corps gras et les savons. — Les travaux de l’école de
Pavlov ont montré que les graisses neutres introduites directement dans
.
_
l’estomac provoquent la sécrétion pancréatique; leur action ne s’exerce
pas par l’intermédiaire du suc gastrique, car les graisses inhibent sa
sécrétion; la sécrétion pancréatique s’établit également si on introduit
_
le corps gras directement dans le duodénum par une stule. Les sav0ns.
ont la même action que les graisses. Get eet'excito—sécrétoe des ’
lipides serait dû à l’action des acides gras libérés par la saponication
‘
.
'
_
aux dépens des lipides—; l’action des corps gras se ramène en dénitive
‘
‘
-
à l’aCtion des acides.
.
.
°
’
_
c) Les
psychiques. —— La =sécrétion pancréatique se pr0—
__
duit encore en réponseà_ des excitations psychiques et sensorielles,
—
comme les sécrétiOns
et
La. réalité de cette sécré—
‘
ti6n_pancréatit1ue psyChiquea. est démontrée par l’expérience du repas
'
—
_
Chien porteufà _la—f0ié
d’une
_
_
stule gastrique et d’une
pancréatique
'
_
_.
"s’établit deux
après le début du repas ctif. La sécrétion
.
"
_
_
.
gastrique” n’apparaît quoi plus tardivement (5 minutes après le début du 1
.
’
"
repas_ctif),
dansles périodes de latence des deux sécré_
…
-
'
tions montre que ce n’est pas au passage de suc gastrique dans le duo—
.
_
,
dénum qu’est due la sécrétion pancréatique. L’effet sécrétoire s’obtient
.
;
d’ailleurs après ligature du pylore,—ce qui'exclut toute inuence de‘l’a’ci— . _- —
,
.
.
.
dité gastrique. Il est donc établi que le pancréas réagit'à l’excitant psyl_
.
